J'ai écrit ce livre, qu'on peut qualifier aussi de "journal de mon sevrage tabagique" en 2019. Et nous sommes aujourd'hui le 29 mai 2026....
Après bientôt 7 années, je n'ai jamais fumé de nouveau même pas une bouffée. J'ai réussi. Cela a été la meilleure décision de toute ma vie et, sans doute, ma plus grande réussite.
J'étais un très gros fumeur. J'ai stoppé totalement. En passant (je n'étais pas alcoolique mais il m'arrivait de boire comme tout le monde) j'ai également réduit drastiquement tout alcool. Il m'arive à peine de boire une petite bière une fois de temps en temps et pas habituellement... Genre en moyenne 2 par mois... C'est tout.
Si j'ai pu le faire.... Alors vous le pouvez aussi, croyez moi.
Je vous offre maintenant ces mots, "le refus de l'esclavage", en espérant que cela vous aidera...
Courage....
INTRODUCTION
Avant même de commencer à écrire ce recueil, je sais déjà ce que la plupart d'entre vous, lecteurs, va dire : "encore un individu qui cherche à nous vendre quelque chose pour inciter les gens à arrêter de fumer !" ; ou encore: "encore un qui croit que son cas est une généralité" ; ou même: "en voilà un autre qui va nous donner de bons conseils et qui croit avoir la science infuse"...
Je tiens dès lors à détromper le lecteur qui aurait ce type de pensée: il n'en est vraiment rien de tout ça...
Je me contente juste, au cours de mon propre sevrage tabagique, de communiquer l'expérience que je retiens de celui-ci. Et de reporter honnêtement les difficultés et joies que celui-ci me procure. Personne n'est obligé de lire ceci mais celui ou celle que cela intéressera, et éventuellement aidera, sera ma récompense pour avoir écrit tout ceci.
* * *
1. Prélude au réveil
J'avais atteint l'âge de 52 ans quand je me rendis compte, en me retournant, que depuis mes 17 ans, je n'avais jamais vraiment réussi à me séparer de cette odieuse cigarette...
J'avais commencé à fumer à l'adolescence, incité par un copain..
Et puis je voulais alors faire comme les grands, et comme ma mère qui fumait.
Je n'ai jamais pu me débarrasser de cette très vilaine habitude.
Elle a duré 35 ans.
J'ai bien essayé de réduire à plusieurs reprises mais rien n'y a fait.
Au final je continuais toujours à fumer.
Pire: pendant les périodes de "réduction" je m'infligeais mille souffrances, attendant chaque cigarette comme une récompense ultime.... étant insupportable pendant les périodes d'attente, nerveux, et impatient...
Une fois j'ai réussi pendant presque 2 mois à ne plus fumer mais à quel prix !
À l'aide de quelques anxiolytiques légers et de patchs nicotine, j'ai pu tenir à peu près le coup durant cette période..
Sauf que remplacer une addiction par une autre n'est pas la solution à mon sens.
Une fois que les patchs ne suffisaient plus, et que je voulais arrêter les anxiolytiques, je me suis très vite remis à fumer, et peut-être même encore plus qu'avant.
De toute façon rien n'y a fait...
Ma conclusion de ces "ratés", c'est que le fumeur va toujours trouver une excuse pour fumer...
Le moment pour arrêter n'est jamais le bon.
La cigarette va devenir l'excuse pour détendre le fumeur, ou pour le tenir éveillé, ou pour l'aider à rassembler ses idées, ou pour l'aider à tenir le choc face au stress, etc....
En bref le fumeur trouvera toujours une bonne excuse pour avoir "besoin" de sa cigarette.
Et puis lorsque le fumeur va passer des examens médicaux, la peur au ventre, car il sait que le verdict, terrible, peut tomber à n'importe quel moment ; si ce verdict s'avère positif et que le
fumeur n'a rien de grave, il va de suite se remettre à fumer en se disant "tout va bien, on verra demain".
Au final, le fumeur trouvera toujours des excuses pour fumer, quitte à se disputer avec son entourage, se créer des ennuis avec le monde autour de lui, etc.... pour pouvoir satisfaire à sa toxicité et à son addiction, le fumeur, tout comme l'alcoolique ou comme le drogué, sera capable de se séparer de tous les gens qui l'aiment.
Le prix prohibitif des cigarettes ne fait pas reculer le fumeur. Il préfère payer très cher son luxe pour pouvoir s'empoisonner plutôt que de risquer de passer du côté des gens qui ne sentent pas mauvais, car qui ne fument pas/plus...
C'est ainsi qu'à l'âge de 52 ans, j'en arrivais à me demander pourquoi je continuais à m'intoxiquer et à empoisonner mon entourage...
Oui, je fumais toujours à l'extérieur, mais on exhale toujours des odeurs de tabac et de fumée à l'intérieur aussi et donc les autres subissent...
C'est le tabagisme passif. Sans parler de l'haleine pourrie du fumeur...
Liste non exhaustive:
● - les vêtements sont imprégnés de l'odeur de la cigarette,
● - lorsqu'on fume en extérieur, l'odeur infâme vous suit et pénètre par la moindre ouverture (fenêtre, porte, vasistas, etc...)
● - etc...
Je crois que c'est à peu près au moment de mon 52 ème anniversaire que "le dormeur s'est réveillé", et que j'ai pris la décision d'arrêter.
J'ai appelé cette prise de conscience mon "prélude au réveil"...
* * *
2. La décision
C'est en abordant l'été 2019 par une opération programmée du genou, et l'angoisse que suscitait en moi cette première intervention chirurgicale sous anesthésie générale, que je devais en arriver à prendre la décision d'arrêter de fumer.
Pourtant il n'y a aucun rapport entre ces deux points.
J'oserai même dire qu'il eu fallut que j'arrête de fumer avant l'opération pour optimiser mes chances que celle-ci se déroule bien.. et pour garantir une meilleure cicatrisation.
Je n'avais pas décidé d'arrêter de fumer avant l'opération et je ne l'ai donc pas fait.
Car je crois que, pour pouvoir arrêter de fumer dans de très bonnes conditions, il faut impérativement que cette décision vienne de soi, et soit accompagnée d'une motivation sans faille.
Peu importe le moment et les circonstances, pourvu que la décision vienne du fond du coeur.
J'ai ainsi des membres de ma famille qui ont arrêté de fumer en s'aidant de divers conseils extérieurs dont, par exemple, le livre de Allenn CARR ("arrêter de fumer en fait c'est facile").
Je fais juste une petite parenthèse sur cet ouvrage :
Sans être le livre du siècle, cet auteur, qui est maintenant décédé, prodigue des vérités sur le tabagisme et sur ses conséquences qui permettent de bien mieux comprendre la chose.
Je l'ai moi-même lu il y a quelques années et je ne peux qu'encourager tous les futurs candidats au sevrage tabagique à le lire. Et même à le relire...
Ce livre reste à mes côtés pendant mon sevrage et j'en lis de nouveau des passages pour me motiver encore.. quand le besoin s'en fait sentir.
Donc de nombreux membres de ma famille ont arrêtés de fumer de diverses façons...
Le seul point commun qui est le leur, c'est de l'avoir fait subitement et sans aucun substitut médicamenteux ou/et nicotinique.
Il en va de même pour des connaissances à moi ainsi que des collègues de travail.
Tous ces gens ont su se libérer de l'esclavage à la cigarette.
Tous ceux et celles qui ont réussi, de mon entourage passé ou présent, sont des personnes ayant arrêté sans substituts ni médicaments, sans aide ni autre hypnose ...
Ce triste constat m'a rendu jaloux, il m'a également donné une forte motivation.
Après mon opération et une fois les deux premières semaines de ré apprentissage à la marche passées, j'ai entrepris de trouver la date la plus favorable au sein de mon planning.
Je l'ai arrêtée finalement en début de semaine et en milieu de journée.
Ma soeur m'avait toujours dit qu'il valait mieux arrêter en milieu de journée car le fait de stopper la cigarette après la nuit de sommeil était plus difficile.
Le jour de l'arrêt donc j'allais passer de 30 cigarettes à rien du tout.
Et cela sans aucun substitut ou aide quelconque.
Je reste persuadé que le fait de fumer la cigarette électronique, même si on n'y mets pas de nicotine, entretient le geste du fumeur et donc entretient au final l'addiction au risque de replonger à n'importe quel moment.
C'est encore pire lorsqu'il y a de la nicotine dans le produit.
Car la nicotine a beau être le seul produit qui n'est pas toxique dans la cigarette, c'est également elle qui crée la première addiction.
Je passe sur les patchs, les médicaments et autres substitut nicotiniques ou anxiolytiques, qui n'apportent finalement rien d'autre que de l'argent aux différents fabricant et vendeurs de ces produits, ainsi qu'aux laboratoire pharmaceutiques ou para-pharmaceutiques.
Je persiste donc à dire que si on doit arrêter, c'est seul, et sans autre aide que la compréhension des siens.
Ce n'est peut-être pas facile mais il y a aussi une chose qui mérite réflexion : fumer est-il naturel?
Évidemment la réponse est non.
Et non seulement ce n'est pas naturel, mais c'est en plus dangereux et coûteux.
En me lisant un peu plus loin, vous constaterez les différentes améliorations depuis que j'ai arrêté de fumer.
Les chapitres suivants, à venir, vous diront comment j'ai géré les jours , les semaines, les mois suivants....
* * *
3. Le début d'une nouvelle vie
La veille de mon arrêt du tabac j'ai eu une soirée compliquée, ponctuée de disputes avec les membres de ma famille et entre eux.
Autant dire que j'ai failli reporter la date de mon arrêt..
Mais je me suis alors dit qu'aucune date ne conviendrait et qu'il y aurait toujours quelque chose pour motiver un report.
J'ai donc finalement maintenu ma décision et le lendemain à 11h15 je fumais ma dernière cigarette.
La grande aventure a commencé à cet instant et, si vous souhaitez la lire, sachez qu'elle ne vous donnera aucune facilité pour arrêter de fumer, mais qu'elle se contentera de vous dire la vérité sur ce que j'ai vécu.
C'est pourquoi, sur les prochains chapitres, je vous rendrai compte des évolutions de la situation.
C'est aussi la raison pour laquelle ce livre ne sera pas terminé demain ni après-demain, mais dans relativement longtemps, lorsque j'aurai mis suffisamment de temps entre mon sevrage pour devenir non fumeur et que j'estimerai que j'ai presque gagné la guerre contre cet esclavage.
Au fait pourquoi est-ce que j'appelle cela de l'esclavage ?
Parce que :
● - on a besoin de s'acheter des cigarettes qui coûtent un prix fou et on ne peut pas s'en passer. C'est du moins ce que l'on croit.
● - on a besoin de fumer du matin au soir et on est prêt pour cela à s'extraire de toute discussion ou de tout instant en famille pour s'accorder une parenthèse tabagique.
● - on est prêt à s'isoler professionnellement et personnellement pour pouvoir fumer.
● - on est à l'affût des lieux publics où il est interdit de fumer et lors de voyages, on est inquiet de devoir se retenir pendant plusieurs heures.
● - on a toujours mauvaise haleine quoi qu'on fasse.
● - on tousse le matin et parfois même la journée.
● - on a la voix rauque.
● - on a le teint pâle et blafard.
● - on est prêt à se disputer pour sa dose de nicotine.
● - on est prêt à exposer les membres de sa famille à un tabagisme passif pour pouvoir égoïstement fumer.
● - on paye son tabac pour risquer d'avoir au final des maladies très graves et mortelles.
● - les horribles images sur les paquets de cigarettes ne nous découragent même pas.
● - les augmentations fréquentes du prix du tabac ne nous font pas reculer non plus.
● - etc....
C'est pour cela que j'appelle le tabagisme de l'esclavage.
Depuis que j'ai arrêté il y a maintenant bientôt une semaine, je me sens plus libre, j'ai plus de temps pour moi, j'ai plus de temps pour ma famille, je tousse moins, je respire mieux, et finalement je vis mieux...
Je participe à des discussions sur les réseaux sociaux ou encore des groupes de paroles, mais je crois important de partager mon expérience en temps réel avec des lecteurs avisés comme vous... en plus.
Plus on en parle, plus on partage, plus on exulte, et plus on vide son stress...
Car l'arrêt de la cigarette est très difficile et que le fumeur est très fragile.
Je n'ignore rien du danger de rechute mais je suis réellement très motivé.
Je lutte toute la journée depuis que j'ai arrêté pour ne jamais recommencer, ne jamais faillir, ne jamais faiblir, et toujours réussir.
Sur le groupe de parole tabac info Service Facebook, j'avais dit modestement que cela ne faisait que 6 jours que j'avais arrêté.
L'un des modérateurs m'a dit que cela faisait déjà 6 jours et que ça change tout.
Tout est dans la psychologie.
"Le tabac c'est tabou on en viendra tous à bout".
Cette maxime est tellement vraie.
Je vous exhorte à vous armer de toute votre volonté et à faire comme moi, si vous en ressentez le besoin : parlez, partagez, expliquez, écrivez, chantez, etc..., et surtout ne vous cachez pas.
Même si vous devez rechuter, ne le cachez à personne: Il vaut mieux avouer que vous avez fait un faux pas à votre entourage que de vous cacher et de vous enfermer dans le mensonge en plus de l'addiction.
Mais si vous le pouvez, résistez et faites comme moi et comme d'autres avant moi : soyez forts, soyez très forts, soyez gagnants...
Refusez l'esclavage !
Ce jour-là donc je me lève vers 8h du matin. C'est un mardi. je bois mon café accompagnée de ma première cigarette du jour.
Un peu plus tard dans la matinée, vers 10h, je vais fumer une seconde cigarette.
Et puis à 11h31... J'allume ma toute dernière cigarette.
Une fois que je l'écrase je sais que je n'en ai plus.
Mais je sais que je peux très bien, si je le souhaite, aller au bureau de tabac qui est proche de mon domicile.
J'ai aussi sur le buffet ma cigarette électronique et plus de 9 flacons de produit saveur vanille avec de la nicotine.
Cet appareil, je l'avais acheté il y a 2 ans, mais je m'en suis servi relativement peu étant donné que je fumais encore, même si un peu moins, lorsque je l'utilisai.
Je pense de toute façon que tous les substituts nicotiniques, que ce soient des médicaments ou bien des produits tels la cigarette électronique, les patchs, etc... sont un autre moyen d'inciter les gens à acheter des produits addictifs et d'enrichir les industries pharmaceutiques et tabacologiques.
Car dans notre société, c'est très impitoyable et pour vendre, on est prêt à mettre votre santé en jeu.
Le comble dans tout ça, c'est qu'on va profiter du fumeur et de sa détresse pour lui vendre d'autres produits, tout aussi nocifs pour sa santé finalement, au risque de ne rien résoudre du tout...
Pour ma part donc, j'avais décidé ce mardi là d'arrêter sans rien d'autre que ma volonté et l'empathie des miens.
Les premières heures ont été relativement acceptables...
Le manque c'est bien fait sentir mais avec modération.
Ce soir là, je me suis couché dans un état proche de la normale.
Le mercredi matin quand je me suis levé ça allait déjà beaucoup moins bien.
Le premier effet de l'arrêt de la cigarette sur ma personne était plutôt surprenant, inattendu.
Mais il était pourtant logique au fond.
On sait que la cigarette est un excitant rempli d'arsenic et de nicotine ainsi que d'autres produits tout à fait toxiques.
Effectivement, comme j'en étais privé, je me trouvais dans un état plus calme que d'habitude.
Le revers de la médaille, c'est que par contre, toute ma volonté étant dirigée sur l'arrêt de la cigarette et sur la lutte pour tenir bon: je n'avais plus aucune patience.
Pendant les 3 jours qui ont suivi j'ai mené la vie dure à mon épouse et à mes enfants à mon corps défendant.
J'étais tout à fait incapable de me maîtriser et donc je piquais des colères à la moindre contrariété, totalement disproportionnées..
À plusieurs reprises au cours des journées de cette semaine écoulée j'ai subi les assauts du manque de cigarette.
C'est une sensation où on a l'impression que tout bourdonne et qu'on est dans du coton et où on a une envie irrépressible de fumer.
Dans ces moments-là il faut impérativement lutter et surtout il ne faut pas céder.
Certains vous disent que ça dure peu de temps...
Je peux vous assurer que c'est faux et que ça peut durer jusqu'à 1h par moments... voire plus.
De même, il arrive que ça reparte et que ça revienne très vite, trop vite même.
Mais c'est supportable quand on a une volonté de fer.
Il faut également lutter contre l'envie de manger pour remplacer la cigarette.
Il ne faut pas non plus compenser par boire de l'alcool.
Il faut rester égal à ce qu'on était.
J'ai installé l'application tabac info Service.
C'est une application officielle, qui est ludique, qui calcule combien d'argent vous avez gagné depuis l'arrêt, qui vous donne de bons conseils, et qui vous permet de tenir bon.
Je me suis mis à discuter avec des gens sur Facebook dans des groupes dédié à ce type de sevrage.
Je me suis mis à écrire sur le site Whattpad.
Je me suis mis également à lire de nouveau.
J'écoute de la musique.
Je m'adonne à la photographie.
Je m'intéresse à plein de choses.
En bref je m'occupe l'esprit autant que je peux.
Depuis le quatrième jour j'ai repris mon self-contrôle.
Je suis toujours plus calme qu'avant mais par contre j'ai de nouveau ma patience.
Je ne pourrit donc plus trop la vie de mon entourage.
Du coup ces gens-là m'aident...
La cigarette me manque toujours et je ne crois pas que mes envies de fumer aient vraiment diminué.
Cependant je suis convaincu qu'en fait la cigarette n'est qu'un leurre et que c'est quelque chose de dégoûtant.
Ma volonté de fer n'a pas changé : je tiens bon.
Selon tabac info Service, au bout de 2 jours, mon sang est débarrassé du monoxyde de carbone de la cigarette et donc la circulation de l'oxygène dans mon corps est déjà meilleure.
Au bout de 3 jours, moins d'essoufflement, et ma respiration serait devenue meilleure.
Pour ma part je ne me suis pas rendu compte vraiment de ça.
Mes proches, par contre, ont remarqué que ma voix était moins rauque déjà, et que je toussais beaucoup moins voire presque plus du tout.
Le bilan de cette première semaine c'est que la difficulté est grande mais qu'elle est tout à fait gérable.
Comme le dit l'adage, "à coeur vaillant rien d'impossible".
Demain cela fera donc 7 jours que j'ai arrêté de fumer.
Demain, j'aurai gagné la bataille de la première semaine de sevrage.
Et vous ?
* * *
4. Une première victoire
Voilà nous y sommes: une semaine sans tabagisme...
C'est aujourd'hui que j'attaque ma deuxième semaine après l'arrêt du tabac.
Pour ma part, j'ai choisi la solution du tout ou rien, et j'ai donc cessé tout d'un coup.
Je ne voyais pas l'utilité de m'imposer une souffrance plus longue en réduisant ma consommation, ou en utilisant des substituts ou encore des médicaments...
Puisque, de toute façon, c'est l'arrêt total qui est visé au final.
Alors autant trancher une bonne fois dans le vif.
Pourtant, la première semaine, comme je vous l'ai expliqué dans le chapitre précédent, a été relativement compliquée, en particulier au début car pendant quelques jours j'ai été plus qu'insupportable pour mon entourage.
Au début de cette seconde semaine je suis plus calme.
L'envie de fumer est moins forte même si elle persiste évidemment. Je ne pensais pas que ça s'arrêterait comme ça.
Pour vous dire franchement je me suis préparé à avoir envie de fumer tout au long de ma vie à venir.
Et donc à lutter pour résister à cette envie.
En une semaine j'ai déjà économisé quasiment 100 €.
Je tousse beaucoup moins et je me sens mieux.
Mes proches trouvent ma voix moins rauque et je sens que j'ai plus de souffle.
Dans la rue je fais exprès de m'approcher des fumeurs pour bien résister à l'envie.
Et je me surprends à plaindre ces pauvres gens car je trouve maintenant l'odeur assez désagréable.
Non, je crois que je n'ai plus envie de fumer, mais que seule l'addiction me rappelle à l'ordre de temps en temps.
Cet ouvrage sera donc désormais consacré, au gré de mes envies et de mes désirs, à mon sevrage nicotinique dans le temps.
Ainsi, pour aider lecteur dans sa démarche, je ferai un nouveau chapitre à chaque fois que j'en éprouverai le besoin, selon mon humeur, mes besoins, mes désirs, mes réussites et échecs du moment ; liés à ce sevrage tabagique et nicotinique.
* * *
5. La rébellion du maître
La cigarette est effectivement comparable au maître d'un esclave.
Cet ensemble de produits toxiques, qui nous soumet à son addiction, ne peut être comparé qu'à cela pour nous réduire à un esclavage aussi puissant et dangereux.
Pour rappel, les cigarettes, cigares, tabac, etc.... contiennent le plus souvent de l'arsenic, divers produits cancérigènes, du goudron, etc....
Au final le seul produit non toxique est la nicotine...... Mais c'est aussi lui qui provoque l'addiction.
Depuis hier, je ressens, en plus du manque, des petits problèmes physiques... Un peu de toux sèche, et quelques douleurs pulmonaires.
C'est d'ailleurs nouveau une toux sèche.
Lorsque je fumais elle était grasse et accompagnée de crachats.
Mais heureusement pour moi je sais exactement de quoi il s'agit.
C'est tout simplement mon corps qui commence à se nettoyer de toutes ces années de tabagisme.
Je suis toujours armé de ma plus féroce volonté mais également méfiant et sur mes gardes.
C'est aussi ça que je conseille à tous les lecteurs de ce livre : ne baissez pas la garde !
Si vous rencontrez des non-fumeurs qui ont fumé dans le passé et arrêté, sachez que leur lutte contre le tabagisme n'a jamais cessé et qu'elle demeure quotidienne, quoiqu'ils disent.
Toutes les situations de la vie sont susceptibles de provoquer une féroce envie de fumer.
Lorsque cela se produit, il faut juste se remémorer les difficultés qu'on a eût pour arrêter, et les raisons pour lesquelles on a décidé de cesser de s'intoxiquer.
Il me faut surtout jamais en reprendre, même pas une, même pas une taf, ni bouffée.
Tout plutôt que ça.
Il faut se rappeler dans ces moments-là que la cigarette pue, contamine votre corps, votre teint,
votre respiration, vos organes.
Elle vous réduit au final à un esclavage coûteux et dangereux.
Fumer de nouveau serait une catastrophe.
Autant jouer à la roulette Russe!!!
À la moindre taf, à la moindre bouffée, à la moindre cigarette, c'est toute l'addiction qui revient.
Il est fondamental de se méfier de la cigarette comme d'un animal extrêmement dangereux qu'on est incapable de maîtriser.
Car c'est un poison qui est aussi dangereux par son côté insidieux que son côté toxique.
Si je connais beaucoup de gens qui ont réussi à arrêter de fumer définitivement, j'en connais aussi beaucoup qui ont repris après plusieurs jours, semaine, mois, voire des années d'arrêt....
Et à chaque fois le constat est le même: ils n'ont que des regrets d'avoir cédé ne serait-ce qu'une fois, et du coup, d'avoir replongé dans l'esclavage.
Lorsque vous arrêtez de fumer, vous entrez dans le monde des repentis.
Il faut comparer ça aux alcooliques, qui ne consomment plus d'alcool du tout de toute leur vie...
Afin d'éviter de replonger...
Il faut également comparer cela aux toxicomanes divers à, par exemple, la cocaïne, l'héroïne etc....
Une fois qu'ils ont réussi à s'en sortir, en reprendre ne serait-ce qu'un tout petit peu suffit à les faire complètement replonger..
Ce sont aussi des esclaves de leurs produits...
Et lorsque les esclaves se rebellent et obtiennent leur indépendance et affranchissement, comme pour l'esclavage humain en son temps, les maîtres ne se laissent pas faire.
Lorsque le maître se rend compte que l'esclave lui échappe, il entreprend tout et n'importe quoi pour le récupérer.
La nicotine, la cigarette, la drogue, l'alcool, c'est exactement la même chose.
Lorsque vous arrêtez, ce produit qui est votre maître, ne veut pas se laisser faire si facilement..
Et c'est aux prix d'une guerre de tous les jours et de tous les instants, tout au long du reste de votre vie, que vous pourrez maintenir ces odieux personnages à distance.
Il faut comparer le produit auquel vous êtes addict à un ennemi qui vous veut du mal et qui souhaite votre mort, dans d'affreuses souffrances préalables.
Lorsque vous réussissez à vous défaire de votre addiction, le maître qui est le produit se rebelle.
Tous les moyens seront bons pour vous attirer à nouveau dans ses filets.
C'est la rébellion du maître.
Automatiquement, lorsque l'on a envie de fumer, on pense à une "bonne cigarette", mais en fait elle est dégueulasse !!!
On pense à l'effet "tête qui tourne" quand on va la fumer...
Il durera quelques instants pour relancer l'addiction....
Cela n'en vaut vraiment pas la peine!!!
On pense au bonheur de fumer mais en fait, si on fume, on va de nouveau tousser, mal respirer, avoir le teint jaune, vivre dans l'attente de la prochaine cigarette, puer de la bouche, etc....
En plus, on va y larguer ses finances et nourrir l'Etat qui se sucre allègrement à coup de taxes au prétexte de pousser les gens à arrêter.
Cela, en passant, et sans faire de politique, est aussi un très grand mensonge: le prix des cigarettes, aussi élevé qu'il soit, ne décourage pas les fumeurs qui sont prêts à se ruiner pour satisfaire leur addiction...
C'est juste un moyen de remplir les caisses de l'Etat.
La liste des "profiteurs du tabagisme" est longue, très longue:
● - Les industries du tabac, qui s'enrichissent sur le cancer, les infarctus et autres AVC des pauvres
fumeurs ;
● - Les industries pharmaceutiques et para pharmaceutiques (pour ce qui est des substituts
nicotiniques, médicaments anxiolytiques etc...),
● - Les fabriquants de cigarettes électroniques, etc....
Tous ces intervenants, pour s'enrichir, mentent aux fumeurs, pauvres fous victimes de leur drogue, en leur faisant croire qu'on va les débarrasser ainsi de leur addiction...
Il en va de même pour les hypnotiseurs et autres marabouts et acupuncteurs...
Non pas que j'en ai après les médecins tabacologues et tous ces autres intervenants.
Certains sont certainement de bonne foi.
Mais croyez moi, le seul remède au tabagisme, comme pour toutes les drogues et addictions comme l'alcool, les médicaments, etc..... c'est la volonté !!!
Alors rebellez vous contre les maîtres des addictions.
Aujourd'hui, le tabac, c'est tabou, on en viendra tous à bout!!!
Courage, hauts les coeurs, refusez l'esclavage de la cigarette !!!
* * *
6. Les raisons de refuser l'esclavage
Entre hier et aujourd'hui, qui sont respectivement le 9 ème et le 10 ème jour depuis que j'ai stoppé la cigarette net, j'ai ressenti beaucoup de manque.
J'en ai même ressenti plus, je crois, qu'avant, et c'était la même force que durant les deux trois premiers jours...
Pourtant tout le monde sait bien que la nicotine est quasiment évacuée du corps au bout de 3 jours.
Les addictions à la nicotine s'en vont quasiment tout aussi vite.
Le produit en lui-même, qui n'est même pas toxique, apporte un peu de bonheur au cerveau en stimulant l'hormone du plaisir, de la récompense.
C'est cela qui est addictif physiquement.
On peut facilement s'en passer.
La prochaine étape c'est la "purge" totale de la nicotine dans le sang au bout d'environ 3 semaines...
Le problème c'est la dépendance psychologique.
C'est celle-là qui fait beaucoup souffrir et pendant très longtemps.
C'est celle-là qui vous pousse à vouloir fumer et qui vous empêche d'arrêter.
Les différents grands groupes de tabac se frottent les mains, car vous leur faites gagner des millions et des milliards tous les jours.
Mon expérience de fumeur me permet de constater qu'en fait je n'ai jamais aimé fumer.
Quand j'y ai goûté la première fois, c'est ma mère qui m'avait fait prendre une bouffée de sa cigarette, en vue de m'en dégoûter.
Je devais avoir 13 ans et effectivement, j'ai toussé et craché, ce qui m'a rendu méfiant vis-à-vis de la cigarette.
Ce n'est que plus tard, vers 17 ans et demi, qu'un copain m'a poussé à goûter une cigarette.
Le comble dans tout ça, c'est que lui était un gros fumeur, et que 3 ans après, il avait arrêté.
Je sais que la première cigarette qu'il m'a offert m'a dégoûté quasiment sur toute la longueur.
Seul plaisir : juste la sensation de la tête qui tourne (qui s'approche un peu de l'ivresse).
Je ne l'ai ressenti que cette fois-là, et à de rares occasions ensuite, lorsque je fumais une cigarette après un long moment de retenue, où le matin.
Mais pour ces quelques secondes de plaisir fugace, j'ai eu les symptômes suivants tout au long de ma vie : mauvaise haleine, crachats, toux grasse, teint blafard, odeur résiduelle sur le corps
désagréable pour les autres, insomnies, stress, fatigue, symptômes de manque régulier, ...
Pire, le fumeur n'est plus du tout quelqu'un de socialement intégré, bien au contraire.
Fumer pouvait, il y a environ 50 ans, donner l'impression qu'on était un homme ou pour une femme qu'on était dans le vent.
Aujourd'hui le fumeur est isolé dans son addiction.
Il doit s'exclure pour pouvoir aller satisfaire son addiction coupable.
Il se sent en permanence coupable, et ne peut participer à des sorties ou des invitations dans des lieux publics sans risquer de gêner les autres, ou sans mourir d'envie d'aller fumer sa cigarette, tout en sachant qu'il va falloir qu'il se mette lui-même à part pour y arriver.
Il va se dépouiller de son argent et de sa santé, ainsi que de son bien-être, tout ça pour s'envoyer une cigarette, pauvre esclave du tabac qu'il est devenu !
J'ai en mémoire tous les ennuis professionnel que la cigarette à pu me causer.
Également tous les ennuis personnels et rencontres avortées en raison de mon addiction.
Je serais curieux de savoir combien de filles je n'ai pas pu conquérir à cause du tabac...
Combien de filles n'ont pas voulu de moi parce que je sentais la cigarette et que mon haleine était celle d'un phoque à cause de la cigarette....?
Combien d'amitiés ne se sont jamais réalisées parce que les gens étaient gênés par mon odeur de cigarette?
Que m'a apporté la cigarette ?
Uniquement des ennuis, des problèmes, du stress, de l'addiction, de l'esclavage, une impression de ne pas être maître de mon destin, ce qui est en grande partie à l'origine de mon manque chronique de confiance en moi.
En gros la cigarette coûte cher, détruit la santé, mais empêche aussi le pauvre fumeur de profiter normalement de sa vie.
Les non-fumeurs n'envient absolument pas ceux qui fument.
Ils mènent une vie normale et profitent normalement de leur capital santé et de leurs sous.
Fumer n'est pas un besoin naturel.
C'est pour ça d'ailleurs que les non fumeurs n'en éprouvent ni le besoin, ni l'envie.
Au fond être fumeur c'est être à la fois esclave de n'importe quoi, et n'en retirer aucun bénéfice, aucun bien-être, aucun avantage, bien au contraire, de n'en avoir que des inconvénients, des problèmes, et des difficultés démultipliées...
J'espère m'être bien fait comprendre en vous disant que vous n'avez rien à gagner à continuer ou à commencer de fumer.
C'est même tout le contraire, vous avez tout à y perdre.
Comprenez bien que, si lorsque vous prenez votre première cigarette vous toussez, c'est que votre corps vous averti que vous absorbez des produits dangereux, du poison, et que, si vous passez outre, vous prenez tous les risques...
Arrêtez de penser que la cigarette détend...
Bien au contraire, elle ne détend rien du tout, et elle se contente de stimuler, par l'action neuro chimique de la nicotine, l'apport du cerveau en dopamine.
La dopamine renforce les actions habituellement bénéfiques telles que manger un aliment aimé en provoquant la sensation de plaisir, ce qui active ainsi le système de récompense du cerveau... Et donc un certain plaisir fugace.
Mais au final, on vous en redemande très vite de la nicotine pour stimuler de nouveau de la dopamine..
Pour le reste vous ne trouverez rien de bénéfique à la cigarette.
Certains disent qu'elle détend : c'est faux.
Le fait d'attendre sa cigarette rends le fumeur nerveux... et lorsque celui-ci a sa dose de nicotine, il revient juste à son état normal.
Ce qui veut dire que la cigarette n'a détendu que ce qu'elle a elle-même tendu.
D'autres disent que la cigarette donne confiance en soi.
C'est totalement faux et c'est même tout le contraire, car quand vous fumez, vous êtes un paria pour tous les autres qui ne s'adonnent pas à ce type de vice..
Sans oublier ceux qui disent que fumer empêche de grossir.
C'est faux, ce qui empêche de grossir, c'est tout simplement de faire attention à ce qu'on mange et de manger de manière équilibrée.
Tous les non-fumeurs ne sont pas des obèses....
Non non non ne cherchez pas il n'y a rien d'intéressant et rien de bon à fumer.
Je continuerai cet ouvrage dans les chapitres suivants au fur et à mesure de mes idées et pour soulager mon coeur pendant le sevrage.
J'espère que vous le lirez et le relirez avec plaisir, et qu'il vous aidera à ne pas retourner dans l'esclavage de la cigarette.
J'espère également qu'il arrivera à convaincre certains d'arrêter de fumer.
Je ne dénigre personne ni aucun moyen d'arrêter parmi ceux proposés.
Je suis un fumeur de 30/40 cigarettes par jour pendant 35 ans... Donc très dépendant...
Je pense seulement que tout est fait dans la société pour maintenir les gens dans l'addiction.
Les personnes qui n'arrivent pas à arrêter de fumer, et qui ont recours à des substituts nicotiniques, à des consultations d'hypnose, de tabacologie, de spécialiste, ou encore recours à des médicaments, ont toute ma compassion et mon empathie.
Je parle et je ne sais même pas si je vais arriver à tenir aussi longtemps que voulu c'est-à-dire définitivement.
Mais je crois que lorsqu'on veut se débarrasser d'une chose, il faut le faire d'un coup, un seul.
La cigarette ne fait pas exception.
Le fait de continuer à prendre de la nicotine sous d'autres formes qu'en la fumant maintient le besoin de nicotine.
Le fait de prendre des médicaments pour se calmer ne fait que créer une addiction aux médicaments.
En fonction de leur formule ils peuvent avoir des effets rebonds terribles le jour où on souhaite les arrêter.
En plus, la plupart des antidépresseurs et anxiolytiques font grossir.
Les consultations de tabacologie et de médecine sont très utiles en revanche mais sont-elles suffisantes ?
Est-ce qu'il n'est pas préférable d'avoir dans sa poche l'application de tabac info Service qui vous rappelle à l'ordre quand vous risquez de craquer ?
Pour le reste l'acupuncture, l'hypnose, etc... me semblent des techniques relativement peu fiables..... Mais admettons...
Au final le fumeur qui arrête tout d'un coup va bénéficier des bienfaits sur sa santé et sur son argent et sur sa vie immédiatement.
Il va souffrir peut-être un petit peu plus que celui qui se fait aider par des substituts ou des médicaments mais au final il n'aura souffert qu'une fois au lieu de se rajouter des délais d'attente...
Des paliers...
Parce que quand vous prenez par exemple des patchs à la nicotine... Ou la cigarette électronique...
Le jour où vous décidez ensuite d'arrêter ces produits, vous avez un nouveau moment de sevrage à supporter.
Pourquoi faire durer la torture dans le temps?
Arrêter de fumer est, en fait, plutôt facile, il faut simplement se dire ceci:
● ---> fumer n'est pas naturel
● ---> le corps rejette ce poison dès la première cigarette (toux, goût dégueulasse, etc...)
● ---> l'odeur gêne les autres
● ---> ça coûte cher
● ---> quand tu dors tu ne fumes pas et ça ne te gêne pas pendant plus de 10 heures de pas fumer: donc tu peux facilement t'en passer.
● ---> ça cause des maladies mortelles et des morts très douloureuses
● ---> ça enlève toute confiance en soi
● ---> ça isole et rends asocial
ARRÊTER DE FUMER EST FACILE CAR et SI : seulement si, le fumeur décidé à en finir ne se dis pas qu'il va en chier, qu'il va souffrir, et patati et patata... Au contraire, il doit se dire que c'est
certainement un des choix et un des moments les PLUS MERVEILLEUX de TOUTE SA VIE !
(NDLR: méthode Coué).
Et nul doute que dans les prochains chapitres, je trouverai encore d'autres raisons de refuser l'esclavage, dont je vous ferai évidemment part...
* * *
7. Les bons samaritains
Dans ce chapitre je souhaite traiter des personnes et entreprises qui prétendent vouloir aider les fumeurs s'en sortir…
Comme il y a beaucoup de différentes "aides" je pense qu'il faut faire des sous rubriques...
1- les conseilleurs
La plupart du temps, celui ou celle qui veut vous conseiller n'est pas forcément animé de bonnes intentions.
Certains se contentent de vous renvoyer vers la honte que, selon eux, vous devriez ressentir à fumer ; pour cela, ils vous disent que vous polluez l'environnement, en fumant et avec vos mégots, que vous les empêchez de respirer normalement, etc...
D'autres vont, méchamment et avec un certain sadisme, vous rappeler tous les risques que vous prenez en fumant: que vous risquez le cancer, que vous risquez l'emphysème, que vous allez faire un infarctus, que vous allez mourir dans d'atroces souffrances, etc....
Au fond, on va leur accorder qu'ils n'ont pas tort dans tous les cas. Seule la méthode et les raisons employées sont discutables...
Pour la première catégorie, le fait de vous envoyer vers la honte du fumeur est tout à fait stupide car le fumeur, au départ, a déjà honte par lui-même.
Je ne crois pas qu'il soit utile d'en rajouter une couche. C'est extrêmement maladroit.
Pour la deuxième catégorie, c'est carrément de la méchanceté, car quel intérêt de rappeler à quelqu'un quelque chose qu'il sait parfaitement, et qui est écrit lisiblement sur les paquets de cigarettes, accompagné de photos atroces ....
Ces gens-là vont s'amalgamer autour des lois anti-tabac qui interdisent de fumer dans les lieux publics et de jeter les mégots par terre (chose que par ailleurs je trouve tout à fait légitime et raisonnable et ce, même quand j'étais fumeur).
En revanche il y a rien de plus désagréable que des personnes qui vous rappellent sans arrêt votre addiction quand vous avez vous-même du mal à la supporter au quotidien et que vous cherchez un moyen de vous en affranchir.
Vous remarquerez d'ailleurs que le plus souvent les personnes les plus virulentes sont les anciens fumeurs.
Je suis persuadé qu'au fond d'eux, ils craignent la contagion, c'est-à-dire que vous les incitiez à nouveau à fumer, et qu'il n'aient pas le courage de résister.
Et c'est là que je dis "foutaise" car au fond, si vous avez décidé d'arrêter, il ne tient qu'à vous de ne jamais recommencer.
Je vous encourage donc, quand vous serez non-fumeur, à vous éloigner des gens qui fument si cela vous dérange, mais à ne pas leur faire des leçons de morale stupide et qui risque d'accentuer leur mal être.
Car le fumeur est toujours accompagné de sa honte de son addiction, de sa tristesse de ne pas arriver à stopper, de l'inquiétude pour sa santé, etc... lui rajouter du stress en lui mettant le nez dedans constamment n'est pas la bonne technique pour l'aider à se calmer et à approcher les choses avec calme et sérénité.
Pour stopper la cigarette, le fumeur a besoin de tranquillité et de motivation afin de pouvoir mettre fin au lavage de cerveau de la société qui vous pousse à croire que la cigarette est un produit intéressant, indispensable, qui rend heureux, qui donne confiance en soi, etc... alors que c'est exactement le contraire.
Le fumeur doit pouvoir se convaincre que fumer n'est pas naturel, que fumer est tout à fait mauvais pour le corps, que fumer coûte cher et que, finalement, arrêter, c'est facile.
Le seul moyen pour le fumeur d'arrêter, encore une fois, c'est de montrer suffisamment de volonté pour domestiquer la dépendance à la nicotine et surtout la dépendance psychologique à la cigarette, et réussir à vivre avec cela.
Pour que le fumeur y arrive, il ne faut absolument pas lui enfoncer la tête sous l'eau: il a déjà la tête dans le sable alors quand il essaie de la retirer, il est important que son entourage l'aide et non pas lui creuse le trou plus profond.
2- la famille et les gens qui vous aiment vraiment
Même si ces personnes là ne sont pas malveillantes elles peuvent être maladroites.
La maladresse sera dans la façon d'exprimer leurs inquiétudes.
Mais leurs inquiétudes exprimées le sont dans un but louable car ce sont des gens qui vous aiment et qui souhaitent que vous viviez le plus longtemps possible et le mieux possible.
Que ce soit pour vous améliorer le quotidien en améliorant vos finances ou en améliorant votre santé, leur but est tout à fait désintéressé et, au contraire, montre un réel intérêt pour vous.
Même si cela vous semble un peu condescendant il faut l'accepter car c'est bienveillant.
3- la société
Partout autour de vous il est interdit de fumer.
Les fumeurs le savent mais arrivent toujours à trouver des endroits où ils peuvent satisfaire à leur vice.
Quelle hypocrisie cependant que, tout en interdisant la consommation de tabac dans les lieux publics, on autorise librement la vente de tabac.
Étant donné que c'est un poison qui tue plus que toutes les autres drogues, il faudrait que ce soit interdit au même titre que celles-ci.
D'ailleurs le fumeur de cannabis, par exemple, a besoin de tabac pour faire son joint. En interdisant le tabac, cela rendrait aussi la consommation de cannabis bien plus compliquée...
Quelle hypocrisie dans le monde d'aujourd'hui !!! On mets en vente libre le tabac alors qu'on sait que ça tue, que ça coûte cher, et que les gens en viennent accro très rapidement voire instantanément.
Sauf que ça rapporte beaucoup d'argent à l'Etat.
4- les médecins
Les médecins, tabacologues, psychologues, et autres psychiatres ne font pas exception aux maladresses.
Malheureusement la psychologie n'est pas le point fort de la plupart des médecins.
Ainsi, au lieu de vous inviter à arrêter de fumer avec bienveillance et douceur, la plupart vont également tenter de vous faire peur en vous remettant le nez dans les conséquences de votre addiction, à venir ou actuelles.
Alors, certes, vous soigner une bronchite et vous dire que la cigarette n'arrange rien, c'est logique.
Vous mettre en garde sur les dangers de la cigarette, c'est logique.
Mais il faut aller au-delà et essayer de vous le dire avec les formes et en vous donnant des solutions possibles pour en sortir.
Les tabacologues et psychologues divers comportent, parmi eux, de bons praticiens, professionnels et avisés, mais hélas aussi des charlatans, qui n'en veulent qu'à votre pognon, ,pour avoir leur part du "gâteau" sur le dos des pauvres fumeurs.
C'est un peu la loterie mais, si vous tombez sur quelqu'un de bien, il vous aidera certainement beaucoup.
Quand on a quitté le domaine des professionnels de santé tels médecins, tabacologues, psychologues,
psychiatres, addictologues, etc... qui comporte des gens très qualifiés, pouvant vous aider, mais également et malheureusement des gens qui manquent parfois un peu d'empathie et de psychologie ; il y a aussi hélas pas mal de soi-disant professionnels qui vous proposent des méthodes différentes pour arrêter.
On peut citer les hypnotiseurs, magnétiseur, acupuncteur, etc...
On trouvera toujours des gens pour dire qu'ils ont été soignés par ce genre de pratiques para-médicales.
Mais la plupart des études n'apportent et ne prouvent rien dans ce sens-là.
Souvenez-vous les charlatans qui défilaient dans les villages et villes au moyen-âge et qui vendait des lotions miraculeuses contre des maladies et problèmes physiques divers, alors qu'en fait ce n'était que des placebos c'est-à-dire des produits sans aucune action voir parfois dangereux en raison de leur composition.
Pour ma part, je suis persuadé que ces méthode douces pour arrêter de fumer sont équivalentes. C'est-à-dire qu'elles reposent sur la croyance du patient dans la réussite de ce type d'action et non pas sur la réalité et l'efficacité de ce traitement.
Cependant je me garderai bien de déconseiller quoi que ce soit, le but étant, au final que tout le monde arrive à arrêter de fumer, arrêter d'enrichir les lobbying de tabac, arrêter de se détruire la santé, arrêter de sentir mauvais...
Conclusion
Comme je l'ai toujours dit depuis le début, pour moi, la meilleure façon d'arrêter de fumer, c'est encore la volonté pure et ferme.
C'est sur ce point-là qu'il faut avoir une volonté d'acier et ne jamais faillir, ne jamais la laisser diminuer, et rester conscient en permanence qu'à tout moment la cigarette peut vouloir resurgir dans votre vie.
le Fumeur qui décide d'arrêter doit s'armer de toute sa force mentale, et pour toute sa vie. Il doit se convaincre que l'arrêt du tabac lui donnera une bien meilleure vie.
La cigarette ne lui est pas nécessaire et ne lui apporte rien.
Au contraire, dès qu'il aura arrêté, une vie merveilleuse ponctuée de bonne santé, de plus de moyens, de plus d'argent, de plus de temps, va s'ouvrir devant lui.
C'est là qu'il va se demander pourquoi il n'a pas arrêté plus tôt, comme je l'ai fait moi-même.
Aujourd'hui, j'ai plus de temps pour moi, plus de temps pour ma femme, plus de temps pour mes enfants, plus d'argent pour tout le monde, je respire mieux, et je sens déjà que la cigarette est très loin de moi.
Pourquoi n'ai je pas réaliser ceci plus tôt ?
C'est ce qu'il faut absolument vous dire lorsque vous écrasez votre dernière cigarette: vous aurez devant vous une vie merveilleuse.
L'arrêt de la cigarette n'est absolument pas quelque chose de contraignant et de désagréable.
C'est au contraire un moment merveilleux.
Ne vous dites pas que vous allez vivre des jours et des semaines de souffrance et ne vous enfermez pas dans l'idée que votre vie est terminée: ça ne fait que donner de l'importance à la cigarette alors qu'elle n'en n'a aucune.
Dites-vous au contraire qu'en la supprimant, vous avez supprimé quelque chose d'extrêmement négatif de votre vie et cela, facilement.
* * *
8. Cigarette (poésie)
Cigarette, tu ne me sers à rien,
Te fumer sera toujours vain.
Nicotine, monstre qui me turlupine,
Si tu me manques, ça me chagrine.
Cigarette, tu veux ma mort,
Mais je t’oublie quand je dors.
Coûteuse, tu cause ma ruine,
Mais tu n’es pas un moyen de frime.
Cigarette, tu n’as rien de naturel,
Avoir besoin de toi n’a rien de réel.
Pourtant drogue très dure tu es,
Dont on a du mal à se débarrasser.
Cigarette tu fais tousser et tu as mauvais goût,
Tu sens mauvais et cela encore plus que le chou.
Tu rends les fumeurs esclaves de toi,
Mais ils s’affranchissent quand même parfois.
* * *
9. Réflexions marginales
Depuis que j'ai arrêté de fumer, sans rien du tout, avec juste la volonté, je
fais exprès d'aller m'asseoir à côté des fumeurs dans les bars ou de passer à
côté des fumeurs dans la rue..
Quand je passe devant un bureau de tabac je fais intérieurement un doigt
d'honneur à cet établissement (ça soulage).
J'avoue faire cela exprès pour justement m'habituer et ne pas faillir la
première fois que je me serais en présence de fumeurs.
Honnêtement pour le moment ça m'a plutôt bien réussi car je n'ai pas eu
envie spécifiquement dans ces moments-là.
Il y a pas mal de moments où j'ai bien plus envie de fumer notamment
quand je m'ennuie.
J'essaie de me dire, maintenant, quand je suis à côté de gens qui fument,
que ce sont eux qui m'envient, et non pas l'inverse.
Car ils voient en moi un non fumeur alors qu'eux sont esclaves de la
cigarette.
Car il ne faut pas oublier que je ne connais pas de fumeur qui puisse
raisonnablement dire que la cigarette n'est pas un problème pour lui et qu'il aime
ça...
Il ne faut pas perdre de vue que la cigarette est un produit qui n'est ni bon
ni plaisant.
C'est en fait un produit addictif pour lequel nous sommes conditionnés au
niveau du cerveau.
C'est seulement ce lavage de cerveau qui donne l'impression que la
cigarette est un plaisir.
Alors qu'il n'y a aucun plaisir à fumer un produit détestable, qui brûle la
bouche, la gorge, les poumons, qui provoque des maladies épouvantables, le
tout à un coût prohibitif, en enlevant tout le plaisir de vivre à un pauvre fumeur,
accro, qui a du coup le teint blafard, les dent cariées et pourries, et qui tousse
tous les matins de manière à cracher ses poumons.
Ce même pauvre fumeur mettant toutes ses économies et toute son
énergie à continuer de s'empoisonner.
Posez vous la question de savoir quelle bien-être vous apporte une
cigarette?
Certains disent que c'est un moment de tranquillité et de pause.
Moi je dis que, si vous prenez le même temps de pause, mais en enlevant
juste la cigarette, vous serez tout aussi heureux… Et je l'ai testée, cette
affirmation… J’ai raison...
En réalité la cigarette ne fait que vous empoisonner avec un produit, la
nicotine, qui stimule le cerveau avec de la dopamine.
Le cerveau a l'impression de recevoir une récompense et il demande donc
une nouvelle dose pour être bien.
Au final la cigarette ne fait que combler un besoin qu'elle a elle-même créé.
Il n'y a donc pas de cigarettes plaisir, ce n'est qu'un leurre.
Il n'y a que des cigarettes obligatoires et ignobles..
De toute façon, quelle que soit la méthode choisie, la seule chose qui
compte est le but à atteindre : l'arrêt total de tout tabagisme ou geste se
rapportant à la cigarette ou à la nicotine.
Si je suis personnellement opposé aux substituts, c'est uniquement parce que je
pense qu'ils ne font que prolonger la souffrance du manque. La souffrance du
sevrage.
Car même si la cigarette n'est pas bonne, il n'en demeure pas moins qu'étant
donné que c'est une addiction, le sevrage reste quelque chose de compliqué et
cela pour tout le monde quelle que soit la méthode.
Pour moi je préfère la technique, de ce fait, de l'arrêt brutal, comme le sevrage
des héroïnomanes que l'on enferme le temps que le produit sorte de leur corps.
Mais je comprends parfaitement que d'autres méthodes plus douces soient
privilégiées par d'autres personnes.
Encore une fois le but à atteindre c'est simplement l'arrêt et cela quel que soit le
chemin pris pour y arriver.
* * *
10. Les différentes méthodes pour arrêter de fumer
Il existe un panel considérable de moyens et d'idées pour arrêter de fumer.
Ce qui marche pour les uns peut ne pas marcher pour les autres et vice versa.
Mais la motivation de base, l'envie, le "déclic", sont toujours incontournables..
1- la méthode d'arrêt brutal, sans substituts ni médicaments, celle que
j'ai personnellement adoptée:
Ma méthode est proche de celle défendue par l'écrivain Allen CARR dans "arrêter de fumer c'est facile".
Elle réside sur la volonté, le nettoyage du lavage de cerveau subi par les fumeurs, et la motivation sans faille.
Au bout de 17 jours sans tabac ni substitut : Je fréquente les fumeurs, je regarde des gens fumer à la TV, je cherche à ne surtout pas m'affranchir de cela.... Je m'oblige à rester exposé au monde des fumeurs.
Je continue d'écrire, des poèmes, mon livre d'état des lieux de mon sevrage (que vous lisez actuellement), de photographier la nature, bref de vivre.
Je ne grignote pas plus qu'avant mais pas moins.
Je ne mange pas différemment.
Je n'ai pas augmenté ma consommation d'autres produits ou alcool.
Au final la cigarette me manque souvent mais il s'agit plus de manque psychologique que physique ; la nicotine est quasiment totalement éliminée de mon corps (délai moyen d'élimination: 21 jours)
Je n’ai aucune intention de fumer de nouveau. J'espère donc être sur la bonne voie.
Chaque fois que l'envie me prends, je respire un bon coup et je me remémore:
--- la toux tous les matins avec crachats parfois jaunes, parfois verts
--- la toux idem au cours de la journée
--- la respiration profonde qui sifflait parfois
--- les essoufflements
--- l'odeur imprégnée dans mes vêtements et autour de moi
--- les cendriers dégueulasses
--- les cigarettes trop chères
--- les moments passés à fumer dehors, au froid, sous la neige ou la pluie, sous un soleil de plomb, etc...
--- les regards agacés des non fumeurs de mon entourage
--- les souffrances dans les lieux où fumer est défendu
--- le stress lorsque je n'avais plus de tabac la nuit ou le week end et du coup, de pas trouver un revendeur ouvert...
--- l'inquiétude de mon entourage
--- la liste est encore longue.....
--- l'inquiétude sur les maladies...
Pour le coup, ça me coupe toute l'envie.
Je médite aussi beaucoup, soit seul, soit avec des vidéos youtube de sophrologie et
méditation/détente.
Voilà mes recettes...
Pour moi elles ont l'air de fonctionner...
Après, chaque jour est différent: certains jours j'ai plus envie de fumer, d'autres, comme aujourd'hui, je passe mon temps à tousser (mais plus gras, sec au contraire) et à cracher (mais crachats limpides, plus des affreux mollards jaunâtres)
2- les autres méthodes:
Pas mal de gens arrivent à arrêter ainsi. Pour moi ce sont des "extra terrestres" car je pense qu'en faisant traîner, ils prolongent la souffrance...
Car tant qu'ils prennent des substituts et médicaments, ils ne sont pas libres.
Il n'y a rien d'autre à dire..
Les non fumeurs prennent ils des médicaments substituts au tabagisme ?
Des patchs, des gommes à la nicotine ?
Paient ils des séances d'hypnose, d'acupuncture, etc... anti-tabac ??
La réponse est non.
Je ne vais donc pas m'étendre sur tous ces moyens que je connais mal et que je ne compte pas utiliser, ni conseiller de fait (ben oui, ça irait contre ce que je pense et ressens, et donc ce que j'écris)
On trouve plusieurs catégories:
--- a: médicaments dits "classiques" :
. antidépresseurs
. anxiolytiques (souvent à la benzodiazepine)
. somnifères
. etc...
Ces médicaments sont pleins d'effets secondaires et ont souvent des effets rebonds !
--- b: substituts tels le champix ou zyban (pour dégoûter de la cigarette), les patchs nicotine, les
chewings gums et bonbons à la nicotine, les cigarettes à l'eucalyptus, etc...
--- c: les consultations médicales et para-médicales remboursées (ou aidées, partiellement
remboursées): tabacologie, psychiatrie, addictologie, pneumologie, médecin traitant, etc...
--- d: les consultants paramédicaux et non inscrits divers (rarement remboursés): hypnose,
acupuncture, sophrologie, coaching, etc…
--- e: la cigarette électronique (avec ou sans nicotine)
Au final le fumeur n'est pas responsable d'être tombé dans ce grand piège.
Il a succombé, c'est tout.
Mais il peut s'en sortir.
Et il peut le faire, j'en suis certain, sans se rajouter de nouvelles addictions (médicaments, substituts, alcool, e-cigarette, cannabis, etc...)
Lorsqu’un fumeur “replonge”, c’est tellement triste.
Pire encore, s'il a stoppé uniquement en échange d'autres addictions telles que décrites ci-dessus...
Car il risque de facto de conserver le tout...
Ainsi un fumeur qui prends un antidépresseur ou anxiolytique et se remets à fumer va presque tout le temps garder les deux s'il replonge.
Finalement il sera addict à la cigarette ET au médicament en question...
Hélas car les médicaments sont pleins d'effets secondaires et on souvent des effets rebonds, ce qui rend leur arrêt compliqué !
Valable également pour celui fumant la cigarette électronique qui va cumuler les deux s'il reprends... le plus souvent du moins...
Sur un forum d’entraide et d’arrêt au tabagisme, une internaute a ouvert un fil en se vantant d’avoir arrêté de fumer la cigarette mais de s’octroyer une seule cigarette “magique” (entendez un joint de cannabis) le soir… Le pire, c’est qu’elle a eu un écho d’autres inscrits dudit groupe qui font de même! Je n’ai pas eu l’impression que cela les gêne de cumuler deux produits addictifs, le tabac ET le cannabis, de même non plus que le faite que le second est PARFAITEMENT ILLÉGAL et INTERDIT!!!
Bref.
Le mieux reste donc, à mon avis, de supporter, d'endurer et de serre les dents... sans rien de plus.
Le sevrage tabagique, c'est très dur et aléatoire. Tout dépends de notre environnement, de notre entourage, de nos émotions etc…. Et tout le monde ne réagit pas de la même façon.
Ainsi, certain(e)s ont besoin de la “béquille”, du substitut, au risque de se créer d’autres addictions comme je l’explique plus haut.
On peut les comprendre du coup mais je soutiens que, lorsqu’ils réussissent à arrêter avec des substituts, en fait ce n’est pas grâce à ces moyens mais en dépit de ceux ci. C’est totalement différent. C’est en tous les cas mon avis ferme et définitif.
exemple: ma première épouse.
C’est une personne fragile de base. Déjà sous traitements pour des troubles d’humeur, lorsqu’elle a tenté d’arrêter de fumer, même avec patchs et surdosage médicamenteux, elle n’a pas réussi et pire, elle a de facto sombré dans une addiction médicamenteuse dont elle n’arrive plus à se sortir à ce jour. Ses médecins lui prescrivent allègrement les “cocktails” dont elle a besoin en la matière......
De toutes façons, rappelez vous que fumer la cigarette, cela:
- ne donne pas confiance en soi au contraire
- n'est pas socialement correct
- n'apporte aucun avantage à la santé, au contraire
- ne fais rien gagner au contraire
- tue
- provoque des maladies horribles et douloureuses, souvent mortelles
- coûte très cher
- sens mauvais
- rends esclave
- etc...
* * *
11. La différence des jours
16ème jour de sevrage: Je me lève de bonne humeur.
La journée s’écoule normalement…
Et sans raison, vers 14 heures….. ! La catastrophe…
C’est bizarre.
Il y a des jours ou c'est plus dur que d'autres....
Pourquoi.?
Pourquoi ce poison est il capable de ressurgir aléatoirement après l'arrêt?
Depuis 16 jours, il y a eu des moments difficiles, mais supportables.
Cette après midi là, le 29 août 2019, après plusieurs jours de tranquillité, cela a été insupportable de 14 h jusqu'à ce que je me couche.
J’ai tenu bon néanmoins.
Mais là honnêtement cela a été trés trés dur.
Préparé à souffrir, j’ai supporté cependant.
Alors, pourquoi? En tous cas quelle saleté!
Voilà pourquoi je suis opposé personnellement aux substituts...
Se rajouter d'autres addictions, prolonger la souffrance, très peu pour moi.
Je préfère souffrir une fois un bon coup...
Il est inéluctable et annoncé donc attendu, que ce type de crises vont perdurer encore un temps qui sera plus ou moins long.
Mais au fils du temps j’espère apprendre à me connaître et à gérer au mieux mes émotions.
Je prendrai de l'assurance pour éviter de retomber dedans.
Il est très important de s’auto féliciter, chaque jour de sevrage après l’autre, pour cette nouvelle victoire. Se dire qu'on a fait un super travail. Ne surtout pas s’arrêter de se le dire !!!
Ce que font les fumeurs renonçant au tabac est un travail énorme.
La cigarette, c'est une drogue et, comme toute addiction, difficile à combattre.
C’est pourquoi il ne faut pas baisser les bras, rester fort, afin d’y arriver.
Ceux qui y sont déjà passés préviennent que l'envie revient pointer son nez encore des mois et années après...
Les anciens fumeurs gardent toujours le tabagisme dans un coin de leur tête...
Avec le temps, ils gèrent mieux , et se sentent mieux.
Je déconseille les groupes de fumeurs décidant d'arrêter ensembles.
Cela génère des "concurrences" dont personne n'a besoin lors de ce changement de vie.
Ainsi, le premier qui craque entraîne souvent les autres qui se disent "c'est sa faute il a craqué".
Et tous attendent qu'un premier craque pour le suivre...
Dans le genre le film humoristique "le Pari" de Bourdon/Campan en dit long sur ce sujet...
Non, franchement, je vous conseille plutôt de créer ou de rejoindre un groupe de “repentis du tabagisme”, sur facebook, twitter ou d’autres réseaux sociaux ou forums internet, mais juste pour
vous entraider en temps réel.
Lors de votre sevrage, comme moi, vous verrez votre impatience se décupler, et manifesterez certainement un excès de susceptibilité.
La vérité, ce sera alors que vous subirez le manque, à ce moment là, de la cigarette.
Au fond, cette cochonnerie isole et rends stupide.
Il faut se féliciter d'avoir tenu bon et respirer avant d’exploser, pour ne pas se mettre à dos la terre entière.
17eme jour de sevrage: ça continue, je souffre!
Encore une fois la cigarette n'apaise rien, n’apporte rien, et ne fais rien d’autre que calmer le besoin de nicotine qu’elle a créé elle même…
18eme jour de sevrage: Aujourd’hui ça va un peu mieux, l'ouragan est passé…
Il aura duré 36 heures c’est à dire de mon 16ème jour en milieu de journée au début de ma 18ème journée d'abstinence.
Je ne suis pas pressé de subir la prochaine crise !!! Mais j’y suis préparé.
Mes "aides":
1. Méditation et sophrologie sur Youtube (gratuit) antitabac et aide au sommeil détente lutte contre stress... Plusieurs fois par jour.
2. le livre d'Allen CARR sur la méthode arrêt facile cigarette que je lis et relis depuis ...
3. ma famille
4. mes amis dont certains sont ici exemple Nelly Ollier..
5. mes deux livres sur Whattpad en cours de rédaction (dont celui-ci)
6. la photographie et ma page fb dédiée à ces travaux (Smdi Azur Photos sur facebook)
7. le groupe facebook d’entraide dont je suis membre
8. l'application Android/ios officielle tabac info service (gratuite sans pub)
* * *
12. Fumeur ou non fumeur
La question se pose quand les gens vous traitent “d’ex-fumeur”, et que même, certains, vous refusent l’appellation de “non-fumeur”.
Non, je n'aime pas les gens qui disent que ceux qui ont arrêté de fumer sont des ex-fumeurs, et les distinguent donc des non-fumeurs.
Pour moi il n’y a que deux catégories: les gens qui fument et ceux qui ne fume pas.
Faire le distingo entre “ex-fumeur” (c’est à dire quelqu’un qui a déjà fumé dans sa vie) et “nonfumeur” (quelqu’un qui n’a jamais fumé de toute sa vie) revient à rappeler constamment le repenti du tabagisme à son addiction !!!
C’est vraiment démotivant.
Je tiens par ailleurs à préciser que je suis certain que la plus grande partie de ceux qui s’affirment “non fumeurs” et disent bien haut “avoir arrêté de fumer à la naissance” ont fait l’expérience au moins une fois dans leur vie d’une cigarette ou d’une petite “taf”... Ils seraient donc, si on écoute cette définition erronée ci-dessus, des “ex-fumeurs”???
Ridicule!!!
Le jour où vous avez arrêté de fumer, vous êtes devenu un NON FUMEUR. C’est tout.
Si vous ne fumez plus vous êtes à non-fumeur par définition.
C'est cela qui fait toute la motivation, en fait, psychologiquement:
- fumer n'est pas naturel et le corps n'en n'a pas besoin.
- si on ne fume pas, c'est qu'on est non fumeur.
- ce sont les fumeurs qui envient les non-fumeurs et pas l'inverse.
- aucun fumeur n'a besoin réellement de la cigarette ou de la nicotine.
* * *
13. Sevrage, vie sociale, et solidarité
Tout le monde croit que, lorsque l'on va dans une réception ou qu’on participe à un événement, ça va être dur. En particulier d'être confronté à plein d'autres gens qui fument.
Et avec, en plus, le risque de l'envie de fumer avec le champagne, avec le café, avec le gâteau, l’apéritif ou le digestif, etc...
Alors que c'est exactement tout le contraire.
Il ne faut surtout pas craindre les fumeurs.
Vous en verrez toute votre vie, au détour de chaque rue.
Des bureaux de tabac ? Il y en a partout avec leur grosse enseigne rouge !
Les odeurs de clope? A part si vous vivez en villa avec un grand jardin, vous les sentirez venant de chez vos voisins!
Je réside en immeuble et, sans pitié, plusieurs fois par jour, mes voisins clopent sur leur balcon! Et cela revient chez moi. Que leur dire?
Je faisais pareil aussi avant et devait certainement provoquer la même gêne à d’autres!!!
A ce sujet je vous recommande de ne pas oublier, une fois que vous aurez arrêté, de respecter les fumeurs, même si vous en avez pitié.
Pensez que vous avez été comme eux alors laissez les satisfaire leur addiction sans les moraliser à tout bout de chant, ou leur faire peur, ou vous manquer: ça ne marchera pas et ça ajoutera au stress de ces personnes, les empêchant d’avoir le déclic!
Laissez les parvenir seuls à la conclusion qu’ils doivent arrêter et soyez la pour eux à ce moment là!
Autre chose: laissez leur un espace fumeur si vous recevez des fumeurs chez vous.
Un balcon, ou un jardin.
Si ce sont vos amis ils seront reconnaissants.
Et si vous les acculez dans leur vice, en les empêchant de fumer, vous risquez de les perdre et en tous, cas vous ne les aiderez pas!
Une fois que vous aurez arrêté de fumer, lorsque vous serez en société, vous vous apercevrez immédiatement que les saveurs, odeurs, et sensations seront plus intenses .
Vous serez heureux.
Vous n’aurez plus le besoin d’aller dehors, exposé aux températures ou/et intempéries de la saison, pour assumer votre addiction.
Vous verrez les fumeurs y aller: ayez de l’empathie pour eux, pauvres esclaves qui n’ont pas (encore) réussi à s’en sortir, et qui continuent allègrement de détruire leurs corps, vie, santé, et pire, qui payent très cher ce triste privilège.
Là encore, rappelez vous qu’il ne faut surtout pas croire c'est le non fumeur (ou ex fumeur) qui envie les fumeurs.
C’est exactement ce que le conditionnement psychologique veut nous faire croire.
C'est d'ailleurs exactement le contraire, puisque tous les fumeurs savent bien ce que rapporte la cigarette: rien d'autre que des ennuis de santé et la ruine financière...
Une haleine de fauve, de l'irritabilité, de la désocialisation, du stress, de l'angoisse, de l'excitation, du mal-être, de la perte de confiance en soi, des maladies mortelles accompagnées souvent de très grandes souffrances, etc...
Et au final quand vous êtes dans une réception vous vous apercevez que ceux qui envient les autres ne sont pas ceux qu'on croit.
Ce sont toujours les pauvres fumeurs qui regardent du coin de l' oeil les non-fumeurs continuer à respirer et à vivre normalement sans avoir besoin de leur dose… avec une grande envie voire de la jalousie…
Ce sont également les fumeurs qui envient les non-fumeurs pour leur bonne santé, leur bien-être, et leur meilleure vie du fait de finances améliorées, entre autres..
Donc il faut vous convaincre que partout où vous irez, vous serez envié(e), mais pour votre belle vie, votre bon teint, et par le fait que vous soyez non-fumeur.
Plus besoin de sortir en plein hiver quand il fait froid.
Plus besoin de chercher un endroit autorisé aux fumeurs.
Plus d'angoisses lorsque le tabac est fermé et que vous n’avez plus de cigarettes.
Plus de crainte lorsque vous faites de longs voyages dans des transports en communs, ou particuliers mais avec des non fumeurs à bord, où la consommation de cigarettes est interdite.
Et la liste est encore très très très longue...
Je ne pense pas qu'un seul fumeur, honnêtement, aime ou n’ai jamais aimé fumer.
Tous les fumeurs savent très bien que la cigarette n'est pas bonne et qu'elle n'amène que des ennuis.
Et d'ailleurs tous les fumeurs ont déjà arrêté de fumer plusieurs fois.
En réalité, à chaque fois qu'un fumeur écrase une cigarette, il arrête de fumer.
Et bien oui, car il interrompt l'alimentation en nicotine jusqu'à ce que celle-ci devienne à nouveau nécessaire.
Astuces:
● Lorsque vous avez envie de fumer, dites vous que c’est juste un rappel de votre addiction et tenez bon: ça va passer.
● Lorsque vous êtes stressé(e) ou confronté(e) à un évènement majeur entraînant une forte charge émotionnelle, résistez: la cigarette ne vous aidera en rien à l’affronter!
● Dès que vous aurez arrêté, certains fumeurs seront à l'affût, sous prétexte de “gentillesse”, de vous offrir une cigarette. Alors lorsque vous fumiez, personne ne le faisait, ou rarement, au vu du coût de ces “bestioles”... C’est pénible mais, hélas, normal. Le fumeur qui voit que vous avez “quitté le côté obscur de la force” va culpabiliser et il se sentira plus fort si vous fumez de nouveau un jour. Il pourra se dire: “tu vois, il/elle n’y est pas arrivé(e) donc ce doit être trop dur”.
Et puis quand vous fumiez, vous étiez en sa compagnie. Maintenant, il y a une personne de moins avec lui à “profiter” de ces “pauses”. Ne cédez pas, refusez la cigarette, et prenez vos pauses oui, même avec le ou la fumeur(euse) en question, mais sans participer. Vous ne vous en trouverez que plus motivé(e) et fier(e) de vous après!!!
* * *
14. Le "bonheur" d'être fumeur
Quel bonheur de fumer une cigarette !!! Non, je plaisante, évidemment !!!
Est-ce que vous vous rappelez les sensations de votre toute première cigarette???
Moi je me les rappelle de manière cuisante.
Juste avant que l'addiction ne s'installe, j'ai tout simplement cru que j'allais vomir tellement c'était dégueulasse… Et même perdre la vie sur place...
Cette cigarette avait un goût atroce, ça me brûlait les poumons et la gorge, et je n'avais certainement pas envie d'en prendre une autre…
Et pourtant, 35 ans après, je suis en train d'arrêter et je me demande comment j'ai pu commencer et continuer...
Vous l'aurez compris, quand j'emploie le titre pour ce chapitre: le “bonheur” d'être fumeur, c'est de l'humour, et même, hélas, de l'humour noir..
Car la plupart des gens (pour ne pas dire tous), quand ils commencent à fumer, ressentent à peu près les mêmes sensations: vertiges, dégoût, rejet, … Car leurs corps leurs indiquent que la cigarette est un poison, et qu'il ne comprends pas pourquoi il en utilisent et en absorbent…
Les garçons touchent à la première cigarette, la plupart du temps, pour se donner une attitude virile et les filles pour se donner l'impression d'être un peu plus à la mode que les autres.
Quelle funeste erreur de sombrer dans cette esclavage aussi pathétiquement !!!
Et pourtant nous sommes des millions à le payer très cher, autant en espèces sonnantes et trébuchantes, qu’en détruisant notre santé, voir même en y laissant la vie.
La cigarette n’est en aucune façon un produit utile, et ce n'est certainement pas un produit bon et agréable.
On peut très bien vivre sans cigarettes, et c'est même par définition ce qu'il faut faire, car c'est un poison qui n'a rien à voir avec notre corps.
Alors vous l'aurez compris, le “bonheur” d'être fumeur n'existe pas, c’est même plutôt un malheur qu'on s'organise nous même, suite à ce gros lavage de cerveau réalisé par la société, qui nous entraîne et nous a programmé à sombrer dans une telle addiction… Mais une fois que nous sommes piégés, il est impossible de se libérer facilement. C’est ce que croient la plupart des fumeurs. Et je pense que c’est une erreur.
Car la bonne nouvelle dans tout ça, c'est que comme la cigarette est un produit dégueulasse et ignoble au goût, et dangereux pour la santé, sans oublier très coûteux, il n'y a finalement rien de difficile à refuser d'en prendre.
Il faut prendre sur soi au maximum et c'est faisable. Je parle d’arrêter ou, pour ceux qui n'ont jamais fumé, de refuser la première qu’on leur propose..
Après, que ce soit la cigarette électronique ou les chewing-gum à la nicotine, ils n'ont pas bon goût non plus. Donc je ne vous conseillerais pas d’en faire usage et ce, même si je comprends très bien que nombreux sont les fumeurs ayant besoin de substitut pour se sevrer.
Sachez que les souffrances ne m'ont pas quittées depuis maintenant bientôt 23 jours que j'ai cessé de fumer. Le manque s'est un peu calmé, mais revient par moment, avec une force épouvantable.
Mais je conserve toute mon énergie et je reste concentré sur l'idée de ne plus jamais fumer. Même pas une, même pas une taf. Car ce serait recommencer les souffrances à la première bouffée.
Je vous conseille si ce n'est pas déjà fait d'en faire autant d'en faire autant.
23 jours après, je respire mieux, je suis moins essoufflé, je ne tousse presque plus, j’ai beaucoup plus de temps et d’argent, mon entourage me trouver meilleure mine, teint, moins de cernes… et j’en oublie….
Alors, hauts les coeurs, refusez l’esclavage !!!
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15. La révolte de l'esclave
L'esclavage c'est le tabagisme, et l'esclave c'est le fumeur...
Pendant leur sevrage nicotinique et tabagique, les fumeurs sont soumis à des assauts du produit toxique auquel ils sont addicts.
Ainsi j'ai subi, entre autres, une horrible période de manque entre le 16e et 17e jour de sevrage.
J'en parle dans le chapitre précédent intitulé: “la différence des jours”.
Hier, alors que j'étais à mon 22e jour, j'ai eu une nouvelle journée atroce. C’était imprévisible !
Mon kiné me dit que les fumeurs sont le plus fragile entre la troisième semaine et le premier mois: j’ai envie de le croire et, pour le coup, je suis en plein dedans.
Qu’importe, tout fumeur sait qu’il faut s'attendre à des périodes de souffrances lors du sevrage tabagique… On espère quand même qu'elle se réduisent avec le temps, aussi bien dans la fréquence que la durée.
Mais c'est vrai que pour résister lors de ses différents assauts il faut prendre sur soi et serrer les dents.
Effectivement, comme le disent certains, l’envie de fumer proprement dit dure 4 à 5 minutes….
C’est le “craving”. Seulement, lors des crises des première semaines, telles que je les ai subies, ces périodes de craving se répètent toutes les 5 à 10 minutes sur une voire plusieurs journées…
Donc il faut d’armer de toute sa force et volonté pour y résister...
Le terme “craving”, vient de l'anglais et exprime un désir intense et irrépressible, une sorte d’appétit insatiable ; c’est une une sensation très puissante vécue sur un instant donné, qui délivre un besoin irrésistible de consommation d'un produit addictif tel que la nicotine et le tabagisme.
Ces périodes de Craving, si elles se raréfient normalement au fil du temps après le sevrage, se font encore sentir chez les fumeurs plusieurs mois voire années après l’arrêt…
C'est sans doute pour ça que beaucoup replongent dans le tabagisme: à l'instant “T”, la souffrance est trop intense et devient insupportable au regard difficultés de la vie quotidienne, et le fumeur remets ça.
Ainsi donc, tous les conseils du monde ne remplacent pas une véritable volonté de fer, seule arme qui permet de tenir bon dans ces moments-là.
Le tabagisme est vraiment une saleté c'est vraiment compliqué de s'en affranchir. Mais personne n'a dit qu'il était facile de se séparer de mauvaises habitudes simplement, tout comme de l'esclavage du toxicomane.Car le fumeur est un toxicomane il ne faut certainement pas l'oublier.
Je souhaite ardemment tous ceux qui vont vouloir arrêter la cigarette de le faire sans souffrir mais je ne veux pas leur mentir: le chemin est parsemé de difficultés, d'embûches, et de souffrances.
Je peux juste leur dire que s’ils arrêtent, au moins ressentiront t-ils beaucoup d'effets positifs, dont certains immédiats, parmi lesquels :
● Meilleure haleine
● Toux disparaissant très vite
● Meilleure respiration
● Meilleur souffle
● Meilleur sommeil
● Sensation de fierté de soi intense
● Satisfaction intense
● Plaisir de vivre
● Empathie pour les personnes qui fument encore
● Meilleures finances
● Etc...
En résumé, et s'il faut que je leur dise encore, ce que la cigarette apporte au fumeur, c'est uniquement du négatif.
Ce produit, qui n'est pas bon, qui est même dégoûtant, et qui a tout pour repousser n'importe quelle personne sensée, qui coûte très cher et qui détruit la santé, provoque, entre autres, les conséquences suivantes aux pauvres fumeurs addicts :
● Dépendance
● Isolement
● Ruine financière
● Tristesse
● Perte de confiance en soi
● Insomnies
● Stress
● Énervement
● Cancer
● AVC
● Infarctus
● Cholestérol
● Diabète
● Etc....
C'est donc vrai que lorsque le pauvre fumeur a trouvé la force d'arrêter, il subit des assauts de ces produits qui le rappellent régulièrement à son addiction.
Pour autant, dans ces moments-là, il faut serrer les dents et ne rien lâcher.
C'est ce que j'appelle la révolte de l'esclave...
* * *
16. Le "pour" et le "contre" du tabagisme
Après vous avoir communiqué mes retours d'expérience sur les 24 premiers jours de sevrage et sur mes observations des différentes afflictions qui frappent les gens qui fument, j'avais envie de vous lister de manière exhaustive ce qu'il peut y avoir de pour et de contre dans le fait d'être un fumeur.
1- le “contre”
En toute logique on va commencer par le négatif c'est-à-dire le contre.
Tout d'abord, au risque de me répéter, le fumeur est un toxicomane. Ne pas en être conscient serait, pour tout candidat au sevrage, un véritable handicap.
Il en résulte que, comme tout toxicomane, le fumeur est capable de tout pour obtenir sa dose.
Le problème dans tout ça, c'est que sa dose ne se contente pas seulement de lui vider son portemonnaie, elle lui vide également son capital santé.
Ainsi le fumeur rencontre le “grand bonheur” de se lever le matin en toussant de toute la puissance de ses poumons et en crachant toutes les glaires dégoûtantes que ces “joyeuses cigarettes” lui provoquent.
Lorsqu'il cherche à approcher un partenaire du sexe opposé, il lui faut trouver quelqu'un qui accepte la bonne et délicate odeur de cendrier froid qui émane de son haleine fétide.
Au cours de sa vie sociale, toutes les personnes qu'il croise ne peuvent pas faire autrement que de le repérer à distance grâce à la bonne odeur de cigarette froide qui englobe ses vêtements comme sa personne.
Il a le "privilège" de fréquenter les établissements de revente de tabac, à toute heure et à tout moment de l'année, quitte à payer beaucoup plus cher sa dose lorsque tout est fermé, et que seules les stations services ouvertes 24h/24h ou établissements de nuits sont disponibles pour lui vendre le produit tant attendu.
Il a le "grand bonheur" de s'angoisser plus que les autres sur son état de santé et de craindre l'arrivée de la terrible nouvelle que la cigarette peut provoquer: une des maladies mortelles et terriblement incapacitantes qui font partie du “package”..
Le fumeur est capable du pire, de mentir voire même de trahir pour satisfaire son addiction.
C'est un drogué comme tous les autres drogués.
Au fond, la seule chose qui lui reste dans sa pauvre vie, c'est sa pauvre cigarette.
La cigarette ne donne pas de confiance en soi, elle ne calme pas les angoisses, elle ne réduis pas les inquiétudes, elle ne donne pas de force, elle ne donne pas la santé, elle n'apporte rien de concret, elle n'apporte rien de spirituel, elle ne produit aucun effet bénéfique, n'attire pas la sympathie et la gentillesse, elle n'améliore pas les relations avec les autres, ne procure aucun bien être, n’est en aucun cas nécessaire à la vie... etc...
C'est même exactement le contraire.
Et pour tous ces inconvénients qui impactent autant la santé que le bien-être, en deux mots: la vie ; le fumeur a le triste privilège de creuser son propre trou et de dépenser des fortunes pour ça..
Il est temps maintenant de donner le pour du tabagisme. Cela afin de rester totalement juste et équilibré dans l'analyse.
2- le “pour”
Je vais malheureusement être très court puisque le pour du tabagisme ne tient qu'en un seul mot : Rien
* * *
17. Le rôle de l'entourage
Nous avons vu, au cours des chapitres précédents, que la méthodologie pour se désaccoutumer du tabagisme et de la nicotine est variable selon les personnes.
Certains ont l'impression qu'il leur faut une béquille, c'est-à-dire un substitut quelconque, que ce soit un médicament, ou un produit à base de nicotine, ou encore un dispositif tel la cigarette électronique ; pouvant se substituer dans tous les cas partiellement au moins à la véritable cigarette.
Je respecte le choix de ces personnes, même si pour moi, il semble beaucoup plus dangereux de continuer consommer de la nicotine ou un autre produit pour la remplacer afin de s’en débarrasser. Il est en effet toujours dommageable de remplacer une addiction par une autre.
J’ai toujours pensé qu'il valait mieux trancher dans le vif. C'est comme en amour: les fois où des relations se passaient mal, j'ai toujours préféré y mettre fin brutalement et d’un coup, quitte à souffrir fortement, que de vouloir tenter de recoller les morceaux de quelque chose qui était déjà cassé. Essayez de recoller les morceaux d’un vase. Même avec toute la minutie possible et imaginable, il restera toujours une trace du dégâts, si infime qu’elle soit...
Cela reste mon opinion et mon choix, concernant la cigarette et le sevrage tabagique.
Elle n'est imposable à personne, et je respecte toutes les formes de méthode pour arrêter de fumer, pourvu qu'elle fonctionnent au final.
Donc, comme je vous l'ai si bien dit, j'avais décidé moi, le 13 août dernier, de stopper la cigarette et cela sans substitut ni médicaments pour m'y aider.
En revanche, je comptais sur mon entourage, mes amis et ma famille pour m’aider.
Beaucoup de gens m'ont soutenu et j’en avais, je l’avoue, bien besoin. Encore aujourd’hui d’ailleurs.
Mon épouse et mes enfants ont été plutôt à la hauteur. Je les plains car durant les trois premiers jours j’étais vraiment pénible et irascible.
Mais ils m’ont soutenu, ainsiq eu mes autres proches,parents et collatéraux. Et même des amis.
Sans oublier le groupe facebook auquel je participe.
Certaines personnes ont eu une façon de le faire particulièrement surprenante et étrange cependant…
Ainsi, hier, alors que je discutais avec quelqu'un qui est très proche de moi, cette personne, qui a elle-même arrêté de fumer il y a une vingtaine d'années, et qui est maintenant à la retraite, me disait qu’étant donné que je continuais à écrire sur la cigarette, à en discuter et à partager avec des gens sur un groupe Facebook, j'étais voué à replonger dans l’addiction tabagique un jour ou l’autre.
Il m'a expliqué que, pour sa part, quand il avait arrêté, après trois premiers essais infructueux, il avait oublié jusqu'à même le nom de la cigarette et avait tout fait pour fuir les fumeurs et les cigarettes.
Enfin bref, je lui ai rétorqué que c'était sa méthode, mais que pour ma part je n'enfonçais pas ma tête dans le sable, que je savais d'où je venais, qui j’étais (c'est-à-dire un toxicomane repenti), et que je comptais bien me maintenir hors de l'addiction de la cigarette ; mais que, par contre, j'avais besoin de partager les difficultés et avantages de mon sevrage avec tout un chacun, et par tous les moyens à ma disposition, pour évacuer, expulser.
Je n’en veux pas à cette personne que j'aime beaucoup même si j'estime qu’en l'occurrence, tout en affirmant m'apporter un plein soutien, de manière plutôt maladroite, il ne m’a au final que communiqué son manque de confiance en moi… et c’est dommage.
D’autre part, un autre ami, il y a 2 jours, m’a décrété qu’il avait arrêté pour sa part sans rien dire à personne, chose à laquelle je lui ai répondu que, si même j'en parlais, ce n'était pas en disant que je ne reprendrai jamais la cigarette (car on ne sait pas de quoi est fait l'avenir), mais que je ne pouvais pas non plus m’en cacher, étant donné que chaque journée sans fumer est pour moi une grande fierté.
L’un des plus grands bénéfices que je ressens depuis mon arrêt de la cigarette, quand vous arrêtez de fumer, et en particulier sans substituts ni médicaments, c’est que vous ressentez une fierté immense à chaque instant.
Oui, ne pas fumer me rends fier de moi. Fier de ma force, fier de ma résistance, fier de ma liberté nouvellement de nouveau conquise.
A chaque instant de résistance, à chaque cigarette évitée,n à chaque nouvelle journée sans fumer, et c'est peut-être là le plus grand bénéfice de l'arrêt de la cigarette, mon image de moi est meilleure.
De plus, j'ai une meilleure santé, des finances améliorées, en plus d'une meilleure intégration dans la vie sociale, un meilleur respect de moi-même, une confiance en moi retrouvée, une meilleure hygiène de vie, etc… La liste est encore très longue des bienfaits de l’arrêt de la cigarette !!!
Au bout de bientôt un mois, j'ai eu également des personnes qui m'ont fait la remarque que mon visage s'était apaisé, que mes cernes sous les yeux et rides au visage avaient diminuées, et que j'avais le teint bien plus éclatant qu'avant.
Le bénéfice sur la santé est net effectivement. Dès le lendemain de l’arrêt, j’ai cessé de tousser le matin au lever.
Depuis, il est rare que je tousse et, lorsque c’est le cas, il s’agit d’une toux sèche et non plus de la caverneuse toux grasse du fumeur en proie à la bronchite chronique.
Il arrive rarement que je tousse un peu gras, et, dans ces cas-là, si crachats il y a, ils ne contiennent rien d'autre que de la salive transparente.
Je ne m'essouffle plus à l’effort, je respire mieux, et je n'ai plus l'impression d'être un asthmatique en fin de journée.
Quand à mes finances, elles se sont un peu améliorées puisque, au bout de même pas un mois, à j'ai déjà économisé quasiment 400 € sur ce que me coûtait la cigarette avant..
C’est un peu comme un crédit qui s’arrête, mais un gros, et en plus, un crédit qui ne m’apportait rien d’autre que des problèmes de santé et de vie.
Mon message pour aujourd'hui est de vous assurer que si vous arrêtez de fumer, quel que soit le moyen est quelle que soit la méthode que vous emploierez, vous ne pourrez pas éviter ces conséquences:
● Vous serez fier de vous tous les jours (et vous pourrez l'être)
● Vous aurez meilleure mine
● Vous respirerez mieux
● Vous vivrez mieux
● Vous aurez une vie sociale beaucoup plus intéressante
● Vous serez moins angoissé,Vous serez moins stressé
● Vous aurez plus d’argent
etc….
Quand à votre entourage, son rôle est simple:
● accompagner avec bienveillance, soutenir moralement,
● accepter les quelques mouvements d’humeur avec philosophie (c’est provisoire!!!),
● ne pas pousser à l’arrêt
● ne pas juger une reprise ou un faux pas
● ne pas faire peur
● ne pas faire souffrir
● ne pas conseiller de méthode ou autre...
● etc...
* * *
18. La meilleure arnaque!
Lorsque vous arrêtez de fumer, rappelez vous que ce n'est pas un combat, que c’est relativement facile, et que cela ne pourra devenir compliqué que parce que vous vous direz que vous perdez quelque chose en arrêtant de fumer.
En fait vous ne perdez rien ! Vous gagnez tout par ailleurs…
- Ce que vous perdez: RIEN DU TOUT
- Ce qui va vous manquer: RIEN DU TOUT
- Ce qui est indispensable à votre vie et que vous n’aurez plus: RIEN DU TOUT
Quelques uns des gains de cet arrêt: meilleure souffle, meilleure santé, meilleure respiration, meilleure haleine, meilleur teint, meilleure confiance en soi, meilleure estime de soi, plus d’argent, moins de stress, moins de contraintes, etc...
Beaucoup de fumeurs, hélas, se persuadent tous seuls qu'arrêter de fumer est difficile, compliqué, et qu’ils vont souffrir et être malheureux. C’est ainsi qu’ils jettent l’éponge, ou arrêtent peu de temps avant de reprendre, ou encore se gavent de divers substituts ou/et de nourriture pour compenser.
Mais compenser quoi???
La nicotine, quand elle manque, c’est sur une durée de 3 jours à 3 semaines environ. Après, le corps l’a éliminée… La sensation de manque de nicotine ressemble le plus souvent à un étourdissement, une impression d’évoluer dans le coton, le brouillard, une envie irrésistible de fumer pour avoir sa dose… La sensation s’approche de la faim puissante, quand on est affamé.
Souvent, cette période entraîne mauvaise humeur, mauvais contrôle de ses nerfs, donc l’entourage peut un peu souffrir...
Mais au bout de 3 à 4 semaines maximum, selon les personnes, on en a plus besoin! On est désintoxiqué de la nicotine !!!
La dépendance psychologique, elle, est beaucoup plus pernicieuse et durable, par contre. Elle peut durer des semaines, des mois voire des années, parfois toute la vie…
Elle ressemble un peu à celle à la nicotine avec les symptômes physiques en moins…
En revanche si on lui cède, même une seule fois, on relance la première (nicotine) et TOUT EST A REFAIRE !!!
Donc, ne JAMAIS REPRENDRE UNE CIGARETTE. Même pas une “petite cigarette” ou une “taf”. Rien du tout.
Comme les alcooliques repentis: on y touche plus du tout !!!
Pour les personnes usant de substituts à base de nicotine (gommes, chewings gums, bonbons, patchs, cigarettes électronique avec produit à ,la nicotine,...), il faut savoir que leur arrêt n’est au fond qu’une illusion: car ils maintiennent la dépendance nicotine.
Quand ils finissent par tout arrêter, ils auront fourni bien plus d’efforts que ceux ayant arrêté sans rien. On doit respecter leur choix. Mais je ne peux pas, personnellement, conseiller cette méthode.
C'est cela la plus grande escroquerie de la cigarette, que j’ai appelé la meilleure arnaque car en fait, il n'y a rien d'autre à faire que d'arrêter de fumer, c'est même tout à fait naturel. Mais tout dans la société nous pousse à croire le contraire.
Les publicités pour le tabac, les héros de films qui fument, la dernière volonté des condamnés à mort (une dernière cigarette), etc…
C’est une ESCROQUERIE, une ARNAQUE! On vous lave le cerveau, on vous conditionne le subconscient!
Ne cédez pas, affranchissez vous !
il y a tout un tas de gens qui se remplissent les poches d'argent à grands coups de nouveaux remèdes pour aider à l'arrêt de la cigarette alors qu'en fait, il suffit simplement de s'enlever de la tête que celle-ci est nécessaire est importante.
La cigarette n'est ni importante, ni nécessaire pour vivre.
c'est en réalité exactement le contraire mais c'est cela la grande escroquerie du tabagisme.
Au 28eme jour de sevrage, je fais un petit bilan: hier et avant hier, deux jours à tousser gras et cracher (mais pas de glaire, tout transparent, crachats propres). Je pense que mes poumons se nettoient.
Mon teint s’est éclairci, mes cernes sous les yeux ont diminué.
Je me prends à avoir pitié des fumeurs.
Je ne les envie pas.
Jamais.
Je n’ai pas envie de fumer mais des fois ça me casse les pieds (dépendance psychologique) alors je dois lutter contre la sensation de manque. J'écris, je médite, je réfléchis, je photographie, je bricole, je bosse…
Envie de fumer? Non.
Manque: ben oui mais cela c’est normal.
Est ce gérable: Oui, avec un peu de bonne volonté.
Est ce que ma vie est moins belle sans cigarette? Pas du tout, bien au contraire, elle est meilleure !
* * *
19. Conditionnement et déconditionnement
Au risque de me répéter (et d'ailleurs je le fais exprès car comme nous sommes conditionnés et que nos cerveaux ont été lavés, le meilleur moyen de lutter contre le lavage de cerveau du tabagisme reste encore de radoter pour obliger le subconscient à changer d'opinion) personne n'a besoin de la cigarette pour vivre et elle ne peut donc pas manquer.
C’est même le contraire. On vit bien mieux sans elle.
Pour revenir sur le lavage de cerveau subi par les fumeurs, et d'ailleurs aussi les non-fumeurs (sauf que les premiers en ont été victimes et pas les seconds), un tel lavage de cerveau, qui est énorme et d'une puissance sans nom, ne peut-être contrecarré que par un reconditionnement du subconscient.
C'est pourquoi il faut appliquer la méthode Coué pour se dire des choses tellement évidentes que celles ci...:
. Fumer est une maladie,
. Les fumeurs sont des malades et des toxicomanes
. La cigarette n'apporte rien de bon c'est même tout le contraire
. Le tabac est dangereux pour la santé et coûte cher
. Fumer ne permet pas du tout de lutter contre le stress et c'est même l'inverse.
. Fumer isole les fumeurs et les mets en marge de la société
. fumer ne calme pas et ne détends pas, c'est même exactement le contraire : la nicotine est un excitant
. Lorsqu'on arrête de fumer, on a pas besoin de tabac et donc on peut s'en passer sans difficulté
. C'est la société qui veut nous pousser à nouveau à fumer et c'est contre cela qu'il faut lutter
. Les bienfaits de l'arrêt de la cigarette sont multiples aussi bien sur la santé, sur l'argent, sur le bien-être, sur la confiance en soi, et sur le respect de soi...
C'est pourquoi toutes les personnes ayant arrêté de fumer n’ont absolument rien à regretter.
Nous n'avons rien à regretter.
Nous n'avons pas à envier les fumeurs et se sont bien souvent plutôt eux qui nous envient, car ils aimeraient bien pouvoir arrêter aussi facilement que nous.
C'est pourquoi, encore une fois, même si je respecte toutes les méthodes, je conseille de ne pas employer de substituts pour éviter de faire durer la désintoxication psychologique.
Une personne ayant arrêté depuis quelques semaines sans substituts, cela équivaut au travail d'une autre qui aura pris des substituts pendant 6 mois à 1 an. Car il convient de ne pas oublier que le jour où cette personne veut stopper ces substituts, elle se retrouve de nouveau avec, hélas, un manque nouveau (substitut) qui risque de lui donner l'envie de fumer à nouveau,... et contre laquelle il lui faut lutter de nouveau...
On ne fait pas arrêter les gens de fumer à coup de campagnes anti tabac (le fumeur passe outre), ou de peur (le fumeur culpabilise, stresse, et fume encore plus), ou même de promesses d’argent économisé (le fumeur est prêt à ne plus profiter de rien pour fumer: c’est un drogué!)
Pour moi, bien que très louable, cette problématique n'est erronée...
Je m'explique: Tout vrai fumeur est prêt à se priver de tout pour fumer...
La motivation de gagner de l'argent pour se récompenser n'est pas un motif d'arrêter.
Pour arrêter il faut se poser les bonnes questions.
Il faut chercher ce qu'apporte le produit..
Le bénéfice de ce produit et ses avantages..
Évidemment il n'y en a aucun puisque c'est juste une drogue.
Et les fumeurs, eux, sont les malades... des malades... Ses toxicomanes..
Lorsqu'on a bien pris conscience que la cigarette n'apporte rien de bon à personne, qu'on en a pas besoin pour vivre et qu'elle n'a, au final que des désagréments et désavantages, alors on est prêt à ne plus fumer.
Des économies viennent ensuite mais les choses se font naturellement.
Au final on ne peut pas vraiment parler d'économie mais plutôt de niveau de vie qui change.. qui s’améliore… comme la santé et le reste… la confiance en soi, le bien être, le sommeil, etc...
Au final, avant de constater ces changements, les anciens fumeurs constatent surtout les améliorations de leur état de santé.
Et aussi de leur qualité de vie.
Sans oublier le gain de temps: une cigarette fumée c’est 10 minutes environ. 10 cigarettes reviennent donc à 100 minutes perdues soit 1 heure et demi… Un paquet, cela coute presque 3 heures…. Alors…. Le temps c’est de l’argent, non ?
Voilà pourquoi je pense qu'il ne faut pas se focaliser sur les raisons (certes pourtant très objectives) suivantes pour arrêter:
- Gagner/économiser de l'argent
- regagner du temps de vie
- améliorer sa qualité de vie
- avoir une meilleure santé
- être plus sûr de soi
- gagner confiance en soi
- être moins stressé
- avoir plus de temps
- etc..
Pour arrêter, il faut vraiment se concentrer sur l'addiction psychologique plus que sur tout le reste.
Il faut se répéter en boucle:
- Je n’ai pas besoin de fumer
- Fumer n’est pas naturel
- On m’a lavé le cerveau
- La cigarette est une arnaque
* * *
20. Le bon raisonnement
Souvent les fumeurs se posent les questions suivantes “quand vais je être libéré de la dépendance”, “quand vais je arrêter de penser à la cigarette”, etc… et attendent un seuil qui devrait miraculeusement les libérer de toute addiction au tabac...
Il ne faut surtout pas raisonner ainsi. Le risque, c’est un 'échec cuisant et la déprime qui ira forcément avec.
Le seul raisonnement efficace, c’est de se dire que L’ON N'AS ABSOLUMENT AUCUN BESOIN DE FUMER !
Ne pas attendre de miracle, ou de délai "raisonnable" pour que subitement on ai plus envie de fumer.
Il faut arrêter, et ne plus jamais fumer, c'est tout.
Dès la dernière cigarette écrasée, le fumeur est PASSÉ à AUTRE CHOSE: il est devenu un NON FUMEUR.
Il ne faut surtout pas que le fumeur repenti sois convaincu d’avoir fait un gros effort, un sacrifice énorme…. En fait, il n'a rien perdu, et tout gagné !
Bien sur que l’ancien fumeur va connaître des déprimes... des coups durs... et des joies.... des jours avec et des jours sans… des bonnes et des mauvaises nouvelles… des moments de stress intense et d’autres de bonheur..
Mais à aucun de ces moments il ne lui est nécessaire de fumer!!!
Avant de fumer, il n’en avait pas besoin et il affrontait tout ça très bien.
Les autres non fumeurs vivent une vie avec de même moments de bonheurs ou/et de malheurs…. Ils n’allument pas de cigarettes pour autant !!!
Même en fumant on a les MÊMES problèmes et bonheurs. La cigarette n’arrange rien, elle n’adoucit pas la douleur, et ne permets pas de supporter les problèmes…
Elle se contente de combler un vide qu’elle a elle même causé!!!
Ceux qui la croient miraculeuse restent dans leur conditionnement psychologique et, hélas, souvent, replongent!!!
Soyez forts, passez à autre chose: votre vie va devenir merveilleuse et douce, vous aurez bien plus de temps pour vous et les vôtres, bien moins d'angoisses (l'attente de la prochaine clope, la hantise de plus en avoir, le tabac fermé etc...), vous pourrez embrasser votre conjoint(e) sans culpabiliser de votre haleine fétide, vous aurez plus (+) de sous, votre santé va s'améliorer (et cela c'est immédiat!), bref....
Le seul délai existant est celui de l'élimination totale de la nicotine (maximum 3 semaines) de l'organisme.
Pour la dépendance psychologique, c'est UNIQUEMENT VOUS qui VOUS PUNISSEZ EN FUMANT !!!
Et jamais "juste une petite taf ou clope",vous ne ferez que relancer la machine diabolique…, remettre de la nicotine dans votre organisme qui va du coup en redemander, et là, le cercle infernal redémarrera !!!
Une fois l’arrêt réalisé, vous vous serez affranchi de l’esclavage tabagique, évadé de votre addictive prison, vous aurez résisté à cette fantastique escroquerie, à ce lavage de cerveau organisé, alors ne vous faites surtout pas avoir de nouveau!!!Un homme / une femme averti(e) en valent deux !!!
Hauts les coeurs, vous serez devenu une autre personne, un NON FUMEUR, un MERVEILLEUX non fumeur !
La peur tout comme la culpabilisation, les menaces et brimades, les campagnes anti tabac et autres leçons de morales, les injonctions à ne pas jeter l'argent en fumée, les promesses de voyages et économies, ....
Bref... Rien ne sera efficace sur le fumeur.
Devant les hôpitaux, services de chimio, c'est là qu'on trouve le plus de mégots écrasés et de cendriers remplis.
Ici on est encore dans l'illusion, le lavage de cerveau du fumeur, auquel on fait croire que lorsqu'il stresse, la cigarette va tout arranger....
Alors que c'est exactement le contraire et que la cigarette ne fait que combler un vide qu'elle a elle-même créé...
Donc en fait le problème c'est que, quand le fumeur stresse, pour le cancer ou les conséquences de ses actes (fumer), ça lui donne envie de fumer car le lavage de cerveau qu'il a subi l'a convaincu que la cigarette va calmer son stress… Hélas...
Seul moyen de stopper: se répéter, se persuader que la cigarette est une saloperie, une merde dont on s'est débarrassé, et qu'on en a ni besoin, ni envie...
Vous n’avez nullement besoin d'une béquille (substituts nicotiniques ou autres) pour avancer.
Dès la dernière cigarette écrasée, vous serez devenu un merveilleux non fumeur.
Votre vie va devenir bien plus intense et bien plus intéressante.
Je vous invite à vous faire des compliments tous les jours devant votre miroir.
Surtout n'en allumez plus jamais, et n'en touchez plus jamais une.
Vous ne méritez pas de vous punir en fumant! Personne ne le mérite!
Vous ne méritez pas d'ingérer de nouveau de la nicotine qui risquerait de vous faire reprendre la cigarette, même par d'autres moyens, car vous vous infligerez alors encore une nouvelle auto punition.
Regardez! Ouvrez les yeux!
Voyez la belle vie qui s'ouvre devant vous...
* * *
21. Impairs et manque
1- Et le manque ?
Un mois est passé depuis le début de mon sevrage.
Évidemment, par moments encore, je ressens un grand vide. Je sais ce qu'il est, je l'ai identifié :
c'est le manque psychologique...
Mais ça passe en quelques minutes, maxi un quart d'heure..
Et ça va diminuer dans le temps, cela est certain...
Le chemin est encore long mais je suis terriblement fier de moi... Tellement.. pour la première fois depuis bien longtemps...
Je sens une telle confiance en moi...
Il y a vraiment longtemps que ça m'était pas arrivé.
Pourtant je n'ai pas de quoi rougir dans la vie.
Alors oui, il faut prendre son mal en patience et rassembler toutes ses forces pour résister à toutes les sollicitations du manque de nicotine pendant les trois premières semaines et surtout les trois premiers jours...
Mais ensuite, une fois le produit chimique totalement évacué de l'organisme, il reste le pire, la dépendance psychologique, qui peut durer ensuite pendant les mois et années qui suivent..
Au regard de la santé, je ne sais pas s'il est pas déjà trop tard et si je n'ai pas déjà contracté une sale maladie qui me ronge le corps... Je le saurais bientôt sans doute... ou pas.
Mais de toute façon, rien que le bien-être physique que je ressens au quotidien justifie pleinement l'arrêt total.
Au vu de la quand même raisonnable facilité avec laquelle je suis passé de 30 cigarettes par jour pendant 35 ans, à zéro, j'en arrive à me demander pourquoi je n'ai pas arrêté plus tôt ?
La seule réponse que j'ai, c'est que je n'avais jamais eu le véritable déclic.
Toutes les tentatives que j'ai fait dans le passé l'ont été avec des substituts.
Je pense, et je ne cherche à blesser personne, que malheureusement, quand on compense avec autre chose l'absence de cigarettes, on a pas un arrêt de la cigarette qui vient du plus profond de soi....
Mais qui est plutôt dicté par des circonstances de la vie : la peur de la maladie, le besoin d'argent, le respect de soi-même ou de sa famille, etc... ou plusieurs de ces raisons...
Sans que pour autant ce ne soit vraiment dicté en premier par le besoin de s'affranchir de cet esclavage..
C'est pourquoi c'est souvent voué à l'échec et les pauvres fumeurs qui agissent par ces raisons et moyens finissent le plus souvent, hélas, par recommencer à fumer un jour ou l'autre...
J'ai fixé souvent des dates pour l'arrêt de la cigarette sans jamais les respecter, jusqu'au jour où je me suis décidé : "demain j'arrête"..
C'était le 12 août 2019, et depuis le 13 août 2019, je n'ai plus fumé.
Je dis pas que le sevrage a été facile mais l'arrêt total lui, si.
Le sevrage présente quelques complications car parfois, effectivement, il y a un peu de manque.
Mais c'est tout à fait supportable si on se met en condition dans la tête pour y résister et ne surtout pas céder.
Il faut avancer jour après jour car chaque journée passée est une journée de gagnée sur la cigarette.
Ne jamais regarder en arrière et ne jamais regretter.
C'est en cela qu'arrêter de fumer finalement c'est facile.
2- Et le temps ?
On a tendance à ne pas se rendre compte que, chaque fois qu'on fume une cigarette on passe au moins 10 minutes loin de ceux qu'on aime.
Si on fume 20 cigarettes par jour, c'est 20 fois 10 minutes, c'est-à-dire 200 minutes, c'est-à-dire 3h20. Plus de 3 heures de temps perdu, à ne rien faire d'autre que de s'envoyer des produits chimiques et des poisons dans le corps, et à ne profiter ni de sa famille, ni de ses amis, ni de sa vie.
On paye cher pour perdre du temps.
Et le temps étant de l'argent, je ne vous dis pas les pertes au final !!!
Autant de temps perdu uniquement pour se détruire la santé et, en plus en payant le prix fort...
Quel privilège...
Depuis que j'ai arrêté, s'il y a bien une chose que je remarque, c'est que j'ai bien plus de temps à consacrer à mes proches..
3- Et le sommeil ?
Tout le monde réagit un peu différemment au sevrage.
Le sommeil est souvent une cible parfaite pour notre subconscient, celui qui réclame la cigarette et qui est persuadé que c'est un produit bon et magique…
Il a subi le lavage de cerveau et c'est lui qui vous rappelle des années après l’arrêt encore...
Il est certain que si on dit aux candidats au sevrage que ça va être l'enfer des nuisances on aura du mal à convaincre les gens de stopper leur tabagisme..
Alors on explique que la nicotine est totalement évacuée du corps au bout de trois semaines.
C'est exact.
Mais, s'il est vrai qu'au bout de 3 semaines la dépendance chimique est dissipée entièrement, il ne faut pas attendre de miracle.
Au bout de quelques temps de sevrage, le fumeur va avoir une petite révélation sur la bêtise qu'il a eu de fumer toutes ces années, et de ne pas arrêter avant alors que c'était à sa portée.
Car maintenant, il se rends compte que c'était à sa portée.
Ce qui lui semblait impossible hier est en fait beaucoup plus facile qu'il ne le croyait et donc, il a maintenant des regrets de ne pas l'avoir fait avant.
C'est cela l'intense révélation, au bout de quelques semaines, trois environ.
Mais il n'y aura pas de jour où, miraculeusement, il se lèvera et n'auras plus aucune envie ni manque ni séquelle de ces années de fumage et de ce sevrage.
La vérité, c'est qu'il va encore avoir des moments de souffrance, mais qui vont sûrement aller en s'atténuant au fil du temps pour, peut-être, disparaître quasiment complètement dans quelques années.
Il ne peut pas y avoir une absence totale de conséquences car le fumeur a absorbé pendant des années un poison mortel.
Mais il doit se réjouir car aujourd'hui, son corps est en train de se nettoyer complètement, même si ça va lui prendre des mois et des années pour le faire.
Toutes les bonnes nouvelles sensations qu'il ressent en ce moment ne sont rien de plus que celles que les non-fumeurs ont toujours connu.
Il a fait le plus dur et maintenant il lui suffit simplement d'être plus fort que la drogue.
J'y crois pour les futurs candidats au sevrage , comme j'y crois pour moi.
Pour le sommeil, en attendant un retour à la normale, quelques pistes :
● se détendre et attendre le sommeil
● faire de la relaxation guidée (audio/vidéo)
● faire du yoga
● se lever et lire un bouquin ou regarder un film et se recoucher plus tard
● prendre une bonne tisane ou verveine
● prendre de l'homéopathie à petites doses
● etc...
Et surtout :
Prendre son mal en patience, ne pas céder à l'addiction et ne PLUS JAMAIS FUMER, même pas « une seule petite cigarette » ni « une seule petite taf »
22. Stress, angoisses,
paniques, bonheurs,… que faire ?
Nous avons tous des moments dans la vie de joies intenses, et d'autres bien moins agréables...
Nous devons faire face à des difficultés et bonheurs, qu'ils soient physiques, financiers, moraux ou simplement relationnels.
En fonction de la force des événements, un « rappel d'addiction » d'importance peut être généré.
Qu'est ce que j'appelle un « rappel d'addiction » ?
C'est tout simplement le(s) moment(s) où votre cerveau, (subconscient), vous relance sur la demande d'une cigarette.
Il envoie cette envie alors même que vous n'avez plus besoin de nicotine car elle a été éliminée de votre organisme peu après l'arrêt...
C'est cela un « rappel d'addiction ».
Stress, déprime, agacement, énervement, coups durs, et.... cigarette Beaucoup de personnes souffrent d'angoisses, de stress, d'attaques de paniques, etc... dans notre société.
Lorsque les gens souffrent de stress, d'angoisses, d'attaques de paniques, de dépression, etc... ils trouvent souvent le réconfort, soit dans des médicaments, soit dans des activités physiques et sportives, soit des activités ludiques ou artistiques, ou encore dans des solutions médicamenteuses, la drogue, l'alcool, le tabac, etc... et parfois plusieurs de ces choses-là....
Pour ma part je me contenterai de me concentrer sur l'emploi de la cigarette pour lutter contre le stress.
La plupart des fumeurs, lorsque vous leur demandez pourquoi ils fument (j'en ai fait partie) vous répondent que ça les détends, leur diminue le stress, les aide à supporter les difficultés et l'adversité.
Dans les moments de stress, la plupart des fumeurs fument bien plus que d'habitude et parfois même cigarettes sur cigarettes.
Alors avant même de discuter de mon cas personnel, il faut analyser l'effet de la cigarette sur les anxiété et sur le stress : Il est totalement NUL !!!
Et oui, c'est une croyance erronée la cigarette ne permet pas du tout de soulager le stress, l'anxiété, la panique, et les angoisses...
La cigarette se contente d'amener une petite dose de nicotine au cerveau, ce qui le rend heureux : il en redemande.
C'est ainsi que l'addiction se crée puisque le cerveau a besoin d'une petite dose pour être content.
La vérité, c'est que les non fumeurs n'en ont pas du tout besoin.
Celui qui fume en a besoin uniquement parce que la cigarette a créé cette demande qui n'existait pas et qu'elle est seule à pouvoir satisfaire réellement.
Retour d’expérience personnelle :
Cela fait un peu plus d'un mois que j'ai cessé de fumer, totalement et sans substituts.
Hier, j'ai subi un stress extraordinaire, d'une puissance sans nom.
Et comme souvent quand on a des coups durs, ils viennent sur tous les fronts : tout arrive en même temps, que ce soit le travail, la fatigue, la santé, les relations humaines, les insomnies, etc...
En plus en période de sevrage on dort souvent mal.
Durant toute les moments de “coups durs” et, en particulier, quand on est à leur apogée, on ne pense qu'à fumer.
C'est du moins ce que l'on croit.
Ainsi hier, lors de ce stress et agacement, j'ai fait face courageusement à ce « rappel d'addiction ».
Pour ne rien arranger, j'ai des voisins qui fument beaucoup, presque toute la journée.
Donc pendant tout le temps où j'étais au plus mal, je sentais l'odeur de cigarette rentrant chez moi par le balcon.
Mais je n'ai pas changé d'avis, acheté des cigarettes, ou fumé : je n'ai pas cédé.
De toute façon, j'avais clairement identifié que je n'avais pas spécialement envie d'une cigarette.
C'était juste un rappel de l'addiction.
C'est assez difficile à expliquer : la cigarette me dégoûte toujours depuis que j'ai arrêté. Je sais qu'elle a mauvais goût, je sais tout les effets négatifs qu'elle a sur moi (mauvaise haleine, teint blafard, dents entartrées, respiration sifflante, essoufflement, toux caverneuse, crachats chargés, odeurs de cendrier froid de mes affaires et vêtements ainsi que sur moi, etc...
Je sais aussi tout ce que j'ai gagné en arrêtant de fumer : meilleure santé, bien être, confiance en soi, temps libre, respect de soi, argent, etc...
Mais dans un moment de manque, de rappel d'addiction par mon subconscient, c'est juste une petite voix qui dit « une cigarette te ferait peut-être du bien ».
Il est évident que ce n'est pas le cas et que cette voix ne doit surtout pas être écoutée.
Cette voix n'est que la voix de l'addiction à la nicotine et à la cigarette.
En fait, en vérité, on subi «un « rappel d'addiction » comme je l'explique plus haut.
C'est tout simplement le cerveau qui, même si on a plus de nicotine dans le corps (éliminée les premiers jours du sevrage), pour satisfaire notre subconscient, nous rappelle à notre addiction car il espère qu'en prenant de la nicotine, on fera diminuer le stress.
Bien évidemment, il n'en n'est rien, et dans ces moments-là, il faut absolument éviter le piège.
Les autres pièges générant des rappels d'addiction :
De manière similaire, quand on se lève le matin et qu'on pense à la cigarette qu'on fumait avant ou, quand on se réveille au milieu de la nuit et qu'on a très envie d'en griller une, c'est exactement la même chose... Mais d'une autre manière...
Le seul moyen dans ces moments-là, c'est de se dire que tout ça est dans la tête et de penser à autre chose ou de se concentrer sur autre chose.
Je ne vous conseille pas non plus, à vous qui avez arrêté de fumer, de prendre autre chose.
Que ce soit de l'alcool, de la nourriture, ou des médicaments.
Car la sensation désagréable de manque va vite disparaître pourvu que vous restiez calme et buviez de l'eau si besoin.
La sensation de manque dans les moments de stress ne dois absolument pas aboutir à un recours à la cigarette pour les personnes ayant arrêté de fumer.
Ne jamais oublier, que lorsqu'on a arrêté de fumer, même depuis très peu de temps, on a déjà fait le plus dur.
Et qu'il faut impérativement rester ferme en tous temps, sur ses gardes face à ces rappels d'addiction, et ne jamais diminuer ses efforts.
Il faut absolument s'interdire tout faux pas, tout apport nouveau de nicotine qui risquerait de relancer l'addiction.
Le fumeur qui a arrêté est passé à autre chose.
Il a changé de vie.
Il ne prend plus de nicotine car il en a pas besoin pour vivre et qu'il l'a compris.
Il a bien compris aussi que la cigarette n'est qu'un poison, et la seule chose qui le surprends, c'est d'avoir mis aussi longtemps à le comprendre et de n'avoir pas décidé d'arrêter bien avant.
Malgré tout le fumeur repenti est quelqu'un qui reste fragile et qui doit toujours rester sur ses gardes pour éviter de céder à la tentation que le subconscient de son cerveau va lui envoyer régulièrement.
C'est le cas lors de moments heureux (fêtes, bon repas, occasions mondaines, relations amoureuses, etc...) et difficiles (stress, angoisse, panique, dépression, etc...)
Rappels sur la cigarette :
Pour bien comprendre que la cigarette et un produit infect, il suffit de comparer les cigarettes vendues en pharmacie (aux plantes) qui n'ont pas de nicotine.
Je suis certain que vous en avez déjà essayé et que vous avez trouvé ça dégoûtant.
Le tabac de la vraie cigarette n'est en rien différent de de ces produits, et tout aussi dégoûtant qu'eux. À ceci près sauf qu'il contient de la nicotine (qui provoque la sécrétion en dopamine du cerveau, celui-ci assimilant du coup cela à une sensation de récompense agréable - pendant quelques instants - il en redemande).
Enlevez la nicotine de la véritable cigarette et vous obtiendrez un produit qui n'a aucun goût agréable et qui, tout comme sa cousine aux plantes achetée en pharmacie, est même totalement dégoûtant.
Il n'y a donc qu'une autre conclusion possible : lorsque vous avez un mauvais coup du sort, une mauvaise période, un grand moment de bonheur, etc... et que vous subissez un rappel d'addiction, ne cédez pas !
Aussi puissantes que ce soient les sensations que vous ressentez, aussi graves les malheurs qui vous arrivent, vous devez y faire face !
Les non fumeurs ont exactement les mêmes difficultés et subissent eux aussi leur lot de malheurs, bonheurs, événements, stress, angoisses... Pourtant ils ne fument pas quand cela leur arrive.
Ils ne sont pas plus courageux que vous.
Ils ne sont juste jamais tombés dans le piège de la cigarette.
Physiquement, votre corps n'a pas besoin de cigarettes, rappelez le vous ! C'est même tout le contraire.
Vous n'avez donc pas à lutter contre l'envie de fumer pour calmer votre stress mais vous avez juste à lutter contre l'envie de fumer liée à l'addiction qui était la vôtre.
Il est très important de comprendre cette nuance.
La cigarette n'est pas du tout le produit merveilleux que votre subconscient essaie de vous faire accepter mais au contraire un produit dangereux, toxique et dégoûtant dont vous n'avez absolument pas besoin.
Lorsque vous avez arrêté de fumer, ne doutez plus jamais de votre décision : elle a été l'une des plus intéressantes de votre vie. Vous avez enfin écouté la voix qui vous disait de prendre soin de vous et de vous respecter.
Vous êtes maintenant un non fumeur : laissez tomber l'envie de cigarette.
Vous aurez encore des rappels de cette addiction.
Vous en aurez aussi bien dans les moments de stress que dans ceux de bonheur, dans les difficultés comme les joies, quand vous serez au restaurant ou dans des réunions événementielles, lorsque vous serez en vacances comme au travail, etc...
Il vous faudra simplement, à chaque fois, vous dire que la cigarette ne vous apporte rien de plus. Bien au contraire, elle vous enlève beaucoup, et vous pourrit la vie énormément.
Ne jamais y céder ni faire la moindre erreur d'en prendre, ne serait-ce qu'une « petite taf » ou une « petite cigarette » car il n'y a ni « petite taf », ni « petite cigarette »...
Il n'y a que des cigarettes toxiques, dangereuses, qui forment la plus terrible et mortelle addiction possible imaginable.
Alors, soyez forts !
* * *
23. le temps c'est de l'argent
Au delà de la santé, de l'argent, ce dont on parle très peu, c'est du gain de temps quand on arrête de fumer..
1- comment devenir fumeur ?
Il faut savoir qu'on ne naît pas fumeur mais qu'on le devient.
Au final, fumer n'est pas du tout naturel et c'est même exactement le contraire.
Peu importes les raisons amenant le fumeur à commencer, qu'elles soient sociales, que ce soit par des amis, par défi ou par goût pour l'inconnu ; un jour le fumeur va consommer sa première cigarette.
Celle-ci va le dégoûter au plus haut point, mais il va se sentir obligé de réessayer pour arriver à le faire comme les autres fumeurs.
Il ne va pas se rendre compte que, de ce fait, il a déjà mis le pied dans le piège, et qu'il ne va pas arriver à s'en sortir facilement de sitôt...
Il croit de bonne foi que, vu que la cigarette c'est dégueulasse, il n'aura jamais aucun problème à arrêter. Et il se prend à ne pas comprendre tous ces gens autour de lui qui disent que c'est tellement difficile d'arrêter.
Il est effrayant de se rendre compte de ce qui sépare les non-fumeurs des fumeurs.
Ainsi, les premiers on connu toute leur vie le bonheur de ne pas s'intoxiquer et de ne pas perdre le moindre sous dans de la fumée toxique et nocive.
Les non-fumeurs ont réussi à éviter le piège, soit parce qu'ils étaient moins bien conditionnés, ou simplement que leur organisme n'a jamais pu supporter la cigarette et qu'ils ont eu le bonheur de ne pas arriver à se contraindre à fumer.
Il ne faut pas oublier, il faut même souligner, que lorsque vous commencez à fumer, vous ne vous faites pas plaisir mais vous vous obligez à fumer en vous disant que vous devez y arriver, comme les autres fumeurs.
C’est d'ailleurs pour cette raison-là que la plupart des gens qui commencent à fumer toussent, crachent, ont la nausée, mal à la tête, etc… car leur corps refuse la cigarette qui est un produit dégoûtant. C’est un réflexe du corps d'autodéfense contre le poison.
Le non fumeur, lui, a eu le bonheur de ne pas y arriver.
Hélas, le pauvre fumeur a réussi, après moultes efforts, à entrer dans la “digne” catégorie des fumeurs, et a “gagné” le droit de détruire sa santé tout en s'appauvrissant au maximum, et en se préparant à des milliers de souffrances diverses et variées, sans oublier le rejet les autres personnes de la société.
2- le temps gagné fait partie des avantages liés à l'arrêt de la cigarette
Il est important de rappeler les principaux avantages de l’arrêt de consommation de cigarettes et de tabac.
Lorsque l'on arrête de fumer, on stoppe l'approvisionnement du cerveau en nicotine, et, une fois le sevrage de ce produit terminé, dans un délai compris entre 3 jours et 3 semaines environ, il ne reste plus que la dépendance psychologique.
Ce n'est malheureusement pas la plus facile car elle peut perdurer pendant des années et qu'elle est très insidieuse: les rappels d'addiction sont fréquents (vous reporter au chapitre précédent).
Dès le premier jour de l'arrêt de la cigarette, le fumeur se rend compte d'une différence flagrante: il s'aperçoit qu'il tousse moins voir plus du tout.
Lorsqu’il tousse, il constate que ça toux est sèche et non plus grasse.
I est de plus en plus rare qu’il crache et, lorsque cela arrive, les crachats sont plus clairs qu'avant.
Dès les premiers jours du sevrage, le teint de son visage et de sa peau s'éclaircit déjà un peu. Son odorat et goût, ainsi que ses principaux sens reviennent peu à peu à la normale. Même le toucher commence à s’améliorer: les doigts qui étaient jaunis par la cigarette reprennent une couleur normale.
La respiration devient plus apaisée, plus tranquille, plus normale.
Le fumeur ronfle beaucoup moins la nuit.
Même si le temps du sevrage et pendant quelques temps encore, il peut souffrir de problèmes de sommeil, d'insomnies ou de réveils nocturnes, il n'empêche que sa qualité de sommeil lorsqu'il dort est bien meilleure.
Il se lève beaucoup plus reposé qu'avant beaucoup moins courbaturé.
Tous ces avantages sur le corps sont visibles.
La voix du fumeur redevient normale, moins rauque.
Il y a également beaucoup de choses qui ne se voient pas mais qui se passent à
l'intérieur du corps=
Tout d'abord physiquement
En matière de cholestérol : certaines études on prouvé que le bon cholestérol va se fabriquer beaucoup plus facilement et beaucoup plus rapidement lorsque l’on ne fume plus ; alors que les variations sur le mauvais cholestérol sont inexistantes. Croyez moi, c'est une très bonne nouvelle.
La cigarette a pour effet d'empêcher le sang de s'oxygéner correctement et de provoquer des difficultés de cicatrisation et autres sur le corps: ces problèmes commencent à se résoudre.
Les poumons commencent, dès le lendemain de l'arrêt de la cigarette à se nettoyer ; tout le corps commence à expulser le poison, les goudrons, et autres produits joyeusement amenés par la cigarette.
Du point de vue psychologique
Le cerveau, quand à lui, a très bien compris la nocivité de la cigarette et, en conscience, vous êtes en capacité de résister sans difficulté. Vous avez bien compris et assimilé que la cigarette vous tue, qu’elle vous empoisonne, et qu’elle n’a que des désavantages.
Le problème reste votre subconscient. Cette petite voix qui prend le relais la nuit lorsque vous dormez et qui, la journée, tente de vous influencer.
Cette partie de votre mental, ce que Freud appelle le surmoi, c'est elle qui est conditionnée et c'est elle qui est addict à la cigarette.
Ici on ne parle pas de nicotine mais bel et bien de cigarettes.
Votre subconscient a été “lavé”. Il est la première victime de cette escroquerie, de ce lavage de cerveau organisé.
Il est aussi le plus difficile à déprogrammer.
Il croit que c'est bon, que c'est merveilleux, que c'est agréable, de fumer.
Et il va tout faire pour vous en convaincre: au moindre stress, à la moindre contrariété, au moindre le bonheur, il va vous envoyer des signaux…
Par exemple: “allez, vas-y, fume une petite cigarette”
Il ne faudra surtout pas l'écouter car, si vous écoutez votre corps (conscient et organisme) seulement, vous vous apercevrez que, même si vous avez une sensation d'envie de cigarette, et bien vous n'êtes absolument pas malade et que vous pouvez tout à fait il résister sans difficulté.
Le seul problème est que les fumeurs, lorsqu'ils craquent, écoutent cette petite voix qui, de manière insidieuse, va essayer par tous moyens de les faire fumer.
Qui contrôle le sommeil? Le subconscient.
Il en profite et c’est là, lorsque vous êtes le plus fragile, qu’il va tenter de vous faire chuter… Lorsque vous vous réveillez la nuit, déprimé et avec envie de fumer, vous avez compris à qui vous le devez…
Du point de vue matériel
En plus d’une amélioration nette de la santé, et de la chance de pouvoir peut-être vivre plus longtemps et échapper à des maladies atroces, il y a un gain psychologique non négligeable de confiance en soi et de respect de soi.
Chaque fois que vous refusez une cigarette, ou que vous ne tenez pas compte d'un rappel d'addiction, vous êtes encore plus fier de vous.
Chaque jour qui passe sans fumer vous rend encore plus fier de vous.
Il y a également beaucoup d'avantages matériels qui influent sur votre vie et votre bonheur.
En premier le temps.
Et bien oui, vous gagnez du temps et le temps, certes, c'est de l'argent, mais c'est aussi de meilleures relations avec votre entourage en particulier, vos conjoints, amours, amis, enfants, et parents.
Le temps à fumer est, de plus, souvent solitaire.... Étant donné que fumer dans les lieux publics est interdit, et souvent malvenu dans les lieux privés...
Une cigarette c'est environ 10 minutes de temps passé à autre chose que vivre…
Lorsque quelqu'un qui ne fume pas prends une pause au travail, il profite de sa pause de la même façon qu'un fumeur.
A la différence près que, s'il fait froid, il n'est pas obligé d'aller s'exposer aux intempéries (pluie vent grêle froid) et que, s’il fait chaud il n'est pas obligé non plus de sortir d'un bureau climatisé pour aller en plein cagnard supporter des conditions extrêmes afin de pouvoir fumer sa cigarette.
Le temps de pause du non fumeur est donc meilleur et, en plus, il en a moins besoin. Il est donc plus productif et performant au travail ce qui, au final, ne peut qu’améliorer sa situation professionnelle.
Et enfin l'argent...
Et bien oui, le fumeur va consacrer, au prix actuel des cigarettes en 2019, c'est-à dire le paquet à 10 € environ, plus de 300 € par mois lorsqu'il fume son paquet journalier.
Si on calcule sur une année, cela fait 3600 € de dépensés uniquement en fumée.
A cet 'argent, il faut rajouter le temps perdu.
C'est-à-dire en moyenne environ 200 minutes par jour soit 10 minutes par cigarette.
Ce qui fait presque 3h30 à fumer par jour pendant lesquelles on ne fait rien d'autre, et donc, on ne gagne pas non plus d'argent.
Enfin il convient d'observer que le fumeur va être plus souvent malade, car la cigarette laisse passer beaucoup de virus, en particulier tout ce qui est bronchites, rhinopharyngites etc…
Il va donc chez le médecin plus souvent et, avec les petits suppléments de consultations, il perd de l'argent.
Il en perd aussi dans beaucoup de médicaments qui ne sont plus remboursés, ou mal remboursés.
Sans oublier l'impact non négligeable sur la santé de la prise de médicaments à répétition.
Ainsi, si on additionne à l'argent non dépensé dans des cigarettes, tous les inconvénients évités, que ce soit le temps ou la fragilité extrême physique, on obtient un gain financier considérable.
* * *
24. Poids, solitude et insomnies
1. Introduction
Quel programme!
Le titre de ce nouveau chapitre m’est venu la nuit passée, alors que je n'arrivais pas à trouver le sommeil…
Non pas que je n'avais pas réfléchi à mon prochain chapitre: en réalité, j'y réfléchis depuis que j'ai terminé le dernier ..
Mais en fait je n'en avais pas encore trouvé le titre...
Récemment sevré du tabac, je m’attends tous les jours à prendre du poids…. Pour le moment, rien de spécial mais je reste encore vigilant car c’est une des conséquences connues de l’arrêt du tabac.
Il en va de même des insomnies, même si celle subie la nuit dernière était plutôt cuisante...
Et puis la solitude : le fumeur est, hélas, et quoiqu’il fasse, seul face à son esclavage, à son addiction, et à son sevrage...
2. Poids et poids
L'une des plus grandes terreurs de la personne qui va cesser le tabac, c'est de grossir, en gros, de prendre du poids.
Et sans faire de mauvais jeu de mots, ce poids sur l'estomac du fumeur qui tente de se sevrer et de se repentir peut-être à l'origine de cafouillage voir de ratage...
Alors, il convient de faire le point en regardant attentivement ce qui est expliqué à la fois sur les forums de discussions, et sur les sites très sérieux de tabacologues relativement à la cigarette et à l’éventuelle prise de poids possible lors du sevrage.
Ainsi, il est admis et reconnu que la plupart du temps, les fumeurs qui arrêtent la cigarette ont tendance à prendre du surpoids, environ 4 à 5 kg.
Rarement plus, sauf lorsqu'ils remplacent la cigarette par du grignotage, en particulier de sucré.
Car le sucre est lui-même un produit addictif et surtout, il amène une sensation de plaisir qui peut, dans certains cas, soulager le manque ressenti par le fumeur lorsqu'il n'a plus sa petite béquille, sa cigarette, sa petite dose de nicotine.
Il y a aussi les ex-fumeurs qui s'adonnent sans modération à la nourriture car ils ont retrouvé le goût qu'ils avaient perdu pendant qu'ils fumaient.
De plus, lorsqu’ils mangent, ils ne pensent plus à la sensation de manque qu'ils ont dans l'estomac.
Le problème, c'est que la sensation de manque physique (le manque de nicotine pendant les trois premiers jours à trois premières semaines) ressemble à s'y méprendre à la faim.
Le craving, c'est-à-dire la dépendance psychologique qui revient cycliquement pendant des mois voire des années après l'arrêt, ne ressemble pas à la faim. Par contre elle provoque des envies de se changer les idées et quoi de mieux que de manger pour oublier ?
Or, s’ il faut savoir que la nicotine brûle effectivement un peu les graisses, à raison d'à peu près 10 calories par cigarette (c'est-à-dire que lorsque vous fumez un paquet de 20 cigarettes, vous avez consommé à peu près 200 calories) cette perte s’avère quand même un peu bénigne et on en perd beaucoup plus en marchant, par exemple, ne serait-ce qu'un petit kilomètre à pied.
Par contre, il est vrai que la cigarette est un coupe-faim et que c'est également un coupe goût: en gros, le fumeur va moins manger puisqu'il va remplacer quelques bouchées par quelques cigarettes.
Lorsqu'il n'y aura plus la cigarette le fumeur aura naturellement tendance à compenser en mangeant...
Tous les diététiciens et tabacologues conseillent, lors de l'arrêt de la cigarette, autant que possible, de faire de l'exercice et surtout de ne pas changer ses habitudes alimentaires ; tout du moins de ne pas augmenter son bol alimentaire voire même plutôt de faire plus attention que d'habitude.
Pour moi c’est un conseil utile même si je préfère le nuancer: c'est à mon avis difficile de conseiller à un fumeur de faire un régime en même temps qu'il arrête de fumer.
Lorsque c’est le cas, et que l’on donne un tel conseil, le fumeur se retrouve à devoir fournir des efforts surhumains…
L 'arrêt de la cigarette et du tabagisme est une très importante action qui demande énormément de concentration et d'énergie.
Le fumeur repenti a besoin de toute son énergie et de toute sa motivation pour tenir bon.
Je ne recommande pas, à mon niveau, de faire des régimes ou autre pendant le sevrage.
En revanche je préconise de ne pas changer ses habitudes alimentaires et d'augmenter un petit peu son exercice quotidien : de toute façon c'est plus facile vu qu'on a plus de souffle qu'avant...
En plus du poids physique craint par le fumeur qui arrête, il y a le poids psychologique de cet arrêt.
Le poids psychologique, c'est la souffrance que s'inflige le fumeur lui-même, persuadé qu'en laissant la cigarette, il a abandonné quelque chose de sympathique qui l'aidait beaucoup au quotidien. Il a abandonné sa béquille. Il s’en trouve malheureux.
On est là en pleine dépendance psychologique et il est super important que l'ex-fumeur chasse ces mauvaises idées sans fondements logiques, et soulage son coeur de ces stupidités.
Personne n'a besoin de fumer pour être heureux et la cigarette n'apporte absolument rien de plus dans la vie : elle ne fait qu’enlever, retirer.
3. Solitude et insomnies
Même si je participe activement à un groupe de discussion sur l'arrêt du tabac sur un réseau social bien connu, et que je n'hésite pas à parler à mes amis, famille, connaissances et relations, de mon sevrage actuel, il n'empêche que, face aux difficultés du sevrage, on est toujours seul, car personne d'autre ne les ressens à notre place.
Je désire faire une parenthèse sur les personnes auxquelles vous vous confiez et vous vous adressez, notamment dans les groupes de discussion.
Certaines sont en effet tout à fait nocives voire malveillantes.
Quand par exemple, récemment, un individu qui se reconnaîtra s'il me lit a exprimé sur le groupe de discussion auquel je participe le fait que, selon lui, vu que je n’avais arrêté que depuis un peu plus d’un mois, je n’étais même pas arrivé à la première marche de l'échelle à gravir pour, toujours selon lui, devenir un véritable non fumeur.
Ce faisant, avec cette réflexion, même dans un autre contexte, il fait tout pour mettre à bas tous mes efforts et me pousser a replonger.
Je pense que cela lui ferait très plaisir même si j'en ignore la raison.
Il est fondamental pour avancer dans le sevrage de s'aider soi-même mais également d'aider les autres.
Lorsque j'écris, j'écoute de la musique, je marche, je fais du sport, je fais de la photographie, je participe à un groupe de discussion, j'aide les autres, je bois un grand verre d'eau, etc... je fais tout ce qu'il faut pour ne pas souffrir trop des crises de craving.
Effectivement là encore c'est reconnu les personnes en cours de sevrage du tabac et en particulier les premiers temps sont sujettes à des insomnies
Pour ma part, je souffrais déjà avant de crises d’insomnies et cela n'a fait qu'aggraver les choses.
Le problème est que lorsque l'on fait une crise d'insomnie, on est bien seul : au milieu de la nuit, on a pas grand monde avec qui en parler.
Il en va de même pour la crise de craving: même si on fait ce qu'on peut, on souffre et on ne peut absolument pas se soulager sur quelqu'un, d'autre mise à part serrer les dents et avancer.
Car la crise peut-être assez puissante et les gens de votre entourage ne comprennent pas souvent la force que cela peut avoir sur votre mental. vous êtes donc d'une certaine manière seul(e) face à cette crise.
À mon sens, et je terminerai ce nouveau chapitre sur une note optimiste, je ne doute pas que les choses s'améliorent avec le temps.
Car la cigarette est un excitant, et que, de toute façon, ma situation ne pourrait pas être pire que lorsque j'en étais à me fourrer dans la bouche ces affreux petits cylindres qui me brûlaient
l'intérieur de la bouche, la gorge, et les poumons. Le tout en m'apportant énormément de produits chimiques détestables, nocifs, toxiques et dégoûtant ; le tout en payant le prix fort pour avoir le triste privilège de détruire mon organisme, ma santé et ma vie.
Alors, contre toutes ces petites crises, que ce soit le manque la solitude ou encore les insomnies, je n'ai pas d'autres conseils à dire que de patienter et de serrer les dents: les choses ne peuvent que s'améliorer il ne faut surtout pas en douter.
Encore un dernier conseil:
Lorsque vous aurez le triste privilège de vous heurter à des personnes qui vous feront chuter le moral, en vous disant que “vous n'avez même pas atteint le premier barreau de l'échelle”, ou que “vous n'allez pas y arriver”, ou pire, en vous proposant une cigarette…
Ne doutez jamais de votre choix: c'est vous qui avez fait le bon!
Tournez le dos à ces sinistres individus qui sont manifestement très malveillants.
* * *
25. Addictions, distinctions et sensations
L'idée d'écrire ce chapitre m'est venue alors qu'en consultant un médecin hier, pour une raison différente, ce dernier, à l'instar d'autres collègues à lui depuis mon arrêt, au lieu de me féliciter d'avoir arrêté de fumer, s'est contenté de me faire part des risques de prise de poids et de rechute, et de me conseiller des méthodes de méditation, des consultations en tabacologie ou avec des médecins divers, pour obtenir des substituts..
Alors nous allons donc parler immédiatement de la partie numéro 1 consacrée aux addictions.
1/ les addictions
Les addictions sont multiples et variées.
Ainsi on peut tout à fait être addict au jeu, à la télévision, aux jeux vidéos, à l’alcool, au tabac, aux drogues, etc..
Le principe de l'addiction, c'est qu'une fois qu'on est tombé dedans, c'est très difficile de s'en sortir.
Le fumeur ne fait pas exception, puisqu'il est addict à la pire des drogues au monde: la cigarette et la nicotine.
Je distingue la cigarette et la nicotine, car la première va être représentée par l'addiction la plus importante du "package", c'est-à-dire l'addiction psychologique.
C'est celle qui dure toute la vie même si l'intensité et la fréquence des crises se réduit au fil du temps après l'arrêt.
La seconde est une addiction à un produit chimique qui disparaît du corps très rapidement après l'arrêt (et bien sûr pour les gens prenant des substituts après l'arrêt desdits substituts qui en contiennent).
La nicotine ne fait que créer un besoin qu'elle seule peut satisfaire et c'est elle qui encourage à augmenter la fréquence est le nombre de cigarettes consommées.
Ainsi elle ne provoque pas de sensation de bien-être mais simplement elle comble le manque qu'elle a créé, donnant l'illusion aux fumeurs quelle leur apporte quelque chose.
Que ce soit l'une ou l'autre de ces addictions, ce ne sont que des écrans de fumée.
Il est bien évident que lorsque le fumeur est devenu addict, c'est-à-dire à la première cigarette, il est tombé dans le piège terrible de l'apport en nicotine et commence à sombrer dans la dépendance psychologique intense.
Quelle que soit la méthode employée pour arrêter de fumer, il faut la respecter.
Mais il faut distinguer le choix du fumeur de ce qui lui est imposé par la société.
2/ distinctions
Le fumeur qui décide d'arrêter un seul coup sans aide ni béquille fait preuve de beaucoup de courage.
Mais il ne faut pas qu'il raisonne en se disant qu'il fait un sacrifice sinon il est voué à l'échec.
Il faut qu'ils se dise qu'il y aura des difficultés, car c'est une addiction, mais qu'il soit convaincu qu'il va y arriver sans que ce soit insupportable.
Et souvent il se heurtera à des gens qui lui diront que c'est difficile, qu'il va rencontrer moults difficultés, qu'il va grossir, qu'il va avoir le moral qui chute et qu'il ferait mieux de prendre des substituts, que ça pourrait l'aider..
Même des gens de milieux médicaux, ce qui est un comble.
En gros la première distinction que je mettrai c'est de distinguer courage et difficulté.
Le fumeur est courageux d'arrêter, mais il s'engage dans une voie qui est moins difficile qu'on ne l'imagine…
La deuxième serait de distinguer conseilleurs et payeurs.
Chacun doit trouver la façon d'arrêter qui lui convient.
Personnellement je n'ai pas besoin de béquilles: j'avais essayé comme ça dans le passé et échoué lamentablement.
Mais il y a des gens qui ont besoin de cette aide et ça se respecte aussi.
Dans ce cas précis, leur chemin sera peut-être plus long, mais s'il est efficace, c'est au final une réussite aussi.
Le but étant d'arrêter le tabac.
La troisième distinction que je souhaiterais apporter est celle relative à l'addiction à la cigarette.
Car ici il faut distinguer encore une fois l'addiction à la nicotine de celle au tabac.
L'addiction à la nicotine n'est qu'une sensation liée au besoin d'un produit chimique.
L'addiction au tabac et une dépendance psychologique de haute puissance et de très grande force.
Pour tranquilliser le candidat à l'arrêt il lui suffit de savoir que la nicotine sera totalement évacuée du corps au bout de trois semaines.
Mais c'est vrai que psychologiquement, comme on l'a déjà évoqué dans ce livre, la dépendance psychologique est la pire.
Et elle ne s’en va jamais vraiment.
Il faut absolument que le fumeur repenti en soit convaincu et qu'il reste, sa vie durant, sur ses gardes pour ne jamais y céder.
Ainsi, la sensation de manque est totalement différente selon le mode de dépendance auquel on pense....
Et je vais tenter d’aider les candidats à l’arrêt du tabac à reconnaître le type de dépendance par la sensation, pour mieux y réagir car, “un homme averti en vaut deux”.
3/ Sensations
Petite parenthèse : cette partie s'applique surtout aux personnes ne prenant pas de substituts à base de nicotine ou en contenant.
Si vous en consommez, la partie sur la dépendance à ce produit ne s'applique pas encore à vous.
Elle ne le fera que lorsque vous aurez aussi cessé d'ingérer de la nicotine.
Lorsque le fumeur viens juste d'arrêter, il y a des moments où il perçoit comme une sensation de faim intense, de vide immense.
Le tout est accompagné de souffrance psychologique, d'une impression d'être dans le brouillard ou/et d'être instable psychologiquement.
Parfois, il a même une impression qu'il va tourner de l' oeil.
Il est de très mauvaise humeur, agressif, transpirant, comme le drogué en manque qu'il est.
Ça, c'est la pure dépendance à la nicotine.
L'impression d'être dans le brouillard ou, comme je le dis aussi, dans le "pâté", dans le coton...
Impression de n'avoir plus pied dans la réalité totale...
C'est le manque du produit chimique que le cerveau réclame à grands cris...
Cette dépendance ne dure pas longtemps.
Au bout de 3 jours, la nicotine est déjà à 90 % éliminée de l'organisme.
Au bout de 3 semaines, il n'y en a plus trace dans l'organisme...
En revanche, au cours des semaines, des mois, et des années suivantes, et de manière plus fréquente qu’au début, allant en diminuant au fil du temps, le fumeur va ressentir des sensations de vide, comme s'il lui manquait quelque chose, et ça va le rappeler à la cigarette...
Cela, c'est la dépendance psychologique.
Malheureusement on ne peut rien faire que la laisser passer: boire de l'eau, penser à autre chose, changer d'activité, pour éviter de trop penser, et attendre que la crise passe.
Mais même dans les moments de craving, puisqu'on appelle ça ainsi, lorsque vous avez un rappel de dépendance, approchez-vous des gens qui fument et vous verrez que l'odeur vous dégoûte, et que, finalement, vous n'avez pas envie de fumer: c'est juste la dépendance qui vous rappelle à son bon souvenir.
Pire: vous aurez certainement pitié pour les pauvres fumeurs esclaves alors que vous, vous n’en avez pas besoin.
Sérieusement, vous serez fier de vous!
À vous de résister.
Si vous en prenez même une seule, ou une bouffée, même pour vous convaincre qu'en fait ça vous dégoûte, vous reintroduisez de la nicotine dans votre corps et c'est déjà trop tard: le cerveau en demande de nouveau.. vous avez replongé.
En un instant, en une bouffée, vous êtes revenu au point de départ.
Tout est à refaire.
Dommage non?
En aurez vous encore la force?
Quand?
Tout ça pour “un faux pas” ?
Cela en valait il la peine???
* * *
26. Et les bénéfices?
50 jours après l'arrêt, je suis vraiment fier de moi car je ne pensais pas du tout cela possible.
Pendant les 35 années où j'ai fumé, j'ai pensé qu'il me serait impossible ou très difficile d'arrêter.
Je me voyais déjà condamné à vivre dans un nuage de fumée toxique jusqu’à ce que la cigarette achève de me faire souffrir et ne mette fin à ma vie dans d'atroces souffrances prématurées.
Et je pensais avec amertume qu’en plus d’en souffrir et d’en mourir, je pourrai me dire que j’aurai payé chèrement tant matériellement que physiquement le droit à cette mort atroce.
J'ai bien essayé à plusieurs reprises d’arrêter, que ce soit avec des patch, des médicaments calmants, ou d'autres méthodes, sans aucun résultat probant hélas.
Finalement, un jour, j'ai eu le déclic.
Me voilà 50 jours plus tard, me demandant comment j'ai fait pour ne pas être plus atteint par un arrêt total de tout produit à base de nicotine, et de la cigarette.
Je pense avoir fait un pied de nez à la cigarette, au tabac, et à ceux qui les vendent.
C’est un grand bonheur et une grande fierté, et c'est cela le principal bénéfice lorsqu'on arrête de fumer: de se sentir fort, confiant, fier, et de se dire qu'on a su tenir bon et qu'on est plus fort que la plus grande drogue que l'humanité est jamais connue.
Il y a aussi d'autres bénéfices que j’ai observés de mon côté tout du moins:
● Le lendemain de l'arrêt de la cigarette, j'avais déjà arrêté de tousser, alors que lorsque je fumais, je ne cessais jamais de tousser et de cracher des glaires de couleurs jaunes ou vertes. Cela faisait plus de 15 ans que je toussais quasiment tous les jours et nuits. Et du jour au lendemain, plus rien. Il m'arrive encore de tousser, notamment quand je fourni un effort physique, mais lorsque je crache, ce n'est plus que de la salive transparente: il n'y a plus rien d'anormal et ce sont des toux plutôt sèches que grasses.
● Au bout d'environ 3 semaines, c'est le teint de ma peau qui s'est éclairci ; certaines rides ont disparues, et les traces de fatigue, les poches sous les yeux, ont fortement diminué.
● Lorsque je fournis un effort physique, c'est beaucoup plus facile et je ne m’essouffle plus en montant les escaliers ou lorsque je fais un effort.
● Et puis aujourd'hui, en faisant mes tests annuels (car je suis sujet hélas au cholestérol c'est-à-dire à l'excès de mauvais cholestérol et de triglycérides), une grosse surprise m'attendait: le bon cholestérol HDL avait augmenté pour la première fois depuis 10 ans alors que le mauvais (LDL) avait baissé également pour la première fois depuis 10 ans. Quant aux triglycérides, ils étaient repassés sous la barre fatidique limite… et donc ma santé va mieux.
● Comme je n'ai rien fait d'autre que d'arrêter de fumer, je ne peux m'empêcher de penser que cela a eu une action directe sur ces pathologies.
● Autre bénéfice également mais cela au bout de 15 jours environ, ma voix a commencé à s’éclaircir, et les gens la trouve beaucoup moins rauque qu'avant.
● Les gens trouvent que j'ai rajeuni que j'ai bonne mine...
Et je pense que ce n'est pas fini !!!
J'encourage tous les lecteurs à m’emboiter le pas et à arrêter de fumer !!!
* * *
27. Senteurs (poésie)
Quel festival de senteur !
qui fait tout mon bonheur...
Que d’odeurs j'ai oublié,
Que je ne retrouverai jamais.
Moi qui aime tant les fleurs,
Je ne captais plus leur odeur.
Je le croyais pourtant...
Mais c'était du flan !
Parce que j'étais fumeur,
J'étais privé des senteurs.
Depuis que j'ai arrêté ce poison,
On me promets des privations.
Oui, du manque je ressens...
Mais aussi le retour de tous mes sens!
Je suis devenu un chevalier sans peur,
Je le dis haut et fort: “j'étais fumeur”!
Et lorsque parfois quelques malheurs,
Il ne s'agit en fait que de mauvaises odeurs...
Lorsque j'abusais du tabac,
Mauvaises et bonnes odeurs il n'y avait pas.
Toi qui respire encore la cigarette,
Je te dis qu’il faut que tu arrêtes.
Et lorsque tu seras un ex-fumeur,
Tu ressentira un festival de senteurs…
* * *
28. Senteurs & privations
J'ai écrit la poésie du chapitre précédent tout en marchant quelques kilomètres afin d'entretenir mon physique.
C'est en marchant dans les rues que j'ai commencé à sentir l'odeur des crottes de chiens.
Même lorsque leurs maîtres les ont ramassées, il reste une odeur résiduelle.
Comme je marche très régulièrement pour des raisons tenant tant à mon sevrage qu’à de la rééducation du genou, et depuis le temps, c'est vrai, je sentais ce type d'odeur qui venaient me chatouiller désagréablement les narines lors de mes promenades sportives.
De même que même lorsque je marche, même assez loin des rues et des voitures, je prends en plein dans le nez les odeurs de combustion de leur carburant.
C'est ce matin, en marchant, que j'ai mis le doigt dessus (ou plutôt les pieds).
Voilà un effet positif de la cigarette quand on arrête de fumer: le retour des odeurs.
Quoique, tout avec humour, on pourrait dire que sentir l'odeur du caca, c'est pas franchement le pied… Et pourtant… Finalement, n’est ce pas meilleur que d’être privé de la plupart des senteurs et odeurs ?
Quand on a stoppé le tabac, on sent de nouveau bien TOUTES les odeurs, bonnes ou mauvaises...
Il en va de même, pour le goût.Et c'est pour ça que j'aime maintenant certains aliments dont je ne voulais pas avant l’arrêt du tabac…. Et que j’aime moins d’autres plats et denrées dont je raffolais pourtant avant mon sevrage...
Cela fait maintenant presque 2 mois que j'ai arrêté puisque j'ai arrêté le 13 août 2019 et que nous sommes le 7 octobre 2019.
Les effets bénéfiques de l'arrêt se font sentir.
Répétons en quelques uns (car ils sont légion):
1. moins d'essoufflement
2. meilleure respiration
3. retour du goût et de l'odorat
4. les doigts et la peau reprennent des couleurs normales
5. la tension et les pulsations minutes reviennent à la normale
6. même si on tousse encore, c'est de la toux sèche et non plus grasse qui finit d'achever le nettoyage les poumons et là on sait qu'il y en a pour quelques années quand même.
7. meilleur niveau de vie puisque l'argent dépensé à acheter du poison est utilisé à autre chose.
8. le bonheur de ne plus polluer personne (finalement on a pitié de ceux qui fument encore)
9. etc...
Etant donné que les trois premières semaines on a évacué toute la nicotine, on est plus addict à ce produit.
On est addict uniquement psychologiquement… pour la vie hélas… Et cela ne cessera jamais. C'est pourquoi, lorsque j'ai envie de fumer ou lorsque je ressens un manque ou un grand vide, je ne l'identifie pas comme une envie de manger ni une envie de fumer, mais tout simplement comme un moment à remplacer par autre chose.
Ce n'est qu'un rappel d'addiction (cf chapitre 22)
* * *
CONCLUSION
Je souhaite bon courage à tous les fumeurs qui vont arrêter ou qui ont arrêté.
Cet ouvrage, qui parlait de mes premières semaines de sevrage, est maintenant terminé.
Je vais écrire d'autres choses et je vais, bien sûr, continuer mon recueil de poésie.
Mais que dire de plus sur la défume?
Que dire de plus que de vous conseiller d'arrêter vite et si possible sans substituts (évidemment si vous vous en sentez capable).
Car quel que soit le substitut, malheureusement, il vous maintient dans une certaine addiction à la nicotine, et donc, par contrecoup, également psychologique.
J'ajouterai malheureusement, également, qu'il vous maintien dans une sorte de dépendance pécuniaire, puisque, même si certaines choses sont remboursées, au final, vous en serez toujours de votre poche.
Le cas de la cigarette électronique est encore plus particulier puisqu'il induit la consommation d'un produit qui va dans les poumons.
Oui, évidemment, ce sera toujours moins toxique que la cigarette.
Mais, même sans nicotine, ça reste des produits chimiques qu'on envoie dans son corps et dans ses poumons. Est-ce vraiment pertinent de passer d'une addiction à une autre ?
Je laisse les lecteurs en juger et je serai enchanté de lire toutes leurs observations sur cet ouvrage.
Je vous souhaite à tous et à toutes une bonne période de sevrage et de tenir bon.
Rappelez-vous: “le tabac c'est tabou, on en viendra tous à bout” (les inconnus)
Et soyez persuadés, encore une fois, de trois choses :
1. la cigarette ne vous apporte rien que du négatif
2. vous n’avez aucun besoin de fumer: ce n’est pas naturel
3. lorsque vous aurez arrêté, vous aurez pris la meilleure décision de toute votre vie et vous serez pleinement heureux et fier de vous.
Août 2019 - Octobre 2019 - © smdi06 2019 (tous droits réservés)
* - * - *
J'ai écrit ce livre en 2019.
Mon sevrage, même s'il a été difficile, a été finalement plus facile, paradoxalement, que je n'aurais cru.
J'espère que cela vous aidera.
Je vous invite à partager cet article de manière géréneuse, si cela peut aider...
J'ai également écrit une chanson pour féliciter les courageux de l'abstinence... Ecoutez là, elle devrait vous aider! Là encore, partagez là autant que vous voulez! Je mets un lien direct en bas de cette page vers la chanson.
Si vous souhaitez avoir ce livre en version pdf (gratuit et sans piège ou publicité), écrivez-moi.
Bon courage pour votre sevrage!
Stéphane

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