Le journal d'un repenti (livre complet)

 




JOURNAL

D’UN REPENTI

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par Stéphane MANDELLI


INTRODUCTION

Dans mon précédent ouvrage, “le refus de l'esclavage”, je livrais mes impressions ressenties au cours des premières semaines de sevrage tabagique.

De manière à partager lesdites impressions avec les autres, et d’aider ces autres à effectuer leur propre sevrage.
L’écriture et la générosité faisant partie intégrante de la procédure de l’arrêt du tabagisme, pour moi.

Le temps du sevrage est derrière moi, et, à ce jour, j’entame ma 66ème journée sans fumer. J’ai donc décidé de débuter un nouvel ouvrage, appelé à durer dans le temps et à s’alimenter de temps à autres au gré de mes humeurs, mais également à partager, tant des commentaires liés au tabagisme et à son sevrage, qu’à d’autres sujets de discussion divers et variés.

Appelons cela un journal “non intime”, une sorte de mémoires personnelles….


Les lecteurs intéressés par ma démarche d’arrêt au tabac y trouveront leur compte, et, au besoin, pourront également aller lire mon premier livre (NDLR: le refus de l’esclavage).

Les lecteurs n’ayant rien à voir avec le tabagisme de près ou de loin pourront découvrir la vie et l'itinéraire d’un enfant “presque” gâté.


1- Jeudi de manque. Manque de quoi?

Evidemment on va parler ici de mon sevrage tabagique parce que je souhaiterai revenir sur quelques points… Faire une sorte de bilan… Depuis ce fameux jour d'août où j’ai écrasé ma dernière clope. C’était le 13 août 2019. Depuis je n’en ai plus jamais fumé une seule.


a) états et périodes de manque

On parle ici du CRAVING, c’est à dire de "l'envie irrépressible de consommer la substance", en l'occurrence la cigarette, et même la nicotine.

Bon, côté nicotine, je ne ressens plus car les 3 premiers jours la plus grande partie de la nicotine est expulsée du corps et qu’au bout de 3 semaines environ il n’y en a plus trace…

Malheureusement les 35 années à fumer laissent des traces…

Tous ces moments passés à fumer, ces gestes habituels et répétitifs, cette clope assimilable à une tétine, toujours dans la bouche, tout ceci est addictif…

Et cette dépendance tant psychologique que comportementale me cause souçi.

En fait elle m’abandonne rarement et je dois l'apprivoiser, la domestiquer, la “mater” en permanence…

Mais c’est mon lot. Je l’ai accepté.

Lorsque j’ai commencé à fumer, et surtout lorsque j’ai décidé d’arrêter, je savais déjà que cela me causerait des périodes de difficultés… Et je dois l'assumer pleinement: si je ne voulais pas en arriver là, je n’avais qu’à jamais me mettre à fumer ou ne jamais décider d’arrêter, acceptant par là même la garantie d'une mort atroce et d’une vie bien gâchée par le tabac, la mauvaise haleine, le manque d’argent, le besoin permanent de fumer, la vie sociale pourrie, le rejet des autres, le manque de confiance en moi, etc…

J’ai choisi d’arrêter: on a rien sans rien! “Faut souffrir pour être beau” disent les coachs sportifs. C’est ici la même chose. On est pas des bébés, faut souffrir pour vivre bien.

b) qu’est ce qui me manque ?


1- Les fumeurs repentis pensent que c’est la cigarette, ou la nicotine qui leur manque.

Je dois les contredire. Ce n’est, en fait, ni l’une, ni l’autre (une fois les 3 premières semaines passées évidemment).

Durant 3 jours après l’arrêt, la plus grande partie de la nicotine est rejetée par l’organisme. Au bout de 3 semaines (environ), le corps est débarrassé de ce produit.

Il n’y a donc, ensuite, plus de manque de nicotine.

La cigarette ne peut pas manquer car c’est un produit dégoûtant. Essayez de fumer les cigarettes à l'eucalyptus vendues en pharmacie. Ce n’est pas bon et vous n’en voulez pas. Et bien la cigarette c’est la même chose! Sans nicotine elle n'est pas bonne.

Et comme après le premier mois il n’y a plus de nicotine dans le corps, celui-ci n’est plus fondé à en demander. Alors avoir envie de fumer un truc aussi dégueulasse que la cigarette c’est une hérésie, et c’est particulièrement stupide.

Seulement voilà: le fumeur, pauvre de lui, conditionné depuis sa naissance, croit dur comme fer et de bonne foi que c’est la cigarette qui lui manque et c’est malheureusement comme cela que les rechutes s'accumulent pour certains.

2- Ce qui crée le manque: Le vide.

Je dois commencer par prendre une analogie.

Une cigarette, c’est entre 3 et 10 minutes de temps. Le fumeur d’un paquet passe donc entre 60 et 200 minutes par jour (soit 1 à 3h30) de temps à fumer.

Le jour où il arrête, tous ces moments sont de nouveau disponibles seulement voilà, on ne sait pas quoi en faire!!!

Il est donc fondamental de s’occuper, de penser à autre chose, de méditer, de faire du sport, etc….

Manger ne compense pas, même si c’est hélas ce que font beaucoup de fumeurs repentis. Après ils prennent du poids et, pour stopper ce nouveau problème, ils recommencent à fumer… Cela ne règle rien.

Pour ma part, je sais que, chaque fois que la cigarette me manque (il y a des jours c’est presque tout le temps), en fait, ce qui me manque, c’est “quelque chose” mais ce “quelque chose” n’est pas identifiable.

C’est une envie, comme une envie subite de faire ses besoins ou de boire, ou autres…

C’est ainsi que les fumeurs repentis pensent, malheureusement, qu’il sont envie de fumer au pire, au mieux, de manger.

Dans ces moments là, c'est comme je le dis plus haut: ne pas en tenir compte et, surtout, il est fondamental de s’occuper, de penser à autre chose, de méditer, de faire du sport, etc….

Mais rappelez vous, comme je me le dis tout au long de la journée:

Arrêter de fumer est une décision d’importance et de très haute qualité qui change votre vie et la rends merveilleuse!

C’est la consécration de votre volonté, de votre amour propre, de la notion du “aimer son corps” ; c’est le moment de retour sur soi même et de réouverture au monde et aux autres.

Mais cela ne résout pas les problèmes de la vie, les difficultés,pas plus que la cigarette ne le ferait.

Fumer ne sert à rien, ça détruit, ça coûte cher, ça pue, ça rends malade, ça tue, ça enlève toute confiance et tout respect de soi aux fumeurs, ça fait le vide autour d'eux, ça ne résout pas les problèmes (au contraire), ça ne calme pas (au contraire), ça excite, etc...

En me disant cela tout au long de la journée, je tiens bon. C’est parfois un peu pénible mais c’est largement vivable et supportable.


c) solidarité/ un maître mot


Depuis que j’ai arrêté de fumer, j’ai écrit un ouvrage sur les premières semaines de sevrage, de plus de 25 chapitres ; j’ai débuté un recueil de poésies ; j’ai réalisé des centaines de photographies d’art ; je m’occupe plus de ma famille et de mes enfants auxquels je consacre beaucoup de temps…

Tout cela par solidarité.

Je partage sur des réseaux sociaux et des groupes facebook, j’essaye d’aider les autres repentis ou qui souhaitent le devenir, je partage mes écritures, photos, et temps avec tous ces gens, et cela m’aide à me sentir bien.

Je conseille à tous les candidats à la défume de se trouver des passions, des “pôles” d’activité, si possibles désintéressés et généreux.

La générosité, l’abnégation, sont des sentiments puissants qui renforcent le bien être et permettent de tout affronter et donc… la défume.



2- Le vendredi c'est permis


C'est un vendredi 18 octobre.

La journée commence par un temps magnifique…. Avant qu'il se mette à pleuvoir et ce, jusqu'au soir….


La voiture

Je décide de garder la voiture de ma femme car problèmes de passages des vitesses 2 & 3..

La semaine dernière un copain petit garagiste m'avait dit que c'était juste un graissage de la tringlerie.

Ben non. Incompétence..

L'autre garagiste, abrité derrière ses certitudes bme ressert l'embrayage et peut être naître chose… pfff.

On va y laisser d'abord un billet de 1200€ pour commencer..

Pas comme si on était riches ..


Et la clope?

Ben histoire de me changer les idées, j'écris sur mon groupe arrêt tabac…

Il y a des participants apeurés car la date d'arrêt pour eux approche et ils ont besoin de réconfort et d'encouragements..

Je leur écris donc:

Sincèrement n'ayez pas peur..... Pour y être passé récemment (13 août), voici ma synthèse (évidemment seulement pour les arrêts sans substituts nicotiniques --- avec c'est différent puisque le produit addictif continue d'être reçu par le corps donc je ne peux pas en parler... car pas testé personnellement)


écrasement dernière cigarette :

  • TOUT VA le jour même.

  • Les 3 jour suivants, il faut se retrancher dans une chambre ou à la campagne car on est TRÈS CHIANT et ON SUPPORTE RIEN. On monte dans les tours comme une Ferrari..

  • Ensuite ça va mieux, on est de nouveau "sociable" même si on reste caractériel quelques 3 semaines environ (en raison de l'élimination totale de la nicotine)

  • Puis commence la lutte contre le Craving, parfois quotidienne, parfois plusieurs fois par jour, rarement moins souvent que tous les jours…

  • Ne jamais en reprendre même une taf ou une "petite clope" car tous les efforts sont ruinés et on doit recommencer à 0 et repasser toutes les étapes.

Croyez moi c'est faisable...

Largement.

Je n'ai pas plus de volonté que vous, je suis aussi un toxicomane à nb la nicotine, comme vous et j'en ai fumé 35/jour pendant 35 ans...

Pourtant, le 13 août 2019, un mardi, à 11h15, j'ai écrasé ma dernière clope et depuis je n'en ai jamais repris.

Du tout.

Et je suis étonné de la façon simplissime et facile avec laquelle cela s'est passé…

Je me demande souvent depuis pourquoi je ne l'ai pas fait avant...

Pourquoi pas vous dès lors ???

😇😏



3- Les décisions & actions

C'est un vendredi 25 octobre.

C’est une journée comme les autres, à ceci près que les décisions s'enchaînent…

Les difficultés quotidiennes aussi...


  1. La voiture

On a fait réparer la voiture de ma chérie. Cher tout ça mais bon, elle n’a que 6 ans et surtout, ma femme en a besoin pour aller travailler et même au quotidien.

Je sais bien qu’il ne faut pas penser à cela mais, ma voiture à moi, elle commence à vieillir…. Elle vient de passer les 10 ans, ce mois ci. Certes elle roule bien malgré une certaine vétusté due à son âge.

Je ne suis pas certain de vouloir attendre des réparations importantes du genre embrayage, etc… qui vont peut être s’avérer nécessaires dans les mois ou années à venir (elle a 108 000 km pour un diesel).

J’ai envie de me faire plaisir, ben oui, pour une fois penser à MOI et que à MOI.

Du coup, et bien, je pense prendre une location longue durée…

On a rendez vous aujourd’hui… on va voir une C3…


  1. La cigarette & le manque

Sur ce plan là c’est la merde.

Depuis l'arrêt du tabac, le 13 août dernier (2019), les périodes de manque, de pénibles moments, de vide etc se sont multipliées.

Le satané ennemi, l’addiction psychologique, n’en finit plus de me saouler.

Sauf que je pense absolument pas craquer car chaque fois que je croise ou me retrouve avec des fumeurs à proximité, l’odeur me répugne grave et me donne tout sauf l’envie d’en reprendre.

Merde, me voilà de facto coincé, obligé de vivre avec ces rappels d’addictions* ( *se reporter à mon livre gratuit “le refus de l’esclavage” ), et de supporter ces moments de vide puisque PLUS RIEN ne peut les combler ou remplacer.

Ben, en fait, c’est une chance lol!

Cela me garantit un risque très minimal de rechute!!!


  1. sevrage & résistance

Du coup, je pense que la “méthode Coué”, ou également celle d’Allen CARR, ont plutôt bien fonctionnées avec moi.

J’ai bien compris que la clope pue, est merdique, ne m’apporte rien, me détruit la santé et la vie, et m’ôte toute confiance en moi.

A moi maintenant de reprendre s’il en faut ma vie en mains et de me battre pour avancer en étant le plus heureux possible.


  1. entourage et sport

Du coup, les solutions les meilleures pour bien résister et ne pas devenir trop pénible pour les autres, c’est encore de s’appuyer sur son entourage, sa famille, ses amis.

C’est aussi le sport, ne serait ce que la marche, qui permets d’expulser le trop plein de stress.

De toutes façons la clope n’a jamais calmé le stress, c’est même exactement le contraire.

La marche, c’est salutaire, tant pour le mental que pour le physique (poids et souffle).

Seule “problème”: avec la défume est revenu un super odorat et du coup on sent tout, les bonnes et mauvaises odeurs et, en ville, plutôt celles de gaz d’échappements et de merdes de chiens… beurk…. Donc pour le sport, c’est mieux la campagne ou les parcs naturels…



4- Vie sociale


C’est aussi cela la vie. C’est ponctué de moments en famille, entre amis, de sorties et de réunions conviviales..

Pour le coup, hier, c’était l'anniversaire “avec les copains” de mon petit gars. Avant cela, le jour de ses 11 ans, mardi dernier, on avait été au restaurant.

Aujourd'hui, la famille vient fêter cela chez nous

Alors oui, je pense parfois à la clope.

Mais non, je n’ai pas envie de fumer. L’odeur maintenant me répugne. Les gens qui fument je dois m’en éloigner je ne supporte plus.

Pourtant je m’étais juré de pas être chiant comme la plupart des anciens fumeurs et ben c’est surement raté…

Bref, oui je ressens le manque, cependant, ce n’est pas de la clope mais de ce qu'elle constituait, représentait dans ma vie de tous les jours.

Je souffre plus de l’absence que d’une quelconque besoin chimique ou physiologique.

Demain c’est reprise du travail après trois mois d’arrêt pour raison de santé (opération chirurgie genou).

Franchement, je pense tenir le bon bout…


Au fait, aujourd’hui, je fête mon 75 ème jour sans fumer… Joli, non???

5- Un jour comme les autres


Un jour comme les autres, un jour après l'autre


A/ Un jour comme les autres, et pourtant?


Vendredi 1er novembre 2019...

Cela fait plusieurs jours que je ressent quelques difficultés. Rien de grave mais quelques humeurs. Cela change quand même le quotidien de mon entourage: je suis chiant...


Le pire est de s'en rendre compte mais de ne pas arriver à toujours se contenir, se domestiquer...


Au fond, il y a plusieurs raisons à ça...


La première c'est ma reprise lundi dernier, professionnellement, après 3 mois d'arrêt en raison d'une ligamentoplastie du genou. Cela génère un stress qui combine à la fois la joie de reprendre sa place dans la vie active, et la peur de ne plus savoir faire, ou du jugement illogique mais pourtant impitoyable des autres, des collègues.


Au final cette reprise s'est bien passée.... Mais le stress, lui, était bien là, et il m'a fallu 48 heures pour en venir (presque) à bout.



Ce lundi 28 octobre 2019, c'était un jour comme les autres, et pourtant....

B/ Un jour après l'autre

Le reste de la semaine, sur mon groupe de discussion sur le sevrage au tabac, sur facebook, les choses se sont emballées. Jusqu'ici, on avait quelques discussions sur le sevrage, quelques personnes fêtant leurs 1 mois, 2 mois, 6 mois de sevrage, ou encore quelques un(e)s demandant de l'aide pour garder la force et foi en eux/elles.

Mais là, à l'approche du mois de novembre, les candidat(e)s à l'arrêt se sont multipliés et c'est tant mieux, dans le cadre du mois sans tabac 2019.

Et, de plus, des dizaines de participants se sont fait connaître, annonçant glorieusement leurs réussites, leurs arrêts de 1 ou 2 ans et même plus: ce sont les participant(e)s aux mois sans tabac précédents, évidemment.


Le truc c'est de savoir comment ils/elles ont réussi:


---> Ceux et celles ayant stoppé sans substituts sont à mon avis "sortis de l'auberge". En effet, n'ayant plus rien à voir de près ou de loin avec le tabac et la nicotine, ils sont presque, à 90%, à l'abri de toute rechute au bout d'un an.

En effet, même si le fumeur repenti reste en danger, et doit conserver les yeux ouverts et rester sur ses gardes, il est suffisamment loin de son jour "J" pour ne plus avoir à y penser ou à ressentir du manque.


---> Ceux et celles ayant stoppé avec substituts sont à mon avis, même plusieurs mois/années après, encore en très grand danger.Il en existe deux catégories:

a) ceux et celles ayant stoppé mais consommant des substituts AVEC nicotine: l'arrêt du tabac, ici, est atténué par la prise de produits nicotiniques.

Certain(e)s y ajoutent même une cigarette électronique, qui, en plus de compenser la nicotine, compense le geste et le mouvement. De plus, le vapotage étant interdit à certains endroits, cela revient à s'exclure de nouveau pour vapoter, comme lorsque l'on fumait.

Là, je me demande, pardonnez moi, où se trouve le bénéfice ???


Le problème principal ici c'est que l'ex-fumeur va, pour se sevrer définitivement et complètement, devoir s'infliger un nouveau "choc" en supprimant la nicotine, puis le produit (patch, e-cigarette, gommes, etc...) - De facto si cela l'a aidé lors e son sevrage primo initial, c'est malheureusement un nouvel et redoutable effort à fournir, qui peut aboutir à une rechute au tabagisme dans certains cas, hélas...

Le pire serait de rechuter après avoir pris du poids, car pour le coup, ce serait la double peine!!!


b) ceux et celles ayant stoppé mais consommant des substituts SANS nicotine: l'arrêt du tabac, ici, est atténué par la prise médicaments, ou le suivi de thérapies, ou l'adjonction de substituts (nourriture, bonbons, etc...).

C'est ici moins grave. Oui, il y a une "compensation" mais, excepté pour ce qui concerne les médicaments, il n'y a pas véritablement de danger de rechute plus grand que lors d'un arrêt net et sans bavure, puisque le seul risque est de prendre du poids parce qu'on mange trop, par exemple...

Avec les médicaments c'est plus ennuyeux. Certains utilisés en sevrage tabagique (Zyban, Champix,...) ont des conséquences et effets secondaires non négligeables. D'autres sont addictifs (benzodiazépine par exemple...). Bref. Médicaments oui, mais uniquement sous surveillance et contrôle médical...


C/ Et après?

Mon conseil, qui vaut ce qu'il vaut... Arrêter de fumer, oui. Mais sans rien. Juste avec sa volonté. Ceux et celles qui vous disent que c'est voué à l'échec car trop dur, etc... sont le plus souvent des fumeurs souhaitant arrêter mais n'y arrivant pas sans substituts... inconsciemment ou consciemment jaloux de votre volonté, leur seul souhait est que vous ne parveniez pas au but car cela aurait pour effet de leur montrer que c'est possible... que la méthode avec plein d'aides et de substituts n'est pas la meilleure..

A chacun sa méthode d'arrêt.

Mais la meilleure, j'en suis persuadé, et les gens ayant stoppé autour de moi depuis des mois et des années en sont la preuve vivante, c'est celle sans aucun substitut, celle de la rage de vaincre.


Mon souhait c'est que tout le monde s'en sorte, peu importe la méthode.


Mais les substituts ne peuvent en aucun cas être utilisés durant des années (certains se vantent d'avoir arrêté depuis 2 ans mais vapoter)... Un substituts, c'est une béquille. Pour en avoir eu deux (et une attelle) après mon opération du genou, je peux vous dire qu'une béquille, ce n'est que provisoire.

Cela ne peut pas durer.

Ceux qui gardent la béquille au delà d'un temps raisonnable et court (donné par le médecin) ne remarchent pas correctement...

Alors, si vous prenez des substituts.... pensez à les arrêter au plus vite...

Et après? Il faudra VRAIMENT arrêter tout ce qui s'approche de près ou de loin de la cigarette et du tabac... Tout comme les alcooliques cessent toute consommation d'alcool, même de la moindre vapeur...



5- Envieux ou…… Envié ?


C'est drôle ça... Jamais je n'aurais cru que ça arriverait et pourtant…

Hier, alors que je suis allée travailler, je me suis rendu compte que depuis le début de la semaine, je ressentais de la pitié pour une de mes collègues de travail en particulier.

En fait c'est une collègue qui est fumeuse, elle fait même partie, au sein de mon entreprise, des plus gros fumeurs.

Je crois même qu'elle et moi, avant mon arrêt, étions les 2 plus gros fumeurs de la société.

Pour le coup, je me prends de pitié pour elle, et je l'ai observé ces derniers jours...

Elle a le teint jaunâtre et les traits tirés, vraiment mauvaise mine... et pourtant, elle est plus jeune que moi.

Certes, elle n'a pas de surpoids (c'est même tout le contraire car elle est maigre, trop maigre).. je n'y avais jamais prêté attention et pourtant…

Je la trouve très peu attirante et pourtant, comme beaucoup de gens, elle pourrait être mignonne… Malheureusement elle ne prend pas soin d'elle et surtout la cigarette la détruit complètement...

Je l'ai vu plusieurs fois cette semaine : elle est totalement esclave et, avec les quelques fumeurs qui restent encore dans mon travail, parfois quelques vapoteurs qui les accompagnent, ils sortent sous la pluie, le vent, dans la nuit et malgré les moustiques tigres…. pour assurer leur approvisionnement en nicotine...

A chaque fois c'est la même chose, j'ai une impression de pitié ressentie à l'égard de mes collègues qui fument ou qui vapotent… Ce sont des esclaves de la nicotine et du tabac…

C'est là que je trouve ça plutôt drôle puisqu’il a fallu que moi, qui était un des plus gros fumeurs, arrête, pour me rendre compte que c'est bien les gens qui ne fument pas qui ont pitié de ceux qui fument… et vraiment pas l'inverse...

La vérité, l’immense réalité, la lumineuse vérité, c’est que ce sont les ex-fumeurs qui ont tout stoppé qui sont enviés par les fumeurs et même les vapoteurs et par les ex-fumeurs accrocs aux substituts…..

Oh oui…

Et les vapoteurs et par les ex-fumeurs accrocs aux substituts sont eux même enviés par les fumeurs non repentis car ils savent que bientôt, ces personnes seront également débarrassées de leurs béquilles et non fumeuses de fait…

Je pense être assez bien armé maintenant pour éviter une rechute.. Mais je dois rester vigilant et sur mes gardes, bien sur.

Car un ex-fumeur ne sera jamais à 100 % non fumeur… Il sera toujours exposé à une possibilité de rechute donc… méfiance… Prudence est mère de toutes les sûretés...

Aujourd'hui la cigarette, son odeur, sa forme, tout en elle me dégoûte…

Quand je suis près de gens qui fument, je trouve l'odeur détestable et je n'ai absolument pas envie, ni d’en goûter, ni d'aller en acheter et encore moins d’accepter qu’on m’en offre une.

C'est la même chose pour le vapotage: je trouve l'odeur assez pénible à supporter même si elle tient moins longtemps dans le temps que celle de la cigarette.

Je n’ai jamais fumé dans ma voiture et pourtant je sens une odeur imprégnée dans les sièges (de tabac froid) ; je pense que ce sont les respirations après avoir fumé quand je montais dans mon véhicule.

Alors si effectivement je ressens du manque (et je peux même dire que j’en souffre tous les jours et à plusieurs reprises), il s’agit d’un manque de “quelque chose”.

Ce “quelque chose” est en fait la cigarette mais, aujourd'hui, je sais déjà que si je devais en reprendre, ça ne comblerait pas ce manque.

Car ce manque correspond au temps et aux activités dans lesquelles la cigarette était omniprésente… Maintenant, comme elle me dégoûte, je ne peux pas en reprendre, sauf à me forcer, et je ne le souhaite évidemment pas…

Du coup, je dois accepter de vivre avec ces manques jusqu'à la fin de mes jours…

Car j'ai eu le malheur, un jour, de tomber dans ce piège terrible du tabagisme.

La victoire est certainement au bout puisque, effectivement, je n'ai plus aucune envie, mais alors vraiment aucune, de fumer: l’idée même de la cigarette me dégoûte..


Je me dois de terminer ce nouveau chapitre par une note très optimiste:

Je me suis demandé aujourd'hui en me levant, comment avais-je pu tenir bientôt 3 mois sans réellement ressentir le besoin de fumer?

Oui, j'ai ressenti du manque, mais aucune envie de fumer...

Et c'est là que je me dis qu'arrêter de fumer, finalement, a été relativement facile…

Moi qui ai fumé 35 cigarettes par jour pendant 35 ans...

Moi qui ai commencé à fumer à l'âge de 17 ans et demi pour arrêter à l'âge de 52 ans..

Toute ma vie, je n'ai jamais pu même arrêter quelques jours réellement, sans patchs, médicaments ou autres béquilles puissantes, et même alors, je n’ai tenu avec cela que de courtes durées et repris de plus belle dans la foulée…

Même la cigarette électronique ne m’a pas réussi: je toussais encore plus qu’avec la vraie et je fumais quand même quelques clopes….

Et là, subitement, le 13 août 2019, j'ai stoppé complètement.
Sans plus jamais avoir, ne serait-ce que l'idée ou l'envie, de me remettre une cigarette dans la bouche…

Pas plus que je n'aurais envie de m'en mettre une dans l'oreille ou ailleurs, dans un quelconque autre orifice de mon corps…

Alors oui, arrêter de fumer a été beaucoup plus facile que je ne le croyais.

Je ne doute pas d'avoir bien assez de volonté pour tenir à l'avenir puisque tout ce qui touche au tabac et à la cigarette me dégoûte à présent, et que je préfère ressentir le manque de “quelque chose” en sachant que je n’ai pas besoin de le combler et que je peux vivre avec.


En conclusion, arrêter de fumer, c’est facile. C’est facile même sans rien, sans substitut ni aide ni béquille.

C’est même tellement facile que je me demande comment j’ai pu ne pas le faire avant. C’est sans doute mon plus grand regret. Et c’est également pour cela je crois, que je consigne mes expériences et ressentis publiquement, pour permettre à d’autres pauvres fumeurs tombés dans le piège de s’en sortir, en espérant qu’ils le feront plus tôt que moi dans leur vie…




6- Réflexions marginales d’un repenti du tabac


1- Sur cet ouvrage

Lorsque j'ai entrepris d'écrire ce « journal du repenti » je souhaitais uniquement créer une sorte de petit journal intime, tout en emboîtant le pas à mon premier ouvrage, « le refus de l'esclavage ».

Mais ce n'était absolument pas un livre ni un journal qui devait être axé sur le sevrage tabagique uniquement.

Et pourtant, il n'en demeure pas moins qu'au final, quand on arrête de fumer, les mois qui suivent sont occupés à se concentrer sur la cigarette.

Pour moi cela fera trois mois dans 4 jours. Déjà. 4 mois depuis que j'ai écrasé ma dernière cigarette après 35 ans à en fumer 35 par jours... Tellement fier....

Au final ce journal du repenti sera donc bien axé sur le sevrage tabagique car c'est quelque chose qui demande tellement d'efforts et tellement d'énergie qu'il occupe le centre de votre vie durant les temps suivant le jour « J »..

Mais ça on l'avait déjà compris.

On avait également compris que mon style, c'était de mettre à disposition des autres ma propre expérience de manière gratuite et généreuse, pour, peut-être, les aider à comprendre ce qui les attend et ce qui va leur arriver, et les aider à choisir le meilleur moyen de stopper cette addiction.

En ce moment le mois sans tabac 2019 bat son plein.

Sur le groupe de discussion Facebook dont je suis membre, je remarque que beaucoup de gens sont désespérés par des envies extraordinaires de fumer, voire pour certains, qu'ils ont déjà craqué.



2- Sur la cigarette et le manque

Comme je me plais à le dire à ceux et à celles qui expliquent leurs difficultés et les raisons pour lesquelles ils ont craqué, la cigarette ne rapporte rien, et c'est même exactement le contraire...

. Fumer est une maladie,

. Les fumeurs sont des malades et des toxicomanes

. La cigarette n'apporte rien de bon c'est même tout le contraire

. Le tabac est dangereux pour la santé et coûte cher

. Fumer ne permet pas du tout de lutter contre le stress et c'est même l'inverse.

. Fumer isole les fumeurs et les mets en marge de la société

. fumer ne calme pas et ne détends pas, c'est même exactement le contraire : la nicotine est un excitant

. Lorsqu'on arrête de fumer, on a pas besoin de tabac et donc on peut s'en passer sans difficulté

. C'est la société qui veut nous pousser à nouveau à fumer et c'est contre cela qu'il faut lutter

. Les bienfaits de l'arrêt de la cigarette sont multiples aussi bien sur la santé, sur l'argent, sur le bien-être, sur la confiance en soi, et sur le respect de soi...

C'est pourquoi toutes les personnes ayant arrêté de fumer n’ont absolument rien à regretter.

Nous n'avons rien à regretter.

Nous n'avons pas à envier les fumeurs et se sont bien souvent plutôt eux qui nous envient, car ils aimeraient bien pouvoir arrêter aussi facilement que nous.

La cigarette ne rassure pas, ne donne pas confiance en soi, n'apporte rien de bon sur le plan de la santé, épuise les capacités financières, ruine le physique et la santé, etc...

Il suffit de regarder les fumeurs et de s'apercevoir que leur mine n'est pas bonne, qu'ils ont le teint jaune, les dents jaunies, dégagent une haleine fétide, ont les doigts jaunis, sont toujours malheureux quand ils ne peuvent pas fumer, par exemple lors de cérémonies festives d'intérieur qui sont un supplice parce qu'il leur faut attendre pour pouvoir sortir fumer...

On pourrait encore citer beaucoup de choses...

La cigarette ne calme pas la dépression ni la déprime, elle ne comble pas les vides et les difficultés. Les non-fumeurs n'en n'ont pas et lorsque le même les problèmes leurs arrivent, ils les affrontent vaillamment et sans fumer...

Pire lorsque l'ex-fumeur se remet à fumer parce qu'il est confronté à une difficulté de la vie (ou un bonheur, un événement festif), le tabac aggrave encore ses difficultés par le ressenti qui est le sien (perte de confiance générée par le fait d'avoir repris et par la culpabilité, complications matérielles puisqu'il se retrouve de nouveau à devoir fumer et donc acheter un tabac qui coûte de plus en plus cher, sur le point de vue de sa santé qu'il recommence à détruire aussitôt, etc...)

L'ex-fumeur, pour une « petite taf » ou une « petite cigarette », vient de ruiner tous les efforts qu'il a fait et cela quel que soit le temps de sevrage et d'abstinence qui a été le sien : tout est à recommencer hélas.

En effet je ne le répéterai jamais assez qu'il n'existe, ni « petites cigarettes », ni petites tafs » : toute cigarette ou taf revient à un retour au tabagisme...

C'est également pour ces raisons que je me plais à citer ces locutions latines tellement à leur place : « errare humanum est » et, « réitérae diabolicum ».

Ce qui, en substance, signifie que l'erreur est humaine mais que la renouveler c'est diabolique (ce n'est plus une erreur alors mais une volonté).

Je conseille aux ex-fumeurs ayant malheureusement fait un faux pas de cesser immédiatement le tabagisme de nouveau et de reprendre leur sevrage à zéro ; de remettre les tableaux de compteur à zéro ; et surtout de ne plus jamais faire de « faux pas » puisqu'ils ont compris maintenant que ça ne sert à rien.

Je suis même persuadé que si vous leur demandez honnêtement de vous dire ce qu'ils ont pensé de cette cigarette, ils vous diront qu'ils ne l'ont pas trouvée bonne, voir même dégoûtante.


3- Sur la manière de se sevrer

C'est pourquoi, au vu de toutes ces difficultés à se sevrer, encore une fois, et même si je respecte toutes les méthodes, je conseille de ne pas employer de substituts pour éviter de faire durer la désintoxication psychologique.

Il est difficile d'expliquer aux gens pourquoi j'ai choisi un sevrage brutal car à chaque fois que j'évoque mon opinion, je fais face à une « levée de boucliers », je me prends une « volée de bois vert » comme jamais...

Pourtant je sais avoir raison.

Le fumeur n'est pas différent de l'alcoolique qui arrête l'alcool : ce dernier ne doit plus JAMAIS prendre une seule goutte d'alcool et ce, dès le premier jour de sevrage. Le fumeur qui arrête la cigarette ne doit donc, lui non plus, plus consommer de nicotine dès le premier jour et pour toujours....

Il faut se dire que la vie de fumeur est terminée et que plus jamais on n'en touchera, ni de près, ni de loin.

L'alcoolique qui arrête ne prendra plus jamais une goutte d'alcool et fera même attention à ce qu'il consomme en nourriture car certains aliments contiennent de l'alcool telle la moutarde au la vinaigrette.

Pour le fumeur il s'agit exactement de la même chose.

L'administratrice du groupe Facebook sur lequel je discute de mon sevrage avec d'autres repentis du tabac, expliquait récemment qu'elle avait disparu pendant un an et laissé les commandes de son groupe à une de ses copines, parce qu'elle ne pouvait plus lire les messages de personnes qui faisaient un sevrage tabagique, cela lui rappelant trop la cigarette et la mettant en péril au regard de son propre sevrage.

C'est bien compréhensible et, pour ma part je ressens souvent la même chose, même si je préfère continuer à donner de moi-même : ça me donne l'impression d'exister un peu et d'aider à lutter contre cette tueuse, ce poison, cette gigantesque escroquerie qu'est la cigarette.

Par ailleurs j'ai toujours, depuis mon jour J, préféré me confronter aux fumeurs pour éviter de me mettre dans un « cocon » et de me fragiliser ensuite le jour où, fatalement, je serais en contact avec des fumeurs...


Dans cet axe, voici ce que je fais depuis le premier jour :

1. Au restaurant, bar, etc... je ne crains pas de me mettre en zone fumeur

2. Je vais discuter avec les fumeurs lors de leurs pauses sans problème

3. Je partage et j'échange sur facebook avec des fumeurs sur les groupes de repentis.

4. etc...

Et je n'ai jamais eu envie d'en reprendre même une taf : l'odeur me dégoûte.

Au vu de l'importance de l'énergie et de la volonté dépensée pour arrêter, et sur une durée remarquablement longue (mois, années...), je ne peux que m'interroger sur la méthode d'arrêt.

Comment faire en sorte de se débarrasser pour toujours et au plus vite de cette addiction ?

Personnellement, je recommande un arrêt sans substitut car c'est déjà assez long comme ça pour ne pas en rajouter encore.

Mais je sais que, malheureusement, beaucoup de gens ont des difficultés à faire cela et ont besoin d'une « béquille » pour les aider à arrêter.

À mon niveau, j'en suis plutôt arrivé à les plaindre qu'à les critiquer, car leur chemin sera plus long que le mien sans doute.

Il risque également d'être plus jalonné de rechutes car, lorsque tu ne coupe pas directement la branche pourrie, c'est connu, elle repousse.

Le problème est qu'en restant addict à la nicotine ou à quelque chose qui s'approche de la cigarette (tel le vapotage), tu ne coupes pas réellement tous les ponts avec le tabagisme.

Reconnaissons quand même qu'il est préférable d'employer ce genre de méthodes que de continuer à fumer, évidemment. Car tous les instants sans fumer sont des instants gagnés.

Mais mon propos n'est pas là.

Je cherche plutôt à comprendre pourquoi certains choisissent un chemin si difficile en le croyant plus facile... Sans doute sont ils tombés dans le piège des différents laboratoires et industries vendant de tels substituts ou « béquilles »... Encore un nouveau piège, hélas...

Je compare la voie choisie par ces fumeurs en comparaison de ceux et celles ayant arrêté net et sans rien d'autre que leur volonté avec la métaphore suivante :

Imaginez que vous soyez en bas d'une montagne pour monter au sommet.

Vous avez le choix entre emprunter un sentier de 12 kilomètres, en colimaçon, avec des lacets et précipices non sécurisés...

Et de grimper directement à flanc de montagne en vous assurant avec des équipements d'alpinisme.

Dans le premier cas, la route durera plusieurs heures, et vous risquez à tout moment de tomber dans le précipice.

Dans le second, vainqueur de votre vertige et, moyennant une concentration d'une heure environ, vous serez en haut, mais, c'est vrai, au prix d'un effort physique plus conséquent...

On en revient exactement à ce que je dis plus haut à savoir que l'énergie à fournir pour stopper une addiction telle que le tabagisme est tellement énorme qu'il faut absolument éviter à mon sens de se rendre la chose plus difficile en ajoutant une dose de nicotine ou une dose de vapotage ou les deux pendant quelques mois voire quelques années et en se disant que c'est bien c'est mieux que de fumer.

Bien sur que c'est mieux que de fumer mais, en fait, tout est mieux que fumer...

On ne peut pas on ne peut aucunement dire qu'on a réellement arrêté tant qu'on a pas tout stoppé.

Pour considérer un arrêt réussi de la cigarette, j'observe autour de moi les personnes telles ma sœur, mon beau-frère, des amis ou collègues qui ont arrêté le tabac et n'ont plus jamais approché de près ou de loin un objet pouvant se rapporter au tabagisme un objet tel que la cigarette électronique pouvant servir de compensation.

Pour moi, ces gens-là sont devenus pleinement des non-fumeurs et je peux vous dire que, maintenant quelques années plus loin, ils ne ressentent plus absolument aucun symptôme de manque ou d'envie : ils ont éradiqué le problème.

Quant à ceux et celles qui ressentent des envies impérieuses de fumer suite à un événement agréable, une sortie, ou un incident, je leur dis de lutter il s'agit de craving, d'un « rappel d'addiction ». C'est contre ça qu'il faut lutter avec toute sa volonté (passer à autre chose, boire de l'eau, faire du sport, etc...)

Qu'est ce que j'appelle un « rappel d'addiction » ?

C'est tout simplement le(s) moment(s) où votre cerveau, (subconscient), vous relance sur la demande d'une cigarette.

Il envoie cette envie alors même que vous n'avez plus besoin de nicotine car elle a été éliminée de votre organisme peu après l'arrêt...

C'est cela un « rappel d'addiction ».



4- L'espoir

Plus le temps va passer, plus les symptômes vont disparaître.

En revanche il faudra rester sur ses gardes, ca l'en,vie peut ressurgir à n'importe quel moment... au cours de la vie...Ne jamais jamais reprendre une « petite taf » ou une « petite cigarette » car il n'y en a pas : ça n'existe pas.

Le principal et premier bénéfice, immédiatement, lorsqu'on arrête de fumer: se sentir fort, confiant, fier, et de se dire qu'on a su tenir bon et qu'on est plus fort que la plus grande drogue que l'humanité est jamais connue.

Quelques uns des effets bénéfiques de l'arrêt du tabagisme :

1. moins d'essoufflement

2. meilleure respiration

3. retour du goût et de l'odorat

4. les doigts et la peau reprennent des couleurs normales

5. la tension et les pulsations minutes reviennent à la normale

6. même si on tousse encore, c'est de la toux sèche et non plus grasse qui finit d'achever le nettoyage les poumons et là on sait qu'il y en a pour quelques années quand même.

7. meilleur niveau de vie puisque l'argent dépensé à acheter du poison est utilisé à autre chose.

8. le bonheur de ne plus polluer personne (finalement on a pitié de ceux qui fument encore)

9. le bien être

10. la confiance en soi

11. les capacités financières

12. la sérénité retrouvée,

13. etc...


Et soyez persuadés, encore une fois, de trois choses:

1. la cigarette ne vous apporte rien que du négatif

2. vous n’avez aucun besoin de fumer: ce n’est pas naturel

3. lorsque vous aurez arrêté, vous aurez pris la meilleure décision de toute votre vie et vous serez pleinement heureux et fier de vous.



7- de temps en temps, autant et tant...


Le fait d’arrêter de fumer cause le manque, c’est vrai, mais le manque de quoi???

Le manque de nicotine? Ben non, on a très bien comprit que la nicotine a été éliminée depuis longtemps de l’organisme, c’est à dire entre les 3 premiers jours et les trois premières semaines de sevrage (total c’est à dire de nicotine aussi bien sur).

Pour le coup on manque de quoi alors?

Tout simplement…. de rien du tout… Mais c’est juste que, lorsque l’on fumait, chaque cigarette c’était un peu de temps qui s’enfuyait.

La vérité est que l’on a perdu du temps. De l’argent aussi, certes, en achetant des clopes, mais du temps et c’est plus grave.

On aurait pu le consacrer à des proches, à un travail, à des bonnes actions, à des loisirs…

Au lieu de cela, on l’a gâché ce temps.

Mais maintenant, une fois la cigarette stoppée, on récupère brutalement tout ce temps.

Ceci exceptées les personnes fumant de la cigarette électronique évidemment puisqu’elles continuent à consacrer du temps à une activité proche de la fumette à savoir le vapotage.

Donc le fumeur a arrêté. Il est sevré de nicotine et, au cours de son deuxième mois de sevrage, il commence à ressentir l’absence de quelque chose.

Son emploi du temps est plein de “trous”.

Il se demande quoi faire de tout ça…

Tenez, prenez moi, 35 cigarettes multipliées par 10 minutes cela fait… 350 minutes par jour à fumer et donc perdues. 350 minutes à détruire ma santé… soit 5, 833 heures par jour et donc ⅕ de ma vie pendant 35 ans perdu à fumer…

Et oui..

Nonobstant l’argent dépensé, la santé fragilisée, l’isolement social et les malheures des fumeurs… voilà encore une excellente raison de stopper ce poison..


Ne l’oubliez pas: ce n’est pas la cigarette qui vous manque mais seulement ce qu’elle occupait, le temps qu’elle vous faisait perdre.



8- les poches vides…


Ces derniers temps, nous avons évoqué pas mal de phénomènes impactant les "repentis" du tabagisme. Mis d'après vous, qu'en est-il de leurs poches ?



---> Repenti ?

D'ailleurs, avant d'entrer dans le détail de la notion de "poches vides", il convient de s'attarder sur le titre du journal à savoir le "journal d'un repenti".


C'est un usager d'un groupe de discussion auquel je participe dans le cadre de mon sevrage qu m'a demandé pourquoi un tel titre, un tel mot, "repenti", alors qu'à sa connaissance, fumer n'est ni un crime, ni un délit, ni même un pêché.


Je répondrais "oui et non" à cette affirmation. Effectivement, au sens pénal du terme, fumer n'est pas une infraction. Mais c'est un crime contre la nature, contre la vie qui nous a été donnée, qu'elle l'ait été par Dieu, ou par un autre phénomène. La vie est un don précieux.

Ne cherchez pas, FUMER EST LARGEMENT CONTRE-NATURE.


Voilà pourquoi j'ai employé le mot, le terme, de "repenti".


Pour faire passer un message, pour provoquer une réaction, il convient d'employer des mots forts.


C'est ici, indéniablement, le cas, et je l’entérine, je m'en affirme la paternité.



---> Le poches du repenti sont elles vides ?


Au sens propre du terme, ce qui m'a surpris, après avoir arrêté la cigarette, c'est d'avoir en permanence l'impression d'oublier quelque chose.

En fait, depuis le moment où j'ai écrasé ma dernière cigarette, jeté mon paquet à la poubelle, et donné ma cigarette électronique, j'ai en permanence lors de mes déplacements, personnels ou professionnels, l'impression d’avoir laissé quelque chose d'important sur mon lieu de départ...


Mes poches sont moins remplies.


Pourtant, en fait, je n'oublie rien. J'ai mes clé, mes papiers, mon argent, mes affaires,etc..


Mais alors pourquoi cette impression???


Tout simplement parce qu'avant, mes poches étaient souvent trop petites. Une grande place était consacrée au transport d'objets de fumeur, dont cigarettes, briquet, cigarette électronique, batterie de rechange, chargeur, produit, etc...


Et bien oui, le jour ou l'on arrête de fumer, on se libère même de cela.


Les filles aussi... Leurs sacs à mains ont plus de place pour y mettre d'autres choses... Faisons leur confiance pour combler les vides laissés par les accessoires du fumer car avec ces chères mesdames, la "nature a horreur du vide" (Mdr...)

On retrouve de la place pour mettre ses affaires et objets.


Et puis, comme l'argent ne part plus en fumée, on a moins besoin d'aller au distributeur. Les sous qu'on a sur soi durent longtemps. Le compte en banque se vide moins vite. Pour le coup, les poches de l'ex-fumeur se ... remplissent... Au sens figuré bien sur.



---> Au final, que laisse t-on derrière soi en cessant de fumer ?


Au final, on abandonne beaucoup de choses, dont par exemples, les suivantes (liste non exhaustive):

fini la bronchite chronique du fumeur

fini l'odeur de tabac froid sur les vêtements

finis les reproches des gens lorsque l'on fume et que cela gêne les autres

fini de culpabiliser lors des "mois sans tabac"

fini de culpabiliser par rapport à son entourage

fini d'avoir peur pour sa santé en permanence

fini la peur de manquer de cigarettes

finies les angoisses sur les fins de mois difficiles accompagnées de la culpabilisation de ne pas pouvoir gâter les siens parce qu'onva choisi de fumer

fini le manque de confiance en soi

finis les levers en toussant et en crachant

finies les poches trop pleines d'objets servant à fumer

finis les problèmes d'odorat, de souffle, de goût

finis les doigts jaunis

fini de se peler pour aller fumer à l'extérieur en plein hiver

fini de se mouiller pour aller fumer dehors sous la pluie

fini de craindre les fêtes et sorties (cinéma théâtre etc...) parce qu'on ne peut pas y fumer librement

fini de repousser les autres par l'odeur horrible qu'on emporte avec nous

etc ...


---> 89 jours après l'arrêt, le ressenti d'un repenti ?


Après bientôt 3 mois d'abstinence et de sevrage, je dois bien avouer que je me sens bien mieux physiquement.

Je ne nie pas que je surveille mon poids et mes réactions, l'arrêt de la cigarette ayant forcément pas mal d’impacts sur mon corps dont certains, non visibles.

Mais à mon sens, les bénéfices de cet arrêt doivent forcément dépasser de très loin les quelques inconvénients à prévoir éventuellement.


Alors, croyez moi, si vous ne l'avez pas encore fait, arrêtez de fumer !


Je vous affirme que c'est bien plus facile qu'on ne le croit et que je me demande encore régulièrement, depuis mon jour "J" le 13 août 2019, pourquoi je ne l'ai pas fait plus tôt, ...


Je ne peux rien vous dire d'autre que le fait que la plupart des fumeurs se mettent bien trop la pression pour arrêter.


Finalement, il suffit de faire cela comme on cesse une activité quelconque et ça se passe très bien.



Ayant fumé 35 cigarettes par jour pendant 35 ans, j'ai été diagnostiqué par les différents tests de tabacologie comme très addict à la nicotine et à la cigarette.


J'ai pourtant arrêté facilement.



Oui, je ressens du vide parfois. Mais je le comble autrement et ça va.


Ces moments passent. La cigarette ne gagnera pas.


En plus de mes poches, de mon bien être, je ressens une telle fierté.


J'ai maintenant pitié des pauvres fumeurs, eux qui continuent à détruire leur corps, leur santé, et à payer très cher ce triste privilège, allant jusqu'à préférer fumer que d'avoir une belle vie emplie de joies et de personnes aimées...


Oui, je suis un repenti. Un repenti du tabagisme, aux poches plus vides au sens littéral mais bien plus pleines au sens figuré.


Le jour de mon arrêt de la cigarette, le 13 août 2019, le mardi 13 août 2019, cela a été l'un, de splus beaux jours de ma vie, ponctué par une décision d'importance, une des plus importantes de ma vie.


C'est à partir de là que mon chemin a commencé de bifurquer vers une vie merveilleuse, pleine de bonheurs, de saveurs, de satisfactions, et de fiertés...


À vous maintenant !

9- vap ou pas vap?…



C'est un fait : on arrête plus de parler de la cigarette électronique en cette rentrée 2019..


Après bien des années à hésiter en disant qu'on avait pas assez de recul, maintenant on commence à dire que la chose est préoccupante..


Déjà que pour les pauvres fumeurs qui essaient de se débarrasser de la cigarette, je trouve personnellement que la cigarette électronique est une catastrophe..

Car un patch ou une gomme à la nicotine va apporter de la nicotine, certes, mais ça va s'arrêter là.


Car en plus de pouvoir maintenir l'addiction à la nicotine si on en prend dans le liquide, elle maintient le geste et l'habitude..


En gros elle remplace la cigarette aux moments de la journée ou habituellement on aurait fumé.


C'est effectivement extrêmement dangereux quand on est en cours de sevrage à mon sens.


En plus maintenant on s'est rendu compte que la chose est particulièrement dangereuse pour les poumons....


Alors, la cigarette électronique, en plus de pousser les jeunes à se tourner vers elle..va contribuer à détruire la santé de gens qui n'auraient peut-être jamais touché la véritable cigarette mais qui vommnt tenter la vape en se disant que ce n'est pas dangereux..


C'est tellement préoccupant et tellement stupide à la fois...


"Dans la famille je m'auto détruis,

j'ai demandé la cigarette électronique..."


Donc au final je préconise, si on doit s'aider de substituts, de voir un tabacologue et de prendre les produits pharmacologiques tels les patchs ou autres.


Le mieux reste évidemment la volonté et le sport..


Juste en aparté beaucoup de personnes craignent le sport..

Il suffit de marcher une heure ou deux dans la journée et ça permet d'expulser et en même temps de ne pas grossir à outrance..


Soyez forts!




10- réflexions motivantes…



J'ai envie de vous d’envoyer des ondes de réussite... Pour aider et motiver les candidat(e)s à la défume......

Ya des jours comme ça.

Pourtant en ce vendredi 13 décembre 2019, mes réflexions sur la société et les gens sont plutôt effarantes et affligeantes…

Ce monde est peuplé de gens méchants, envieux, jaloux, arrivistes, et animé des plus mauvaises intentions possibles.

Je ne me reconnais pas dans tout ça et j’en fais les frais au quotidien hélas…

Pourtant je reste généreux… Il faut assumer ses différences...

Je suis un fumeur de 35 ans à raison de 35 Marlboro light par jour.

Personne n'aurait jamais misé sur moi pour arrêter net sans patchs ni e cigarette ni substituts ni médoc... Même pas ma femme adorée .

Et pourtant...

J'ai fêté avant hier mon 120 ème jour (4X30) sans cigarette et aujourd'hui c'est le 4 ème mois calendrier (13 août - 13 décembre 2019).

C'est encore parfois compliqué. Mais je tiens bon.

Je vois pourtant des tas de gens échouer...

Sur le groupe Facebook dédié à l’arrêt du tabagisme que je fréquente, certaines personnes sont désemparées et abandonnent ou font des accrocs..

J'ai de la peine pour elles...

Pour ma part j'espère bien avoir laissé tout ça derrière moi...


Ce qui est important c'est de ne jamais plus y céder...

Pour rappel... On a pas besoin de cigarette ni de nicotine au contraire...

Ceux qui ont arrêté dans mon entourage n'en ont jamais repris.. c'est cela la recette..

Jamais une.. il n'y a ni petite cigarette, ni petite taf.

C'est tout ou rien. Point.

Histoire de vous motiver encore....

Lisez mes deux livres...

Le premier (le refus de l’esclavage) traite des 2 premiers mois de sevrage..

Le second c'est celui-ci, mon journal de bord, après ces 2 premiers mois.

Courage...

Vous allez y arriver...

N'en doutez pas.



11- Rares mais pourtant: effets négatifs de l'arrêt du tabac: dangers et écueils à éviter.


J'ai envie de vous parler aujourd'hui de quelques constats que j'ai pu faire depuis mon arrêt du tabac.

En réalité je n'ai rencontré pour l'instant que du positif la plupart du temps…

Je dois citer une amélioration significative de ma respiration, de mon teint, de l'état de mes finances, de ma santé en général, de ma résistance physique, de mon endurance, de mon bien-être général, de l'image que je renvoie à mon entourage tant personnel que professionnel, et surtout de l'image que je me renvoie à moi-même…

Il y a bien évidemment une multitude d'autres bienfaits à l'arrêt du tabac.


J'ajoute que personnellement je n'ai, au bout de presque 5 mois, pas pris de poids et même j'en ai un peu perdu, environ 2 kg.


Mais je ressens aussi quelques effets négatifs.

Le premier, c'est le stress. Moi qui suis déjà quelqu'un de stressé et anxieux en temps normal, je le suis bien plus que d'habitude depuis l'arrêt de la cigarette, et les nuits blanches s'enchaînent. Même si évidemment elles sont moins nombreuses..

Mais les crises d'angoisse, attaques de panique, et autres phases de stress intenses, au vu de leur puissance et intensité, et du fait qu'elles ne sont survenues qu'après l'arrêt de la cigarette à ce point-là… c'est un vrai point négatif à n'en pas douter..

Bien évidemment, en travaillant un peu sur soi, on devrait arriver à le minimiser voire à le faire disparaître au fil du temps... Mais il faudra être patient et attentif.


Le deuxième point négatif que j'ai détecté, c'est la jalousie, et parfois l'agressivité des autres fumeurs, parce que vous avez quitté leur monde..

C'est malheureusement la réalité. Lorsqu'on arrête de fumer les autres fumeurs de votre environnement s'en rendent compte..

Si certains réagissent assez bien en ne commentant pas ou même en vous félicitant, hélas, la plupart font preuve de mesquinerie et de jalousie à peine ou pas du tout déguisées…

Pire parfois ils essayent de faire en sorte de vous imposer l'odeur de leurs cigarettes afin de vous faire replonger. . Certains vont même jusqu'à vous offrir des cigarettes en sachant parfaitement que vous êtes en face de sevrage.

Si pour certains c'est inconscient, pour la plupart c'est parfaitement prémédité…


Le troisième point négatif c'est le manque, les rappels d'addiction… mais cela hélas est le lot des anciens fumeurs… à vie…


Du coup j'avais envie de vous parler de tout ça aujourd'hui.

Pour ma part je tiens bon car j'ai clairement identifié ces dangers.

Je vous invite à faire de même car la prise de conscience est la meilleure arme pour résister et tenir bon..



12- Le deuxième effet KISS COOL !


Ce que j'appelle avec un certain humour le « deuxième effet kiss cool de l'arrêt de la cigarette », c'est malheureusement un effet pervers.

Cet effet, c'est l'action de la cigarette sur les émotions et la vie de tous les jours..

Il n'est pas le même en fonction de la personnalité du fumeur repenti.

Si vous êtes une personne d'un calme olympien et qui gère très bien ses émotions, ça ne vous changera peut-être pas la vie.

En revanche, si comme la plupart des fumeurs vous êtes quelqu'un d'émotif et de réceptif au stress, alors c'est la catastrophe garantie.

Car n'oublions pas que, si la cigarette est un excitant, elle a également un effet antidépresseur...

Et c'est bien là que le bât blesse.

Personnellement, me concernant, je suis quelqu'un de déjà stressé à la base. Je gère assez mal mes émotions et je me retrouve assez vite dans des positions inconfortables générées par des crises d'angoisse ou des attaques de panique.

Du coup, lorsque j'ai arrêté la cigarette, je n'avais pas anticipé ce que cela allait produire sur ce plan là...

Le corps change. La santé s'améliore. Les risques de maladie mortelle graves s'amenuisent un peu.

Mais le stress se décuple. Si vous êtes un tant soit peu anxieux, vous allez subir..

Maintenant que je vous en ai averti, autant l'anticiper..

Ne dit-on pas qu'un homme ou une femme averti(e) en valent deux ?

Car l'erreur à pas commettre serait de se précipiter sur des médicaments calmants l'anxiété ou des antidépresseurs, pour compenser.

Vous avez arrêté de fumer : il n'est pas question de se plonger dans autre chose.

Je tenais néanmoins à vous prévenir et à vous dire de vous méfier de vos réactions après l'arrêt de la cigarette.


J'en suis à 5 mois et, de ce côté-là, rien ne s'est arrangé. Au contraire, c'est même pire..

Mais pour vous donner une note d'espoir forte, sachez que les envies de fumer ont largement diminué...

À bientôt pour une nouvelle page de ce livre.




13- C’est de ma faute ! Travail sur mon stress...


J'avais prévenu au départ que ce journal n'était pas consacré uniquement à la cigarette...


Il s'agit aussi d'un journal quotidien, mon compagnon durant les mois ayant suivi mon arrêt de la cigarette...


Et oui, aujourd'hui, ce journal n'est pas consacré à la cigarette mais à un des facteurs qui s'aggrave lors de l'arrêt de cette cigarette.


Cependant avant de commencer ce propos il convient d'abord que je vous présente mon caractère, mon anxiété chronique, et mon stress, afin que vous puissiez évaluer l'impact que l'arrêt de la cigarette peut avoir, au niveau stress et nervosité, sur quelqu'un de moins ou de plus anxieux que moi.


Nul ne réagit pareil en temps normal et donc la réaction après l'arrêt de la cigarette est forcément différente de chaque individu à l'autre.


D'un tempérament anxieux j'ai toujours été quelqu'un d'extrêmement stressé, depuis ma plus tendre enfance.


Cela m'a posé de sérieux problèmes avec les autres... De sociabilité...


Ainsi, on m'aime ou pas. Il n'y a pas de juste milieu. Je ne laisse pas indifférent.


Professionnellement, j'ai été harcelé et j'ai subi. C'est cela ma force. De savoir résister.


Et (j'avoue que cela m'amuse) de voir certains, dont des personnes ayant du pouvoir sur moi, s’échiner à tenter par tous moyens de me détruire...


Beaucoup de gens ont profité de ma fragilité nerveuse pour tenter de m'enfoncer la tête sous l'eau au lieu d'essayer de m'aider et de me comprendre.


En particulier dans mon milieu professionnel où j'ai été toujours du lutter pour exister.. et résister pour ne pas couler.


Car le monde professionnel est rempli d'arrivistes.. De personnes prêtes à tout pour marcher sur la tête des autres... Souvent regroupés en meute, avec un ou plusieurs dominants...


Malheur au "vilain petit canard"... Il ne trouvera, ni compréhension, ni indulgence... Il devra être plus irréprochable que les autres puis qu’à lui rien n'est pardonné..


J’exècre ce monde de moutons bêlants..


Je n'en suis pas un...


Et ne le serai jamais...


J'ai toujours assez mal géré mon stress, mais j'ai quand même réussi à avancer sans céder, ni aux sirènes des médecins et médicaments divers, ni perdre mon âme et ma probité...


En revanche il est vrai que le stress me ronge depuis des années.


Et je passe sur les angoisses et attaques de panique par moments.


Je ne peux pas dire que je sois malheureux... J'ai une épouse adorable et de beaux enfants.


Mais je me fais du mouron constamment pour tout et pour rien.


Un seul incident me terrorise et me fait cogiter pendant des jours.. pour un événement qui finalement n'est que matériel et mineur je me mets à anticiper les ennuis à venir dans toutes les directions et de toutes sortes..


Et quand ça s'emballe ça arrive même à me faire passer des nuits blanches.


J'ai eu ça dans le temps au moment et juste après mon divorce avec ma première épouse.


J'ai mis à peu près 4 années à effacer ces problèmes.. et à retrouver une certaine paix intérieure.


Mais il y a un peu plus de 6 ans j'ai eu des ennuis professionnels avec un de mes supérieurs qui s'est mis dans la tête de me détruire.


S'il n'y est pas parvenu il a néanmoins réussi à rouvrir ces anciennes blessures.


Et pour le coup mon stress est revenu en force.


Heureusement pour moi, lors de son départ il a été remplacé par quelqu'un de très bien. Ce qui a diminué les symptômes.


Mais la cigarette, lorsque j'ai décidé de l'arrêter en août dernier, a de nouveau ouvert les vannes du stress..


Je ne m'en suis pas tout de suite rendu compte.. mais depuis quelques semaines, je me suis aperçu que j'étais clairement paniqué régulièrement voire quasiment en permanence.


J'arrivais à prendre sur moi au travail pour ne rien laisser transparaître mais c'est tout.


Ayant pris conscience de cela il y a environ 1 à 2 mois, j'ai bien évidemment décidé d'intervenir là-dessus.


Car il n'était pas question de pourrir la vie de ma famille et de mon environnement avec mon stress.


Ce sont mes meilleurs soutiens et c'est aussi grâce à eux que toutes les étapes de ma vie se sont bien déroulées..


Je leur dois donc reconnaissance et non pas pénibilité..


Alors j'ai pris sur moi et j'ai commencé à faire un travail en profondeur associant sport régulier, méditation et coordination cardiaque, réflexions, pensées calmes et positives, parfois un petit peu d'euphytose, c'est-à-dire de la passiflore et de la valériane..


Pour chasser le stress et combler le manque de la cigarette sans sombrer dans autre chose..


Lorsqu'une angoisse ou une panique arrive.. au lieu de m'enfoncer dedans je me force à respirer avec des écarts de 5 à 10 secondes entre chaque inspiration et expiration.


Pas besoin de se coucher pour ça, cela peut se faire assis et éveillé.


Le tout étant que ça dure au moins 5 minutes.. car cela oblige le cœur à reprendre un rythme régulier associé à la respiration.


Je fais aussi l'effort de me déplacer plus à pied. Tout d'abord c'est bon pour l'environnement mais également pour le moral car lorsque l'on marche on expulse son stress.


J'essaie aussi de chasser de la main les pensées négatives en me disant que la vie est courte et qu'il faut vivre au jour le jour..


En effet la cigarette laisse beaucoup de vide, au moins autant de temps que l'on en employait à fumer dans une journée.


Ainsi me concernant une cigarette me durait entre 5 et 10 minutes.. Et comme j'en fumais plus de 30 par jour cela faisait entre 150 et 300 minutes, ou encore entre 2 et 5 heures, de perdues par jour..


Aujourd'hui j'ai des fois l'impression que le monde est bien vide.


Je me prends à me dire "mais qu'est-ce qui a changé ?"


À chaque fois la réponse me revient, c'est évidemment la cigarette.


Elle n'est plus là.

Et comme elle n'est plus là j'ai beaucoup plus de temps de cogiter qu'avant..

Et comme elle est plus là j'ai beaucoup plus de temps libre qu'avant.

Et comme elle est plus là, j'ai beaucoup plus souvent envie de "quelque chose" qu'avant.


Et si je sais que ce "quelque chose" pourrait être à la cigarette, je sais parfaitement que ce n'est pas du tout elle..


C'est juste un rappel d'addiction, le corps et le cerveau qui recherchent désespérément ce qui leur manque..


C'est de ma faute : je n'avais qu'à jamais me mettre à fumer.


Je suis tombé dans ce piège, à moi de l'assumer..


Dans ces moments-là, je sais me rappeler les souffrances subies lors de l'arrêt brutal et sans aucune compensation ni substituts.. Ce fameux 13 août 2019.


J'ai pleinement conscience qu'en aucun cas la cigarette ne pourrait m'aider à aller mieux et que, si j'avais le malheur d'en reprendre une, non seulement je sombrerai de nouveau dans ce piège mortel et sans savoir vraiment quand je pourrais à nouveau m'en sortir ou essayer de le faire, mais en plus, je perdrai toute l'estime de moi de n'avoir pas su résister..


Car la vérité nue, c'est que nul n'a besoin de la cigarette, mais que lorsqu'on est tombé dans son piège, il est très difficile de trouver le moment, le déclic,.. Cette petite chose qui vous donne la force d'écraser une montagne et, en fait ici, d'écraser la dernière cigarette sans que cela ne pose de moins de problèmes.....


Lorsqu'on a arrêté, on ressent une telle fierté et un tel bien-être, on peut se regarder dans la glace avec honneur tous les jours..

On se dit : "je l'ai fait !"


C'est cela qui est formidable.


Le 13 août 2019 a été le jour du début de ma nouvelle vie...


La meilleure décision de ma vie, la réponse aux supplications et demandes de ma famille qui voyait ma santé se dégrader et, doucement, mon pied rentrer dans le cercueil..


Je ne dis pas que l'arrêt a tout résolu.


Si ça se trouve, ça ne m'empêchera pas de mourir d'une mort atroce liée à la consommation de la cigarette pendant toutes ces années.


Mais en arrêtant j'ai agi contre ça. J'ai enfin écouté mon corps.


je suis maintenant beaucoup plus stressé par des problèmes matériels que par des soucis de santé.


Je m'angoisse beaucoup moins pour les risques encourus par les fumeurs..


Et oui l'arrêt de la cigarette, c'est aussi ça : moins de craintes quant à l'avenir relativement à son état de santé..


Au final, quand je me retourne je me dis qu'il a été plutôt facile d'arrêter de fumer...


C'est même ridiculement facile et cela, quelle que soit la quantité de ce que l'on consomme.


C'est pourquoi je me demande encore pourquoi j'ai attendu toutes ces années avant d'avoir le déclic.


N'importe, maintenant, l'important, c'est que j'ai arrêté depuis bientôt 6 mois.


Pour revenir au sujet du jour, oui, l'arrêt de la cigarette va augmenter votre nervosité.


Oui, arrêter la cigarette va vous provoquer des insomnies.


Oui, arrêter la cigarette va vous causer des souffrances.. pas immédiates mais sur le long terme.


Mais rappelez-vous toujours que c'est malgré tout la meilleure chose que vous ayez faite de votre vie.


Vous ne pouvez pas regretter ça.


Vous ne pouvez que vous en féliciter tous les jours.


Certains diront qu'ils peuvent atténuer votre difficulté avec de l'aide..


C'est rigoureusement exact et vous avez un arsenal de braves gens prêts à vous aider. Que ce soit avec des substitut à la nicotine ou des calmants, ou encore tout simplement de la discussion, je veux dire par là des psychologues, psychiatres ou tabacologues..


Malheureusement, les substituts ne vous aideront qu'un temps.. Pour ceux qui décident d'en prendre. Car le jour où vous les stopperez, vous deviendrez comme tous les autres anciens fumeurs et vous devrez accepter cette petite chose qui, au fond de vous, vous causent parfois du tracas.

C'est malheureusement inéluctable car le fumeur reste un drogué... Lorsqu'il arrête, il conserve toujours et toute sa vie des instants de manque..


Comme je le dis toujours, l'erreur, vous l'avez commise quand vous avez commencé à fumer.


C'est de votre faute !


Lorsque vous arrêtez vous ne faites que la corriger.


Mais comme toutes les choses, on ne peut jamais redonner l'aspect du neuf à quelque chose qu'on a cassé ou dégradé.. il reste toujours des traces..


Ainsi, même si vous avez arrêté de fumer, et que vous ne prenez plus rien qui vous rapporte à la cigarette, un jour vous avez été fumeur..


Et vous aurez automatiquement toute votre vie des moments qui vous rappelleront... Que vous avez un jour fumé.


À vous de résister et de ne jamais en reprendre une, même pas une bouffée..


À vous de vous dire que vous n'en n'avez absolument pas besoin.


À vous de vous tourner vers autre chose.


Et c'est comme ça que vous aurez gagné votre combat.


14- 180....


180 jours...

6 mois lorsqu'on considére qu'un mois doit faire 30 jours en moyenne..

Donc 180 jours déjà.

C'était hier à 11h15.

Je contemplais cette demi-année à ne plus fumer.

Et oui... plus de tabac, plus de nicotine, plus de cigarettes, depuis 6 mois déjà.

Pourtant c'était pas gagné d'avance. Pour un fumeur de 35 ans d'affilée non stop... Qui en moyenne a toujours fumé entre 20 et 35 cigarettes par jour..

Pour un fumeur qui a préféré avoir des ennuis professionnels et personnels plutôt que d'arrêter la cigarette.

Parce que le fumeur au fond se tire une balle dans le pied. Beaucoup de femmes ne s'approchent pas de lui car l'odeur de tabac froid les répugnent même si l'individu leur plaît..

Pour fumer une cigarette le fumeur est prêt à prendre tous les risques même celui de la mort..

Sans parler du risque d'attraper une maladie qui la rendra vraiment très pénible et douloureuse.

Il faut cesser de se mentir. j'ai dans ma vie tenté parfois d'arrêter mais je ne l'ai jamais fait vraiment sérieusement..

La seule tentative sérieuse a été celle de la réussite et a eu lieu le 13 août 2019 à 11h15.

En résumé je dirais qu'il n'y a aucune tentative d'arrêt de la cigarette.

Il y a juste ...et bien, l'arrêt de la cigarette, tout simplement..

Parce qu'au final, Alen CARR avait bien raison au fond... arrêter de fumer, en fait c'est facile..

Ce qui est moins facile c'est d'accepter le revers de la médaille..

D'accepter le stress qui vient avec l'arrêt de ce produit additif et qui s'ajoute au stress et aux angoisses du quotidien.

D'accepter les effets de manque et les moments de solitude..

D'accepter de ne pas pouvoir remplacer ce produit hautement toxique par autre chose qui ne le serait pas.

Au fond quand on arrête de fumer, on ne renonce à rien, et au contraire, on épouse une nouvelle vie bien plus intéressante.

Seulement c'est un peu l'inconnu puisqu'on a toujours vécu en fumant..

C'est juste cela qui fait peur, l'inconnu.

Mais il n'y a encore une fois que des satisfactions à arrêter de fumer.

Prenez garde à ne pas sombrer dans la déprime, car lorsque vous avez écrasé votre dernière cigarette, rappelez-vous toujours que vous avez fait la meilleure chose de votre vie...

Ne le regrettez jamais et surtout ne lâchez rien...





15- Arrêt réussi mais conséquences lourdes à gérer...


a) sur l'arrêt du tabac

Il n'est pas tellement compliqué d'arrêter de fumer au fond.

Il suffit bien évidemment de beaucoup de volonté.. Et lorsque celle-ci manque, les gens trouvent de l'aide dans des substituts ou de l'aide psychologique, ou les deux..


b) sur le monde et la société

Très honnêtement, le monde est très agressif.

La société est sans pitié.

Les gens sont impitoyables.

Les collègues et supérieurs arrivistes..

Les gens sont mal intentionnés, pour la plupart..


c) conséquences sur le sevrage tabagique


Malheureusement, tout cela n'aide absolument pas à se sevrer d'un produit tel que la cigarette.

Bien au contraire, l'agressivité et la méchanceté de l'entourage est telle qu'au fond, il devient très compliqué de garder toute sa volonté indemne.

Mais il n'y a pas que cela...

Pour être totalement juste, il faut savoir que la cigarette est une sorte d'antidépresseur, aussi curieux que cela puisse paraître.

C'est vraiment un produit détestable sous tous les angles.

Car lorsque le fumeur a réussi à passer à travers la période de sevrage intense, il se retrouve l'objet de poussées d'angoisse, d'attaques de panique, et de stress violent...

Le premier facteur donc, l'agressivité du monde qui nous entoure, conjugué à la perte de l'effet anti dépressif de la cigarette, sont de nature à pouvoir conduire le pauvre fumeur repenti à renoncer à tous ses efforts et à se laisser aller à une "bonne vieille cigarette".. Celle-ci risquerait alors d'être suivi par d'autres ce qui rendrait la rechute quasiment irrémédiable..

Et voilà...

Surtout ne pas refumer...

Cela n'apporte rien de plus que de nouveaux ennuis..

Au risque de remettre tous les compteurs à zéro, et de devoir tout recommencer avec toutes les conséquences que je viens de citer en plus...

Car une fois la rechute consommée, la cigarette ne calmera ni l'anxiété ni le stress qui resteront au même niveau..

Elle se contentera juste d'empêcher il n'y en ait encore plus... Mais au premier moment où le fumeur voudra arrêter, la hausse reprendra...

C'est un piège sans fond...



d) les solutions

Autant se préserver de l'environnement hostile infligé par notre société.

Autant que possible....

On ne peut pas éviter l'entourage professionnel.. mais on peut s'en mettre en retrait... C'est à dire éviter les réunions "conviviales" du genre repas partage ou café.. Se contenter d'être à son poste, de faire son job, et de s'en aller après...

Une fois dans la rue, éviter les agressions. Par exemple, quitte à perdre du temps, éviter de se placer dans la difficulté par exemple en roulant trop vite au risque d'avoir un accident.. ou une amende.. ou les deux.. tout ça pour gagner quelques minutes... Pas la peine.

Une fois chez soi se rappeler que c'est le seul endroit où l'on échappe au monde extérieur.. que nos proches sont nos seuls amis... C'est le cocon.

Méditer... Méditer pour lâcher prise... Pour calmer son esprit. Pour apaiser les angoisses...

Positiver. Voir les choses avec un autre oeil. Remplacer des mots par d’autres pour donner un meilleur sens aux choses…

Par exemple: Si vous dites “tiens, ce matin il fait beau mais il fait froid”, vous ne retiendrez au final que le moins positif c’est à dire qu’il fait froid.

Inversement vous remplacez le “mais” par “et” et tout change ainsi que suit: “tiens, ce matin il fait beau et froid” ; ici vous retenez que c’est une belle journée hivernale. Et cela change tout.

Autre exemple: Vous venez d’arrêter de fumer et ce matin, en vous levant, vous vous dites “cela ne fait que deux mois que j’ai arrêté”. Ici vous vous tirez une balle dans le pied en amenuisant votre réussite.

Changez une partie de la phrase pour obtenir ceci: “cela fait déjà deux mois que j’ai arrêté”. En enlevant uniquement le “ne” et le “que”, vous obtenez une affirmation très positive….

Bref..

Ne pas sous estimer ces actes positifs pour aller mieux.

Ils aident à tenir bon dans le sevrage tabagique mais également à vivre mieux…

16- Souffrances et solutions...


Il y a des gens en souffrance dans le monde...

Beaucoup...

Pour de nombreuses raisons, parmi lesquelles, l'arrêt de la cigarette, d'autres addictions, d'autres problèmes, ou même plusieurs raisons..

Quelles que soient les difficultés.. Il existe des solutions et la première est de positiver..

Je n'ai pas la recette miracle pour ça.. Juste l'envie d'aider mon prochain, ces personnes...

Je pratique moi-même le lâcher prise et la méthode Coué depuis quelques temps et je reconnais que ça m'aide beaucoup.. en plus de la méditation..

Résultats: J'en suis à plus de 6 mois de l'arrêt de la cigarette et je le vis plutôt pas mal...

Pas trop d'envies, rien d'impossible à contourner ou à supporter, et, malgré du stress et de l'anxiété, aucune prise de poids...

Bien au contraire, j'en ai même perdu des kilos, car je me suis remis au sport.. et que ça aussi ça me fait beaucoup de bien pour les nerfs...

Il y a aussi des gens qui ont souffert et qui ont réussi à surmonter parce qu'ils avaient un bon entourage, solide, solidaire et présent..

Lorsque l'on vit des moments difficiles, on ne vous propose pas toujours de suivi psychologique ou autres aides.....

Être entouré de gens formidables, et cultiver un "mental d'acier" sont des solutions de mieux être...

Quand je parle de "mental" je veux exprimer une méditation profonde sur les raisons du mal être, du stress, de la tristesse, et la recherche des réponses dans le calme.

Aidez-vous avec des solutions qui pourraient vous être très utiles. Quelles que soient vos méthodes, il y a toujours des solutions.

La roue tourne, il faut y croire et ouvrir grand ses yeux et son cœur, tout le monde a sa chance.

Les moments difficiles sont bien distribués et, malheureusement, on a tous notre lot....

Certains plus que d'autres car nous ne sommes finalement égaux que devant la mort...

Je souhaite bien du courage à tous ceux qui sont en ce moment dans la tourmente...

C'est comme le flux et le reflux de la mer.

Il y a des moments avec et des moments sans.

Lorsque ça ne va pas, il faut absolument se décrocher du problème pour voir les choses de bien plus haut.

À force de se sentir mal, on en finit par devenir égocentriste et tourné vers son nombril.

Si dans ces moments-là on se force à regarder autour de soi, et à s’intéresser de nouveau au monde qui nous entoure, on découvre qu’autour de nous il y a d’autres personnes, d’autres problèmes, et d’autres belles choses surtout...

Si on se force à imaginer les peines des autres bien souvent beaucoup plus graves, on peut arriver à relativiser un peu les siennes...

J'ai pour ma part par exemple un ami qui a fait plusieurs AVC, malgré le fait qu'il ait le même âge que moi, c'est-à-dire moins de 53 ans. Il les a fait alors qu'il n'avait même pas 45 ans. Et avec de gros problèmes de dos , il s'est retrouvé handicapé. Il ne peut plus travailler et touche son allocation handicapé. Je pense qu'il préférerait être à ma place et avoir une bonne santé et qu'il aurait le moral.

Des fois, quand j'imagine le pire, ça me permet de voir les choses avec une meilleure vision.

Car le pire n'est pas encore là..

Pensez à ces gens qui perdent des enfants, qui sont frappés de maladies mortelles avec énormes souffrances..

Bref je pense qu'il faut absolument vivre au jour le jour et avoir confiance dans son avenir..

À peine de ne pas profiter de l'instant agréable que nous vivons aujourd'hui.

À force de se plaindre intérieurement ou publiquement on finit par se convaincre que tout va mal.

Il vaut mieux arrêter ça, positiver, et se dire qu'il y a beaucoup plus malheureux que soi.

Le fait de renouer confiance en l’avenir force celui-ci à changer et à présenter de meilleures choses, n’en doutez pas!

Puissent mes propos aider les gens qui souffrent ...



17- l'acceptation : lâcher prise


L'acceptation

L'acceptation de la vie, c'est un passage obligé pour le fumeur qui a stoppé le tabac.

Au bout de quelques mois, en effet, le fumeur voir remonter à la surface toutes les angoisses et tout le stress que la cigarette cachait.....

Une fois qu'il a compris et pris conscience réellement de ce qui se passe.. vient le moment où il faut agir..

C'est le moment où il va choisir sa voie..

Je déconseille fortement celle de l'alcoolisme ou bien des substituts médicamenteux..

Rien n'empêche de s'aider un peu avec des techniques naturelles telle la phytothérapie, l'homéopathie, ou la tisane..

Mais la meilleure solution, c'est surtout de s'occuper de soi et de regarder à l'intérieur de son âme et de son corps.

Il faut également s'adonner à la méditation. Comprendre qu'il faut lâcher prise. Qu'il faut absolument apaiser son esprit.

C'est un travail très complexe et très dur.

Mais ce chemin est courageux et aboutit forcément à la guérison.

Que veut-on dire lorsqu'on parle de lâcher prise ?

L'être humain est ainsi fait qu'il aime bien tout contrôler.

Ainsi, tout le monde est naturellement poussé par la société et la vie de tous les jours à regarder en arrière et à tenter de modifier ce qui a déjà eu lieu..

Et lorsqu'on arrive pas à se décrocher de ce qui est déjà arrivé, on lutte contre le flux continu de la vie..

Lâcher prise ne veut pas dire ne rien faire.

Cela veut juste dire qu'il faut avancer en surfant sur la rivière et la vague de la vie..

Lorsqu'on est sur cette rivière et sur cette vague, on peut néanmoins continuer à tenter d'influer sur les choses pour lesquelles on a une possibilité de manœuvre.

Mais lorsque les choses sont hors de contrôle, il ne faut pas résister et tenter de retenir...

En fait c'est cela lâcher prise..

C'est continuer à avancer en tentant d'orienter son chemin du mieux possible mais en ne luttant pas contre l'impossible..

C'est arrêter de vouloir tout contrôler..

C'est arrêter de gaspiller son énergie dans des luttes vaines.

Il faut au contraire nourrir des pensées positives pour avancer et modifier son chemin du mieux possible..




18- la pestilence (ou covid19)


Cataclysme et cetera.. la pestilence, le danger invisible !!!

Pour une fois on ne va pas parler trop de cigarette, mais plus d’autre chose, plus grave encore...

Du coup je mets en gras les passages parlant de la tueuse, de la cigarette, pour ceux et celles n’ayant pas envie de lire l'intégralité de mes propos du jour, en ce 24 mars 23020 (mais ce serait dommage).

D'aucuns parleront de l'un des quatre cavaliers de l'Apocalypse connu pour être la pestilence..

Toujours est-il qu'en ce mois de février 2020 et alors que je me pose encore parfois la question de savoir comment tenir face aux envie de fumer, un drame se produit à l'échelon mondial qui couvait déjà depuis 2 mois en Chine.

L'épidémie a débuté là-bas par un virus alors appelé vulgairement le “coronavirus”..

De son petit nom scientifique le “covid 19”.

On nous parlait depuis des mois d'une épidémie qui devait rester en Chine, qui n'était pas grave, sur un virus qui ne s'attaquait pas vraiment de manière grave aux organismes.

Il était plutôt question une “petite grippounette”, et je ne fais que citer les médecins notamment, et certains “matuvus” de mon entourage, comme on en connaît tous...

Mais mi-février 2020, l'alerte arrive doucement, quand on voit des gens mourir en Italie et, pas uniquement des gens âgés...

Le drame commencé au pays du Soleil-Levant mais est maintenant arrivé sur la vieille Europe.

On se rend compte que ce virus, s'il n'est effectivement pour le moment, pas un “exterminateur”, n'en n'est pas pour autant moins dangereux qu'on ne le croit.

Bien au contraire: non seulement il est très douloureux pour ceux qui l’attrapent, mais il entraîne bien souvent pour les 15 % de malheureux dans la mauvaise catégorie, des séances de réanimation, voire la mort.

L'Europe commence à avoir peur et le virus arrive en France, évidemment.

Sur fond de bagarre sur des traitements divers possible et variés, et sur fond de restrictions, finalement, la France va se retrouver elle-même confinée, tout comme l'étaient / le sont la Chine et l’Italie, ainsi que l'Espagne.

Tous les pays le font d’ailleurs petit à petit car la situation continue de s'aggraver et que les conséquences en Europe ne seront certainement pas aussi désuètes que celles de Chine: les Européens sont beaucoup moins disciplinés.

Comme tout un chacun, du haut de mes 53 ans, j'avoue ne pas être rassuré et faire tout ce qu'il faut pour me protéger et protéger mes enfants et mon épouse.

Etant exposé par définition à cause de mon travail, et malgré le manque de protections, j'assume honnêtement mes fonctions et je ne tente nullement de me mettre en retrait, essayant d’apporter ma “pierre” à l’édifice “France”.

Mais je suis devenu totalement dingo d’hygiène et je me lave les mains 15 à 20 fois par jour voire plus, sans parler du nombre de fois où je les badigeonnent avec du gel hydroalcoolique.

J’évite tout contact avec les autres ; je fais “chambre à part” avec ma femme pour la protéger, je n’embrasse plus ni elle, ni mes fils, pour tenter de les épargner, au cas ou je contracterai cette saleté de virus.

N'ayant pas de masque, je fais comme je peux pour aller faire notamment les commissions, car les gens n’appliquent absolument pas les mesures barrières, bien au contraire, ils vous cracheraient dessus s’ils le pouvaient.

C’est malheureux.

Au début de la “crise française”, vers fin février, on nous a demandé de cesser les embrassades, de laver les mains et d’éviter les poignées de main. J’ai appliqué cela et je me suis fait remarquer et taxer d’imbécile malpoli. Maintenant, la plupart de ceux qui me jugeaient ont plus peur que moi et certains plus honnêtes, reconnaissent avoir eu tort… ou / et que j’avais raison.

De toutes façons, depuis que l'Italie est elle-même très touchée et juste avant que nous passions en confinement, les gens allaient encore acheter des cigarettes à l'étranger.. Maintenant ils peuvent encore aller au tabac car, curieusement, ces établissements font partie des établissement de première nécessité (?????)!!!

Sachant que ce virus s'attaque particulièrement aux poumons, j'avoue ne pas comprendre les fumeurs incapables de comprendre que de continuer à fumer revient à être ici largement suicidaire.

Pour ma part, ayant fumé pendant 35 ans, et ayant arrêté totalement depuis 7 mois, je continue à tousser régulièrement (je pense que mes poumons se nettoient petit à petit mais il faudra du temps).

En aurais-je du temps, en aurais je assez??? Nul ne le sait.

Il est peut-être déjà trop tard, je les ai peut-être trop endommagés mes poumons et ce virus, il va peut-être me détruire… Mais au moins, je ne lui aurais pas facilité la tâche.

Maintenant en confinement, la règle du “chacun pour soi et Dieu pour tous” semble être de mise.

J'ai pour ma part espoir que l'on puisse trouver un traitement assez vite car il y a quand même de bonnes pistes.

Je suis très malheureux de cette situation mais cela m'a guéri de l'envie de fumer car depuis que la crise est arrivée, j'avoue que l'idée de prendre une ou des cigarettes ne m'a plus traversé l'esprit.

C'est même tout le contraire et j'ai même arrêté de manger du chewing-gum..

Concernant le nombre de victime, même s’il est indécent, et supérieur (sans doute)à celui de la grippe saisonnière à terme, il sera toujours en dessous de celui causé par la cigarette (en France, environ 73 000 décès chaque année)

Alors prenez soin de vous, arrêtez de fumer et… que Dieu soit avec vous…


19- l’abandon et la résistance


J'ai emprunté le chemin de la défume le 13 août 2019... Quelques mois avant ce satané virus...

J'ai cessé du jour au lendemain, sans substituts ni e-cigarette... ni médocs..

Juste le livre de feu-Allen Carr, ma volonté, ma rage d'en finir avec la cigarette, et moi... un peu de compréhension de mon entourage familial et pas du tout de mon entourage professionnel..

Un groupe de discussion sur facebook m'y a aidé aussi.

J'ai mon franc parler mais toujours avec honnêteté et envie d'aider, de causer le déclic... Cela peut parfois surprendre mais je ne suis qu'animé de bonnes intentions..
Je me suis donc lancé à aider les autres, pour m’aider moi même et ça a marché.

Avec le sport et une bonne hygiène de vie, je n’ai pas grossi et même, j’ai un peu maigri et me suis musclé…

J’ai perdu un peu de “bidon”...


Ce fameux groupe m’a donc beaucoup aidé, passionné que j’étais d’y aider les autres et le temps a passé.

Hélas, vers mi-janvier 2020, juste 5 mois après mon arrêt, ce groupe a été "donné" à deux de ses adhérentes fidèles par sa créatrice initiale qui en est partie depuis, ayant terminé son chemin de défume.

Elle a manifestement mal choisi car j’ai été victime le 7 avril 2020, d’une exclusion avec bannissement et avec DESTRUCTION INTÉGRALE DE TOUS MES MESSAGES ET RÉACTIONS.

Comme si je n'avais jamais existé..

Juste parce que j'avais partagé un sujet d’actualité sur les gens qui se lavent au gel hydroalcoolique (source europe 1).

Il faut préciser que, comme les autres groupes de ce type, on ne parle pas que de cigarette mais on échange aussi des messages d’humour, d’art, et des articles sérieux.
C’est normal ça hein???

Une des deux administratrices, Françoise,. a cependant estimé que c’était anxiogène. L’autre s’est mise en retrait de cette affaire….

Certains abonnés lui ont réagi en disant que cela n’avait rien d’anxiogène. Que ce n’était que de l’actualité.

Elle m’a fichu dehors et sans la moindre sommation ni autre formalité, et encore moins un message explicatif.

En moins de 24 heures.

Pire: elle a effacé jusqu’à la moindre virgule ou évocation simple de mon nom ou de mes participations.

Me virer j'aurai compris. Tout supprimer en plus... bof bof..

Elle avait déjà fait la même chose à une autre (au moins une connue de moi) abonnée au cours du mois de février dernier...

Fort heureusement, un nouveau groupe m’a accueilli.

J’ai au début dit à Sabine, son administratrice, que j’allais réfléchir (car “chat échaudé craint l’eau froide”) mais finalement je me suis laissé tenté, en espérant, cette fois, ne jamais avoir à le regretter…

Quelques contacts de l’ancien groupe sont venus m’accompagner dans le nouveau et je les en remercie.

Voici la raison du titre de ce chapitre…

L’abandon: Parce que je trouve le comportement de ces deux administratrices du groupe d’entraide à arrêter la cigarette Inadmissible…

Abandonner un membre actif sur le bas côté et tout effacer de lui uniquement suite à un désaccord sur le bien fondé de la publication d’un article de média officiel (pas un fake), d’actualité immédiate, c’est tout simplement ARBITRAIRE.

Fort heureusement je n’ai pas à réclamer vengeance.
Je ne suis pas de ce bois là. Je pratique l’adage des soldats lors de la bataille d'Hondschoote qui dit: “pardonne, n’oublie pas”.
De plus, celle qui m’a “expulsé” manu militari sans autre forme de procès a bien du mal à arrêter de fumer, depuis plusieurs années…
Elle rate tentatives après tentatives…
C’est donc bien plus dommage pour elle que pour moi car je ne pourrai plus l’aider…

La résistance: Parce que malgré la méchanceté gratuite de cette femme, et même de la seconde administratrice que j’associe pleinement à ces faits (“qui ne dit mot consent” - “laisser faire sans rien dire ni faire c’est être complice”) aurait pu en pousser plus d’un ou d’une à re-fumer ou à craquer…
Et bien pas moi.

Non non. Je n’y ai même pas pensé.

Je suis un peu triste cependant pour d’autres membres qui, là-bas, postent souvent des appels à l’aide (problèmes d’argent, de voiture, de travail, familiaux, etc….) et qui risquent, un jour, au gré de l’humeur de cette administratrice, de subir le même sort que moi, au risque d’être moins fort(e)s que moi….

Si d’aventure cela vous arrive, qu’on vous rejette au moment où vous en avez le plus besoin, et alors que vous faites partie des personnes qui luttent tous les jours pour la vie, pour sauver des vies, pour épargner des vies dans un confinement inédit sur une maladie grave nouvelle (Covid 19)....

Si vous vous retrouvez sans endroit pour échanger, papoter aider encore les autres, maintenir votre motivation de ne plus fumer…

Alors écrivez moi: je vous répondrai.

Vous me trouverez sur facebook à travers mes deux pages dédiées à d’autres passions que je veux partager avec vous:

- la photographie:
https://www.facebook.com/smdiazurphotos/

- les poésies:
https://www.facebook.com/smdiazurpoesies/


Sur l’une de ces deux pages, cliquez sur “message”  et vous pourrez me poser votre question ou me parler.

Je réponds toujours!


Alors rappelez vous, arrêtez de fumer, portez vous bien et surtout résistez !!!



20- l’épilogue du repenti ayant refusé l’esclavage


Le 31 mai dernier c'était la journée mondiale sans tabac.


Alors que, lorsque je fumais, j'étais extrêmement attentif à ces genres d'occasions, pour le coup, et même sans avoir la moindre surcharge par ailleurs (professionnelle ou personnelle), je ne m’en suis rendu compte que quelques jours plus tard.


Bah oui: le 31 mai 2020, il y avait bientôt 10 mois que j'avais arrêté de fumer. Allez, pour ne pas exagérer, on va dire 9 mois et demi.


Mais surtout la perte totale d'envie de fumer. Il reste parfois une pensée fugace.. Mais absolument rien d'aussi agressif que ce que j'ai pu connaître les quatre ou cinq premiers mois où là, par contre, il fallait résister très souvent. C’était pénible !


Aujourd'hui, maintenant que j'approche de ma première année de non-fumeur, je me dis que tout comme le “refus de l'esclavage”, “le journal d’un repenti” doit avoir une fin.


C'est donc aujourd'hui l'épilogue de ce second livre, toujours gratuit en lecture bien évidemment, que je vous invite à partager avec toutes les personnes que vous sauriez avoir le souhait d'arrêter de fumer mais qui n'y arrivent pas. Leur conseiller de débuter par “le refus de l’esclavage” puis de lire le présent ouvrage.


Je suis également preneur pour vos commentaires et je reste disponible pour vous donner des conseils si vous en avez besoin.


Je ne dis pas que je n'écrirai pas d'autres livres… D’ailleurs mon livre de poésie continuera à s'enrichir, par exemple.

Mais je ne vais plus écrire sur le sevrage tabagique car je n'en ai plus le besoin et que je pense avoir fait le tour de la question et avoir bien partagé toutes mes expériences du sevrage pur et dur avec mes lecteurs, en essayant de les aider, et en espérant que cela leur a été utile.

N’hésitez donc pas à m'écrire: je vous répondrai toujours...
Vous me trouverez sur facebook à travers mes deux pages dédiées à d’autres passions que je veux partager avec vous:

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- les poésies:
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Sur l’une de ces deux pages, cliquez sur “message” ou “whatsapp” et vous pourrez me poser votre question ou me parler.

Je réponds toujours!

Alors rappelez vous, arrêtez de fumer, portez vous bien et surtout résistez !!!


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